Vorace.

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La note de Fabien
affiche poster vorace ravenous disney fox

Réalisateur : Antonia Bird.
Scénariste : Ted Griffin.
Producteur : Adam Fields et David Heyman.
Compositeur : Damon Albarn et Michael Nyman.
Société de production : Fox 2000 Pictures, ETIC Films, Engulf & Devour Productions Inc et Heyday Films.
Distributeur : 20th Century Fox.
Sortie USA : 19 mars 1999.
Sortie française : 7 juillet 1999.
Titre original : Ravenous.
Durée : 1h40.
Budget : 12 millions de dollars.
Recette mondiale : Inconnue.
Recette USA : 2 millions de dollars.
Entrées françaises : 35 476 entrées.

Résumé.

Le Capitaine John Boyd mène une expédition de sauvetage pour retrouver des pionniers qui auraient survécu en pratiquant du cannibalisme.

Achats.

Casting.

Capitaine John Boyd : Guy Pearce (VF : Joël Zaffarano).
Colonel Ives / Colqhoun : Robert Carlyle (VF : Eric Herson-Macarel).
Colonel Hart : Jeffrey Jones (VF : Michel Fortin).
Cleaves : David Arquette (VF : Luc Boulad).
Toffler : Jeremy Davies (VF : Jacques Bouanich).
Général Slauson : John Spencer (VF : Marcel Guido).
Major Knox : Stephen Spinella (VF : Bruno Dubernat).
Reich : Neal McDonough (VF : Guillaume Orsat).
Martha : Sheila Tousey (VF : Denise Metmer).
Lindus : Bill Brochtrup (VF : Tony Joudrier).

En savoir plus.

Vorace s’inspire d’une histoire vraie : l’expédition Donner. En 1846, un groupe de 87 pionniers est piégé par la neige dans la Sierra Neva. Périssant petit à petit, les survivants ont tenu en pratiquant le cannibalisme.

image vorace ravenous disney fox

Milcho Manchevski était le premier réalisateur du film mais il fut limogé au bout de deux semaines.

Le tournage s’est déroulé en Slovaquie, République Tchèque et au Mexique..

Notre critique de Vorace.

On pense regarder un film d’horreur très classique et pourtant…

image vorace ravenous disney fox
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Le scénario tient vraiment bien la route car ce n’est pas vraiment horrifique, c’est plus historique. Même si librement inspiré d’une histoire vraie, l’intrigue est bien construite et en deux parties. La première partie plante le décor, la survie, le sauvetage, la fuite… Il y a une petite part de tension mais sans trop insister. Puis vient la période transitoire, où on se demande si c’était la réalité où les délires d’un homme égaré. C’est assez bien fait car on se met à douter de ce qu’on vient de voir. Puis la seconde partie est plus posée mais dénonce aussi un besoin grandissant de s’étendre et de devoir survivre tout en créant des surprises. Malgré quelques petites incohérences, l’horreur est vraiment très, très loin et ne vire pas dans le gore. C’est plus tout un discours. Même si on aurait aimé que ce soit plus approfondi, on n’est pas complètement déçu.

Le casting est vraiment bon. Guy Pearce incarne un survivant qui refuse d’aller au-delà de sa morale et des limites. Il est piégé par la tentation et son envie de survivre en restant un homme bon. Il est intéressant et il oscille entre le bien et le mal constamment, manquant de plonger définitivement d’un côté ou de l’autre. Mais la belle performance revient à Robert Carlyle qui montre deux grandes facettes à son personnage. Il est manipulateur, stratège, intelligent, cultivé… Un événement l’a transformé profondément et ce n’est pas pour autant un protagoniste détestable. Tout est bien mesuré. Les personnages secondaires sont peu développés et c’est ce qui pourrait être un regret afin de mieux étoffer l’histoire.

image vorace ravenous disney fox
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Le souci du long-métrage vient à sa première partie. La réalisation mise plus vers la comédie noire et parfois trop surprenante comme lors d’une course-poursuite pour survivre mais associée à une musique country dynamique et joyeuse. Pour le reste, on est dans quelque chose de sobre mais qui fait très bien le travail. Il y a un bon rythme mais aussi une ambiance un peu malsaine sans tomber dans l’excès. La bande originale se veut d’ailleurs plus sombre et sérieuse à ce moment là. En revanche, les effusions de sang dans certaines scènes sonnent trop fausses.

Vorace est surprenant par son approche mais reste une bonne surprise.

La note de Fabien
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