Thirteen.

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La note de Fabien
affiche poster thirteen

Réalisateur : Catherine Hardwicke.
Scénariste : Nikki Reed et Catherine Hardwicke.
Producteur : Jeffrey Levy-Hinte et Michael London.
Compositeur : Mark Mothersbaugh.
Société de production : Fox Searchlight Pictures, Michael London Productions, Working Title Films, Antidote Films et Sound for Film.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Sortie USA : 22 août 2003.
Sortie française : 10 décembre 2003.
Titre original : Thirteen.
Durée : 1h36.
Budget : 2 millions de dollars.
Recette mondiale : 10,1 millions de dollars.
Recette USA : 4,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 80 319 entrées.

Résumé.

Tracy entre dans l’adolescence. En se liant d’amitié avec la fille populaire du collège, elle va tomber dans les excès : drogue, alcool, sexualité, rébellion…

Achats.

Casting.

Tracy Freeland : Evan Rachel Wood (VF : Adeline Chetail).
Evie Zamora : Nikki Reed (VF : Célia Charpentier).
Melanie Freeland : Holly Hunter (VF : Juliette Degenne).
Brady : Jeremy Sisto (VF : Joël Zaffarano).
Mason Freeland : Brady Corbet (VF : Maël Davan-Soulas).
Travis Freeland : D. W. Moffett (VF : Arnaud Arbessier).
Luke : Kip Pardue (VF : Vincent Barazzoni).
Brooke : Deborah Kara Unger (VF : Dominique Vallée).
Birdie : Sarah Clarke (VF : Laurence Mongeaud).
Noel : Vanessa Hudgens (VF : Inconnue).

En savoir plus.

Le scénario est inspirée de la jeunesse de Nikki Reed qui a écrit le film.

Dans une scène où un acteur adulte, Kip Pardue, devait être torse nu et embrasser et toucher les deux actrices mineures, une assistance sociale était présente lors du tournage afin de vérifier que ça n’aille pas trop loin.

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Le tournage s’est déroulé d’août à septembre 2002 en Californie.

Notre critique de Thirteen.

Un sujet que connaissent aussi bien les parents que les adolescents, reste à voir comment cela va être traiter.

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Le scénario est donc loin d’être gai. On voit une jeune adolescente qui tombe dans une spirale infernale juste pour être plus populaire mais qui va perdre totalement le contrôle. En plus de toucher à la drogue et à l’alcool, elle va aussi se libérer sexuellement et en secret va aussi s’auto-mutiler en se coupant les avant-bras. Si cette descente dans les mauvaises choses par excès est crédible, dommage que les raisons invoquées soient si caricaturales : parents divorcés, nouveau beau-père ex-drogué… À croire que seules ses raisons là expliquent le comportement de la jeune adolescente. On ressort du film un peu choqué car tout est sombre mais ça en devient même trop sombre, ne donnant aucune lueur d’espoir de se sortir de ces mauvais pas. Sans oublier non plus une scène sexuelle entre des mineures et un adulte qui met mal à l’aise. Enfin, il manque une sorte de conclusion plus réfléchie.

Le gros point fort du film revient à la performance d’Evan Rachel Wood qui est époustouflante pour son âge. Juste dommage que son personnage subisse une transformation aussi radicale mais aussi brutale. Cela aurait gagné à être plus subtil et prendre le temps de créer la bascule. On a du mal aussi à s’attacher à elle car à part faire tout ce qu’il ne faut pas, il n’y a pas assez pour comprendre sa fragilité et son mal être. Sa meilleure amie, qui est tout dans les excès aussi, souffre également de mythomanie afin de toujours s’en sortir. Elle est une mauvaise influence mais elle ne sert en réalité qu’à ça dans l’intrigue. Concernant la mère, elle est en partie fautive aussi car elle voit le changement de sa fille et pas en bien, encourage presque en fermant les yeux avant de se dire que finalement faudrait peut-être l’arrêter mais c’est déjà trop tard.

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Ce qu’on peut retenir de la mise en scène est le fait d’avoir tourner en caméra épaule façon documentaire. Cela donne un réalisme supplémentaire à la vie quotidienne d’une adolescente. l’autre élément artistique intéressant sur le papier réside sur la colorimétrie, passant du terne au très colorée quand l’héroïne s’enfonce pour refléter son nouvel état d’esprit. En revanche, la dernière partie où un événement change sa vie, la désaturation et le filtre bleuté sont trop violents et dénature l’image. On regrette aussi une bande originale peu fournie en mémorabilité.

Thirteen souffre de trop aller dans l’excès et loupe quelque chose dans le sérieux.

La note de Fabien
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