X-Men : Le commencement.

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Affiche Poster x-men first class commencement disney marvel fox

Fiche technique.

Réalisateur : Matthew Vaughn.
Scénariste : Jane Goldman, Zack Stentz, Ashley Miller et Matthew Vaughn.
Producteur : Lauren Shuler Donner, Bryan Singer, Gregory Goodman, Simon Kinberg et Stan Lee.
Compositeur : Henry Jackman.
Sociétés de production : Bad Hat Harry Productions, Marv Films, Marvel Productions et Donners’ Company.
Distributeur : 20th Century Fox.
Sortie USA : 25 mai 2011.
Sortie française : 1er juin 2011.
Titre original : X-Men : First Class.
Durée : 2h11.
Budget : 160 millions de dolars.
Recette mondiale : 353,6 millions de dollars.
Recette USA : 146,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 080 897 entrées.

Résumé

Charles Xavier (futur Professeur X) et Erik Lehnsherr (futur Magnéto), sont encore de jeunes garçons lorsqu’ils découvrent leur pouvoir. Tous deux emprunt à des destins bien différents, ils sauront s’allier le temps d’une guerre pour mettre leurs aptitudes au service de la nation. Avec eux, de fidèles mutants deviendront des X-Men.

Univers.

>> Personnages
>> Clins d’oeil
>> Faux raccords
>> Répliques
>> Bande originale

>> Livres
>> Jouets
>> Jeux vidéo
>> Funko Pop

Achats.

Casting

Charles Xavier / Professeur X : James McAvoy (VF : Alexis Victor)
Erik Lehnsherr / Magnéto : Michael Fassbender (VF : Jean-Pierre Michael)
Sebastian Shaw / Klaus Schmidt : Kevin Bacon (VF : Philippe Vincent)
Moira Mac Taggert : Rose Byrne (VF : Françoise Cadol)
Raven Darkholme / Mystique : Jennifer Lawrence (VF : Céline Mauge)
Emma Frost / Reine Blanche : January Jones (VF : Nathalie Karsenti)
Hank McCoy / Le Fauve : Nicholas Hoult (VF : Damien Boisseau)
Angel Salvadore : Zoë Kravitz (VF : Barbara Kelsch)
Sean Cassidy / Le Hurleur : Caleb Landry Jones (VF : Raul Richter)

Images.

Vidéos.

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En savoir plus.

Le château dans lequel grandit Charles Xavier est le Englefield House, situé en Angleterre.

X-Men : le commencement est un des rares films Marvel où Stan Lee, célèbre créateur des X-Men et des Avengers, ne fait pas de caméo.

La salle de guerre du film est identique à celle que l’on voit dans Docteur Folamour (Stanley Kubrick, 1964).

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Taylor Lautner a auditionné pour le rôle de Bête et Amber Heard été initialement prévue pour celui de Mystique.

La réaction de James McAvoy et Michael Fassbender lorsque Hugh Jackman leur dit « Go Fuck Yourself » est authentique car improvisée par l’interprète de Wolverine. McAvoy fait d’ailleurs deux regards caméra.

On peut observer le pont des soupirs de la ville d’Oxford en Angleterre lorsque Raven et Charles sortent d’un bar au début du film.

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Lors de la scène entre Charles Xavier, Erik Lehnsherr et Wolverine, un néon indiquant Marv’s Beer est présent sur le mur derrière eux. C’est une référence à la société de production Marv Films.

Colin Firth avait un temps était envisagé pour l’interprétation de Sebastian Shaw. Il tournera tout de même sous la direction du réalisateur Matthew Vaughn dans Kingsman : service secret en 2014.

1150 effets spéciaux sont présents dans X-Men : le commencement.

Plusieurs scènes du film ont été tournées sur Jekyll Island en Géorgie.

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Pour créer la musique de l’œuvre, le compositeur Henry Jackman s’est inspiré de John Barry et de son célèbre travail sur les films de James Bond.

Bryan Cranston aurait pu être Sebastian Shaw.

Les inspirations de ce film ont été tirées des univers de Star Trek et de Batman.

Les uniformes bleu et jaune des X-Men sont un hommage aux comics et plus précisément à l’un des artistes de la saga, Jack Kirby qui les dessina.

La toute première scène de X-Men : le commencement est aussi la première scène de X-Men (Bryan Singer, 2000).

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Michael Fassbender n’a pas cherché à imiter la performance de Ian McKellen pour son rôle du jeune Magnéto. Il a préféré lui donner sa version personnelle en se basant sur les comics qu’il avait préalablement étudié.

Le personnage du diabolique professeur Sebastian Shaw a été inspiré du tristement célèbre médecin nazi Josef Mengele, qui faisait des expérimentations sur les prisonniers des camps.

Notre critique de X-Men : Le Commencement

Puisqu’il faut bien un commencement à une histoire, Marvel propose enfin à ses fans de retracer la période avant X-Men, et tout cela sur fond de Guerre Froide. Si ce ne sont pas les mutants qui ont permis de mettre fin au conflit russo-américiain dans la vraie vie, mais bien Gorbatchev et sa volonté de désarmement des missiles, le fait d’inclure un repère temporel véritable permet au public une adhésion d’autant plus forte. Pour rappel, la fin de cette guerre diplomatique sera sonnée en 1991, soit un certain temps après la victoire de nos X-Men.

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Pour les non-familiers du genre, un X-Men est un humain mutant dont les caractéristiques physiques peuvent dérouter le commun des mortels. Ils sont dotés de différents pouvoirs comme la téléportation, la télépathie, le pouvoir de voler, ou encore la télékinésie. Et ce que nous dit le film, c’est que les mutants sont une critique de notre société en ce qu’elle n’inclue pas tous les aspects de la difformité humaine. C’est une prise de position véritable qui viserait à dire que tout un chacun doit être intégré peu importe sa différence. Une différence dont on doit être fier et conscient. La cultiver pour certains, ou la cacher pour d’autres, ce sera l’enjeu du film et de ses deux protagonistes : Charles et Erik.

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Puis, très vite la question d’anormalité dérive vers celle de monstruosité, de freaks, dont Erik semble conscient puisqu’il se décrit lui-même comme le monstre de Frankenstein, victime d’un créateur sans scrupule. Cette vision de phénomène de foire est accentuée par des surnoms qui ne font qu’accroître leur anormalité (Mystique, Magnéto, Professeur X, Le Fauve). Et si dans X-Men : le commencement la difformité et la normalité différent sur un aspect physique uniquement, il n’est pas question de différences dans la manière de se mouvoir dans la société ou dans celle de penser, que les êtres humains partagent tous. C’est parce qu’ils possèdent un plus inconnu de tous leurs congénères que les mutants sont considérés comme divergents. Finalement, c’est dans ce qui lui est étranger et ce qu’il ne connaît pas, que l’homme se forge un monde d’une banalité ennuyeuse. Banalité devenue une norme à cause de la non-connaissance et de la non-ouverture sur le monde.

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Une chose est sûre, la recette Marvel est respectée. Comme à chaque début de film, l’introduction pré-générique explique et met en situation un contexte passé qui nous aidera à mieux cerner le présent de l’histoire et des personnages. Ensuite, regarder un film Marvel c’est voyager, être sans cesse en action dans un monde toujours en ébullition, qui sur ses gardes, traverse le temps à la vitesse d’une frise chronologique en partant ici de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à la culture pop de ces dernières années. Entre le paysage habituellement pluvieux de l’Angleterre, la moiteur d’un bar niché dans les collines d’une Argentine qui suffoque ou sur un navire de guerre en proie à un océan agité, les films de la franchise attisent l’émerveillement constant du spectateur. En même temps qu’on découvre l’histoire des mutants, on parcourt le monde en deux heures d’images, dont le montage rapide y est pour beaucoup.

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D’ailleurs, nombre d’ellipses visuelles parcourt X-Men : le commencement, leur particularité étant de montrer au spectateur une succession d’actions longues en un temps réduit. Ainsi, le cinéaste est certain d’arriver à capter l’attention de son auditoire. Lorsque Charles et Erik partent à la recherche de tous les autres mutants, le procédé cinématographique précédemment cité est idéal. Il condense superbement une séquence qui peut apparaître monotone afin de la rendre dynamique. Elle est d’autant plus appréciable lorsqu’un caméo typiquement « Marvellien », et dans lequel apparaît le maussade mais néanmoins attachant, Wolverine apparaît subrepticement.

La seconde éclipse visuelle se construit quant à elle sur fond de split screen. Cet écran découpé en plusieurs cases imite le format BD, ce qui est un rappel inévitable aux comics initiateurs. Discret caméo cette fois-ci. Finalement, on pourrait nous servir n’importe quelle intrigue sublimée par la prise de vue, le montage, les clins d’œil et les acteurs, qu’il serait difficile de ne pas se laisser happer par la proposition du studio tant elle est à chaque fois prenante.

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Mention spéciale à Michael Fassbender et James McAvoy qui sont d’une crédibilité époustouflante en incarnant parfaitement cette oscillation entre normalité et difformité.