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Fiche technique.

Réalisateur : David Hand.
Scénaristes : Ted Sears, Richard Creedon, Otto Englander, Dick Rickard, Earl Hurd, Merrill de Maris, Dorothy Ann Blank et Webb Smith.
Producteur : Walt Disney.
Compositeur : Frank Churchill, Leigh Harline et Paul J. Smith.
Société de production : Walt Disney Productions.
Distributeur : RKO Radio Pictures.
Première USA : 21 Décembre 1937.
Sortie USA : 4 Février 1938.
Sortie française : 6 Mai 1938.
Titre original : Snow White and the Seven Dwarfs.
Durée : 1h23.
Budget : 1,48 millions de dollars.
Recette mondiale : 416 millions de dollars.
Recette USA : 66 millions de dollars.
Entrées françaises : 7 799 026 entrées.

Résumé.

Blanche-Neige, une princesse d’une très grande beauté, vit aux côtés de sa malveillante belle-mère la Reine. Jalouse de la beauté de sa belle-fille, la Reine demande à un chasseur d’emmener Blanche-Neige dans les bois et de la tuer. Ne pouvant s’y résoudre, le chasseur la laisse s’enfuir. Perdue et ne sachant plus où aller, Blanche-Neige arrive dans une petite chaumière, habitée par sept nains.

Univers.

Achats.

Images.

Vidéos.

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Casting.

Blanche-Neige : Adriana Caselotti (VF : Christiane Tourneur et au chant Béatrice Hagen (1938), Lucie Dolène et au chant Béatrice Hagen (1962), Valérie Siclay et au chant Rachel Pignot (2001)).
La Reine : Lucille La Verne (VF : Adrienne D’Ambricourt (1938), Claude Gensac (1962) – Sylvie Genty (2001)).
La Sorcière : Lucille La Verne (VF : Adrienne D’Ambricourt (1938), Marie Francay (1962), Katy Vail (2001)).
Prof : Roy Atwell (VF : Eugène Borden (1938), Richard Francoeur (1962), Jean-Claude Donda (2001)).
Grincheux : Pinto Colvig (VF : André Cheron (1938), Léonce Corne et au chant Jean Cussac (1962), Gérard Rinaldi (2001)).
Dormeur : Pinto Colvig (VF : Roger Valmy (1938), Georges Hubert (1962), Patrice Dozier (2001)).
Timide : Scotty Mattraw (VF : Louis Mercier (1938), Maurice Nasil et au chant Pierre Maret (1962), Michel Mella et au chant Jean Stout (2001)).
Atchoum : Billy Gilbert (VF : Roger Valmy (1938), Jean Daurand et au chant Claude Germain (1962), Bernard Alane (2001)).
Joyeux : Otis Harlan (VF : Charles de Ravenne (1938), Raymond Rognoni et au chant Henry Tallourd (1962), Jean-Loup Horwitz (2001)).
Simplet : Mel Blanc (1938).
Le Prince : Harry Stockwell (VF : Marcel Ventura (1938), Jean Cussac (1962), Pierre Tessier et au chant Olivier Cantore (2001).
Le Chasseur : Stuart Buchanan (VF : André Cheron (1938), André Valmy (1962), Marc Alfos (2001)).
Le Miroir Magique : Moroni Olsen (VF : Jean de Briac (1938), Serge Nadaud (1962), Jean-Claude Balard (2001)).

En savoir plus.

Blanche-Neige et les Sept Nains est le premier long-métrage et premier classique d’animation des studios Disney. Ce n’est cependant pas le premier film d’animation de l’histoire (le numéro un étant El Apóstol en 1917). En revanche, le film de Disney est le premier film d’animation en couleurs et sonorisé.

Pour améliorer l’aspect scénaristique et le développement des personnages, ainsi que d’assurer de meilleurs revenus pour les studios, Walt Disney veut faire un long-métrage. Le projet initial a pour nom Feature Symphony, une version longue des Silly Symphonies. Il va y mettre toute sa fortune personnelle.

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En 1934, Walt Disney annonce à son équipe, après une présentation de deux heures, que le film sera inspiré du conte des Frères Grimm en 1812 : Blanche-Neige. En sachant cela, Hollywood se moque de lui sur ce projet “fou”. L’idée lui serait venu lorsqu’en Février 1917, alors âgé de 15 ans, Walt Disney se rend à une projection de Blanche-Neige, en muet, au Convention Hall de Kansas City, où il habite. C’est la première fois qu’il voit un long-métrage, ce qui lui donne l’idée de faire de Blanche-Neige un film d’animation.

Un premier scénario était fort différent de la version définitive : lors de la scène du puits Blanche-Neige et le Prince s’embrassent ; lors du chant du Prince, il tombe dans une fontaine ; la Reine enferme le Prince et elle veut qu’il l’épouse ; en sorcière, elle essaye de le noyer et part ensuite se charger de Blanche-Neige ; des oiseaux libèrent le Prince qui part sur son cheval sauver la Princesse.

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Des scènes coupées existent de Blanche-Neige et les Sept Nains et n’ont jamais été animées : une chanson des nains sur la soupe faite par Blanche-Neige ; la Reine qui fait danser les squelettes dans son donjon ; une autre chanson des nains ; les nains qui construisent un lit pour Blanche-Neige ; une scène imaginée de Blanche-Neige dansant avec le Prince dans les nuages en chantant “Un jour mon prince viendra” ; une version enfant de Blanche-Neige mimant la Reine avec le miroir ; le chasseur qui ramasse des fleurs avec la Princesse ; le chasseur torturé… L’animateur Ward Kimball voulut quitter les studios suite à la suppression de deux de ses scènes (la soupe et la construction du lit). Walt Disney réussit à le convaincre de rester et de s’occuper du personnage de Jiminy Cricket pour le prochain film.

De nombreuses évolutions et innovations techniques sont présentes dans la production du film : la caméra multiplane inventée par Bill Garity et testée dans Le Vieux Moulin (plusieurs planches disposées à différentes profondeurs avec une caméra à l’extrémité), la rotoscopie (reproduire sur  celluloïd des mouvements réels, une sorte de “calque”), une gamme de couleurs plus étendues, une meilleure conception des ombres… Environ 500 artistes ont travaillé sur ce long-métrage avec 2 millions d’images de faites étalées sur quatre ans.

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Pour Blanche-Neige et les Sept Nains, 25 chansons ont été écrites avant de réduire la liste à celles qu’on peut entendre. C’est le premier film qui va avoir une bande originale disponible à la vente. Cependant, pour des raisons de droits, les studios Disney ne gagneront aucun bénéfice dessus.

Pour avoir les sept nains, une cinquantaine de noms ont été proposés : Terrible, Sale, Sombre… Simplet devait parler à la base (avec la voix de Mel Blanc) mais il fut finalement choisi de le rendre muet.

Blanche-Neige avait à l’origine un corset et robe jaune avec une cape bleue. Quelques mois avant la sortie du film, les nains comme elle n’ont pas encore leurs couleurs définitives.

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Animer des humains ne fut pas si facile et c’est pourquoi le Prince apparaît si peu à cause de sa gestuelle que les animateurs avaient du mal à réaliser.

C’est l’un des premiers films à avoir des produits dérivés.

Dans la version originale, les nains prononcent à deux reprises Jiminy Cricket (futur personnage dans Pinocchio). C’est une ancienne expression de surprise.

Le budget initiale de Blanche-Neige et les Sept Nains était de 250 000 dollars mais en aura finalement coûté 1,5 millions.

Au Royaume-Uni, le film fut interdit au moins de 16 ans non accompagné à cause de son caractère trop effrayant. Le film sort pendant la seconde guerre mondiale, mais n’est pas distribué en Allemagne, qui est alors sous le nazisme. Néanmoins, Adolph Hitler visionne le film en projection privée et dès lors il serait devenu son film d’animation préféré. Il voyait en Blanche-Neige sa vision aryenne et pour la sorcière avec son nez crochu l’image du juif.

Lors de la cérémonie des Oscars, Walt Disney eu droit à une grande statuette dorée ainsi que six petites.

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A sa sortie, Blanche-Neige et les Sept Nains est un énorme succès et permet à Walt Disney de rentrer dans ses frais et de pouvoir penser à d’autres projets, déjà en cours ou futurs. Cela permit également de créer les studios Disney de Burbank.

Une suite du film, intitulé Snow White Returns reprenant des scènes coupées du premier film, fut envisagé mais l’idée ne se concrétisa pas.

Détail amusant : à la fin du film quand Blanche-Neige se réveille de son “sommeil de mort”, elle embrasse tous les nains sauf un : Dormeur.

Notre critique de Blanche-Neige et les Sept Nains.

Blanche-Neige et les Sept Nains est le début d’une nouvelle ère pour le cinéma d’animation et l’essor d’un studio d’animation qui devient mondialement connu. Un conte en guise d’histoire, revisité à la manière de Walt Disney, une romance entre une princesse et un prince, des personnages secondaires humoristiques, des chansons… les bases des films des studios Disney sont posées. L’histoire se veut fluide et l’attachement aux personnages est réussie. Correspondant à l’époque, l’image de la femme est peu flatteuse mais Blanche-Neige marque le début des “Princesses Disney” et en reste un personnage culte. Certains passages peuvent être effrayants pour les enfants mais ils seront compensés par les actes de bravoure et l’histoire d’amour.

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Si Blanche-Neige est devenue culte, il ne faut pas négliger les nains qui sont parfaitement réussis avec chacun leur propre personnalité. Le pari est réussi d’avoir créer sept personnages à la fois proche et unique. Mention spéciale à Grincheux et Simplet qui sont les fers de lance des gags du film. C’est grâce aux nains qu’on a droit à l’humour tout le long du métrage à travers des scènes amusantes.  Quant à l’antagoniste de l’histoire, la Reine qui devient Sorcière, ses motivations sont originales (être la plus belle) et ses méthodes sont perfides et qui ne nous fera plus voir les pommes de la même manière (la pomme est devenu le symbole révélateur du film). Pour une histoire d’amour, le Prince est très peu présent mais nous voyons ainsi l’histoire du point de vue de Blanche-Neige. La fin est donc un happy-end un peu facile mais qui clôt bien le long-métrage.

La prouesse du film n’est pas vraiment l’histoire mais l’aspect technologique. L’animation est magnifique pour l’époque avec des innovations qui remplissent leurs rôles à la perfection. La caméra multiplane offre une profondeur des décors qui nous immergent dans l’ambiance créée par les artistes. Les mouvements des personnages sont réalistes, les paysages sont parfaitement détaillés, les jeux de couleurs et de lumières finalement cette prouesse technique.

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Que dire de la bande originale qui, des décennies plus tard, offre son lot de chansons cultes, comme “Un jour mon prince viendra”“Sifflez en travaillant” et le légendaire “Heigh-Ho !”. La synchronisation image et son est réussie et contribue à faire de ce film une réussite.

Blanche-Neige et les Sept Nains est donc une pure merveille et une belle réussite pour l’époque. Le seul bémol revient à l’histoire d’amour assez alambiquée mais qui fera rêver les petites filles.