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Affiche Poster The Greatest Showman Disney 20th Century Fox

Fiche technique.

Réalisateur : Michael Gracey.
Scénaristes : Jenny Bicks, Bill Condon et Jenny Bicks.
Producteurs : Hugh Jackman et Laurence Mark.
Compositeur : John Debney, Joseph Trapanese, paroles de Benj Pasek et Justin Paul.
Société de production : 20th Century Fox, Chernin Entertainment,  TSG Entertainment.
Distributeur : 20th Century Fox.
Sortie USA : 20 décembre 2017.
Sortie française : 24 janvier 2018.
Titre original : The Greatest Showman.
Durée : 1h45.
Budget : Inconnue.
Recette mondiale : Inconnue.
Recette USA : Inconnue.
Entrées françaises :  Inconnue.

Résumé.

Dans les années 1870, après que la compagnie où il travaille est fait faillite, Phineas Taylor Barnum cherche une nouvelle idée de travail. Il créé alors les “freak shows” (foire aux monstres). Les affaires fleurissent et ils créent ensuite le cirque Barnum.

Univers.

>> Personnages
>> Clins d’oeil
>> Faux raccords
>> Répliques
>> Bande originale
>> DVD / Blu-Ray
>> Livres
>> Jouets
>> Jeux vidéo
>> Funko Pop

Achats.

A venir.

Casting.

P. T. Barnum : Hugh Jackman (VF : Xavier Fagnon).
Phillip Carlyle : Zac Efron (VF : Yoann Sover)
Charity Barnum : Michelle Williams (VF : Inconnue).
Jenny Lind : Rebecca Ferguson (VF : Inconnue).
Anne Wheeler : Zendaya (VF : Inconnue).
Lettie Lutz : Keala Settle (VF : Inconnue).
James Gordon Bennett : Paul Sparks (VF : Inconnue).
Joice Heth : Diahann Carroll (VF : Inconnue).
W. D. Wheeler : Yahya Abdul-Mateen II (VF : Inconnue).
Tom Thumb : Sam Humphrey (VF : Inconnue).
Deng Yan : Natasha Liu Bordizzo (VF : Inconnue).
Boss : Jamie Jackson (VF : Inconnue).

Images.

Vidéos.

Retrouvez toutes les vidéos du film en cliquant ici.

En savoir plus.

En août 2011, la Fox lance officiellement le projet en annonçant à la fois le réalisateur Michael Gracey et l’acteur principal Hugh Jackman. L’acteur rêvait de ce film depuis 2009. Il a lu une trentaine de livres sur le personnage pour mieux s’en imprégner.

The Greatest Showman est une comédie musicale. C’est un biopic sur P.T. Barnum.

Image The Greatest Showman Disney 20th Century Fox

Le rôle de Jenny Lind a été écrit avec Anne Hathaway en tête. Mais ce sont Carey Mulligan et Ellen Page qui ont été pressenties pour le rôle avant que le réalisateur ne veuille Rebecca Ferguson.

Les performances de Zendaya au trapèze sont réellement les siennes.

Image The Greatest Showman Disney 20th Century Fox

Le choix du genre musical a été choisi très rapidement en modernisant le style par rapport à celui de l’époque afin de retranscrire la vision de Barnum qui était en avance sur son temps.

Le tournage débute le 22 novembre 2016.

Notre critique de The Greatest Showman.

Les comédies musicales au cinéma sont toujours un genre à part où ça passe ou ça casse. Quand en plus le sujet du film se base sur les “cirques de monstres”, l’appréhension est au rendez-vous malgré une promotion du film qui a assuré.

The Greatest Showman met à l’honneur Phinéas T. Barnum, un réel homme du spectacle qui a existé au XIXème siècle qui est devenu populaire avec les cirques de monstres puis ensuite avec la création des cirques de grands spectacles. On y suit le rêve d’un homme qui veut s’élever socialement avec une imagination débordante pour impressionner les gens. Si le sujet de ces fameux “freaks show” est sensible, le film le retranscrit très bien. On prend du plaisir à être émerveillé tout en se disant que les artistes qui font le spectacle ont été recrutés à cause de leur “différence” (difformité, handicap…). Un reflet de notre époque où le voyeurisme est toujours aussi prononcé et l’appât du gain également. Jusqu’où le rêve d’un homme peut aller pour se faire bien voir ? 1h30 qui montre justement l’évolution d’un jeune garçon rêveur jusqu’à devenir un homme de spectacle reconnu. Il faut cependant regarder le film en se disant que c’est “inspiré” de la vie de Barnum et non une réelle biographie. Si quelques personnages ont existé (Charity Barnum, Tom Pouce, Jenny Lind), la plupart sont inventés, de même que les différentes péripéties de Barnum pour en arriver là.

image greatest showman disney 20th century fox

Etant la tête d’affiche, Barnum passe à travers plusieurs phases qui nous relient à notre temps. Alors qu’au début il voit en ses artistes un moyen de gloire et de se faire de l’argent, il va finir par s’attacher à eux et leur offrir ainsi une meilleure vie en les plaçant comme ses égaux. Puis le “show-businessman” prend le relais et c’est à ce moment qu’on se détache de lui et qu’on se met à détester ses actes avant, évidemment, un retournement de situation. Dans la réalité Barnum était quelqu’un qui n’hésitait pas à créer des “monstres” pour attirer du monde, dans le film ce sujet est rapidement évoqué. De même que son côté “publicitaire”. Hugh Jackman assure dans ce rôle en apportant de la joie et de la tristesse quand il faut. Son rôle n’est pas sans rappelé celui qu’il incarnait dans Le Prestige, un homme prêt à tout pour la renommée.

Car ce sont ses fameux “monstres” qui sont, à eux tous, le second personnage de The Greatest Showman. Ces personnes de l’ombre, rejetés et moqués des autres, qui vont voir en Barnum un moyen de s’en sortir et de se faire accepter pour ce qu’ils sont. Mention spéciale à Lettie Lutz (interprétée par Keala Settle) qui incarne, avec sa chanson “This is me”, une plongée dans leurs émotions profondes d’être exclus de la société et de se relever pour être fiers de ce qu’ils sont en ne se faisant plus blessés par les critiques. Et c’est là qu’on se dit que les “monstres” sont peut-être ceux qui payent pour être sur les estrades afin de voir de “l’exotisme” et des “anomalies”. La mentalité de l’époque est toujours présente dans la nôtre où les smartphones ont remplacés les gradins.

image greatest showman disney 20th century fox

Quant aux autres personnages, la femme (Michelle Williams) et les enfants de Barnum apportent la touche de douceur aux films ; Phillip Carlyle est un producteur qui cherche à quitter le monde des “riches” pour se consacrer au spectacle et Zac Efron l’incarne parfaitement. Ce dernier partage l’affiche avec Zendaya qui incarne une trapéziste et offre la touche romantique au métrage. A eux deux ils apportent une histoire de romance mais  qui reste en arrière-plan à bon escient, montrant la stupidité de l’aristocratie qu’un “riche” ne doit pas s’afficher avec une “boniche”. Tant de films abordent ce sujet qu’il est bien qu’ici ce ne soit pas plus développé aux profits d’autres thèmes.

Michael Gracy offre ici son premier film en tant que réalisateur. Son passé dans les effets spéciaux se ressent à l’écran avec pas mal d’effets visuels subtils mais qui offrent de belles scènes. Le film est un spectacle à lui tout seul et les passages musicaux sont des clips à part entière (à l’instar de la chanson “Rewrite the stars”). De plus, le travail sonore est également présent à travers des silences “pesants”. Ainsi, on entre dans la tête de Barnum où il prend conscience de ce qu’il est en train d’accomplir. Même si cette technique est trop récurrente dans le film, cela marque des temps de pause où on peut également réfléchir à ce qui est en train de se passer.

image greatest showman disney 20th century fox

Comédie musicale oblige, c’est la carte maîtresse de ce genre de film : la bande originale. Benj Pasek et Justin Paul, auteurs de celle de La La Land, sont à nouveau à l’oeuvre pour les paroles avec une musique de John Debney. Et elle cartonne ! Dynamique, moderne (illustrant ainsi que Barnum était toujours en avance sur son temps), elle fait autant trembler qu’émouvoir, donnant envie de taper des mains ou de rêver. Mises à part les deux chansons citées précédemment, on retiendra également la chanson phare du film mais également “From now on”, passant de la tristesse à la joie et donnant envie de danser avec les artistes.

Comme nous l’avons dit, le sujet du film est sensible. Cependant, The Greatest Showman n’est pas que le rêve d’un homme aux idées folles, c’est surtout un hymne à la tolérance. Bien qu’ils aient une particularité (nain, femme à barbe, géant, gros, siamois, albinos…), et qu’ils soient mis à l’index ou provoquent une répulsion (ce qui est retranscrit par les regards choqués dans le film, aussi bien des riches que des pauvres), le film les place sur un pied d’égalité et le public ne voit plus des “monstres” mais des artistes qui leur offre du bonheur, ayant ainsi une famille et une maison grâce à Barnum. Et comme il le disait si bien : “l’art le plus noble est de rendre heureux”. C’est ce que fait The Greatest Showman.