Sexy Beast.

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La note de Fabien
affiche poster sexy beast disney

Réalisateur : Jonathan Glazer.
Scénariste : Louis Mellis et David Scinto.
Producteur : Denise O’Dell, Jeremy Thomas et Mark Albela.
Compositeur : Roque Baños.
Société de production : Recorded Picture Company, FilmFour, Chronopolis Films, Kanzaman et Sexy RPC.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Sortie anglaise : 12 janvier 2000.
Sortie USA : 15 juin 2001.
Sortie française : 17 janvier 2001.
Titre original : Sexy Beast.
Durée : 1h28.
Budget : 3 millions de dollars.
Recette mondiale : 10 millions de dollars.
Recette USA : 6,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 18 646 entrées.

Résumé.

Gal, à la retraite de braquage, est appelé par Don Logan pour un autre coup. Gal refuse mais Don ne prend pas un refus comme une réponse.

Achats.

Casting.

Gary « Gal » Dove : Ray Winstone (VF : Inconnue).
Don Logan : Ben Kingsley (VF : Jean-Jacques Moreau).
Teddy Bass : Ian McShane (VF : Inconnue).
Deedee Dove : Amanda Redman (VF : Inconnue).
Harry : James Fox (VF : Inconnue).
Aitch : Cavan Kendall (VF : Inconnue).
Jackie : Julianne White (VF : Inconnue).
Enrique : Álvaro Monje (VF : Inconnue).
Andy : Robert Atiko (VF : Inconnue).

En savoir plus.

Ray Winstone s’est rendu en Espagne deux semaines avant le début du tournage pour obtenir un bronzage convaincant.

Anthony Hopkins a été envisagé pour le rôle de Don Logan.

image sexy beast disney

Le tournage s’est déroulé de décembre 1998 à mars 1999 en Espagne et en Angleterre.

Notre critique de Sexy beast.

Un résumé qui semble offrir un film bien classique mais un bon classicisme peut être efficace.

Alors concernant l’efficacité, c’est très inégal… Le scénario alterne entre brouillon confus et scène bien plus maîtrisée. Le gros souci vient qu’il n’y a aucune péripétie. Après une séquence d’ouverture sans queue ni tête, mettant les bases de l’intrigue et des personnages que bien trop tard, on assiste enfin au lancement du film mais qui s’éternise de trop. C’est un jeu de manipulation et de pouvoir qui parfois vaut le coup et d’autres où c’est de la surenchère. Le pire revient aux dialogues qui sont d’une platitude déconcertante quand ce n’est pas risible par son inutilité. On ne sait jamais où on va et le braquage n’est au final que très peu montré. C’est un scénario sans tension ni émotion.

image sexy beast disney
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Le casting est tout aussi figé que son scénario. Ray Winstone semble avoir du mal à trouver le bon jeu et son personnage est trop effacé pour être intéressant. Les acteurs secondaires sont pareil quand ils ne sont pas mal joués. En fait, il y a juste Ben Kingsley qui mérite le détour tant il est impeccable et extrêmement flippant. Il incarne un excellent méchant qui peut entrer dans une crise violente soudainement et usant d’un phrasé très fleuri et très dynamique.

Pour couronner le tout, la réalisation est tout autant chaotique. Déjà, le rythme est très lent, mais beaucoup trop lent que beaucoup de scènes se déroulent dans le silence et sans action mais sans véritable intérêt scénaristique. Ensuite, l’abus de gros plan nuit également car cela fige encore plus l’action. De plus, parfois l’audace artistique est une plus-value qui offre vraiment quelque chose. Mais ici, entre les séquences pseudo oniriques qui sont du grand n’importe quoi et des mouvements de caméras qui ne servent à rien (comme une caméra embarquée sur un rocher qui roule ou bien fixée à une porte tournante d’hôtel), cela nous rend plus perplexe qu’émerveillé. Enfin, les rares effets visuels présents sont vraiment basiques et catastrophiques.

image sexy beast disney
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Sexy Beast n’est ni sexy ni bestial, étant plutôt proche de l’escargot mal réveillé et myope.

La note de Fabien
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