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Fiche technique.

Réalisateur : Russ Mayberry.
Scénariste : Don Trait, d’après Un Yankee à la cour du roi Arthur de Marl Twain.
Producteur : Hugh Attwooll et Ron Miller.
Compositeur : Ron Doodwin.
Studio de production : Walt Disney Pictures.
Distributeur : Buena Vista Distribution Company.
Sortie USA : 26 Juillet 1979.
Sortie française : 27 Mai 1981.
Titre original : The Spaceman and King Arthur.
Durée : 1h33.

Résumé.

Tom Trimble, et son robot cosmonaute, se retrouvent par erreur en l’an de grâce 508, en plein Moyen Age, où ils vont devoir aider le Roi Arthur à déjouer un complot mis en place par Merlin et Sir Mordred, tentant par tous les moyens d’accéder au trône.

Achat.

Casting.

Tom Trimble / Hermes : Dennis Dugan (VO).
Mordred : Jim Dale (VO).
Merlin : Ron Moody (VO).
Roi Arthur : Kenneth More (VO).
Gauvain : John le Mesurier (VO).
Senateur Milburn : Robert Beatty (VO).
Dr. Zimmerman : Cyril Shaps (VO).
Oaf : Pat Roach (VO).

En savoir plus.

Le film est très librement inspiré de l’écrit de Mark Twain datant de 1889 : Un Yankee à la cour du Roi Arthur. Les studios Disney adapteront de nouveau cette nouvelle en 1995 avec Un visiteur chez le roi Arthur connu également sous le nom du Kid et le roi. On retrouvera dans ce second film, l’acteur Ron Moody campant à nouveau le rôle de Merlin.

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L’affiche du « Kid et le Roi » dans sa version originale.

L’acteur britannique Kenneth More, interprète du roi Arthur, tient ici son dernier rôle au cinéma. Il décédera en 1982.

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L’acteur Kenneth More dans le rôle du roi Arthur.

L’acteur Dennis Dugan joue ici le rôle de Tom Trimble ainsi que celui de son double robotisé.

Le vaisseau du film est désormais visible dans un vieux parc à thèmes encore en activité dénommé Blackgang Chine au Royaume-Uni. Fut un temps, les visiteurs pouvaient le visiter, mais il est désormais simplement visible de l’extérieur.

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Le Stardust dans le film (à gauche) et à Blackgang Chine (à droite).

Le titre anglais du film Unidentified Flying Oddball a pour acronyme UFO tout comme la façon de définir une soucoupe volante Outre-Manche.

On pardonnera facilement ce petit détail face à l’âge de la production, mais notons cependant que les câbles permettant de faire voler le siège de Tom sont parfaitement visibles dans certaines scènes du film.

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Un trucage qui ne tient qu’à trois bouts de ficelle !

Notre critique de Un cosmonaute chez le roi Arthur.

En voilà une idée bien saugrenue que de faire se rencontrer le célèbre roi Arthur avec un cosmonaute tout droit venu de la fin des années 70. Avec son nom qui ne laisse présager que la découverte d’un nouveau navet du cinéma, ce long-métrage des studios Disney se noiera-t-il dans les douves du château ou parviendra-t-il à conquérir le trône tant convoité d’une comédie réussie ?Disney Pictures Illustration-un-cosmonaute-chez-le-roi-arthur-06

Un cosmonaute chez le roi Arthur peut se diviser en deux parties : une première moitié, originale et surprenante et une seconde bien plus superficielle.

Il est vrai que, dès les débuts du film, on ne s’attend pas à grand-chose de cette histoire totalement loufoque. Si la découverte d’un monde aux antipodes de nos habitudes contemporaines est plaisante et a déjà montré ses atouts, la relation espace/Moyen Age semblait pourtant amener à une bonne dose de ridicule plutôt que d’enthousiasme. Mais si le film arrive à fonctionner, du moins au départ, c’est peut-être parce qu’il ne s’attarde pas énormément sur ce choc des cultures entre les deux époques, mais retourne plutôt astucieusement les connaissances scientifiques des années 70 au profit de la survie dans ce nouvel environnement.

Si il perd un peu en humour sur ce point, il le gagne en surprise et en originalité, lui évitant ainsi de tomber dans les pièges du genre qui auraient pu causer sa perte dès les premières minutes.

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Malgré tout, la seconde moitié du long-métrage malmènera légèrement les débuts prometteurs. Là où il était plutôt mesuré dans l’abondance technologique, il en devient une vitrine de la NASA exposant ainsi pistolet laser, voiturette de golf pour l’exploration lunaire et siège volant. Si Pierre Bellemare aurait certainement réussi à nous vendre toutes ces merveilles du futur, force est de constater que Disney ne semble pas avoir les talents de vendeur de ce grand homme. Lésée par son manque d’envergure, la tournure prise par le film lui fait perdre en crédibilité là où il nous avait pourtant surpris auparavant.

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Prêt pour un petit 9 trous ?

Jeté dans les douves sans même avoir pris le temps de le regarder, Un cosmonaute dans l’espace réussira cependant à garder la tête hors de l’eau durant une bonne partie de sa durée. Malheureusement, alors qu’il nageait péniblement vers le rivage, son côté trop décalé finira par l’embourber dans la boue qui longeait la terre. Mais parce qu’il n’est pas à envoyer totalement au bûcher, on lui tendra une main nostalgique qui nous permettra de passer un moment en sa compagnie, sans pour autant qui faille s’attendre à un grand divertissement.

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