The Dropout.

La note de Fabien
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Créateur : Taylor Dunn, Rebecca Jarvis et Victoria Thompson.
Réalisateur : Michael Showalter, Francesca Gregorini et Erica Watson.
Scénariste : Wei-Ning Yu, Hilary Bettis, Matt Lutsky, Elizabeth Meriwether, Liz Hannah, Liz Heldens et Dan LeFranc.
Producteur : Jason Ramos et Amanda Seyfried.
Compositeur : Anne Nikitin.
Société de production : 20th Television, Searchlight Television et Semi-Formal Productions.
Distributeur : Hulu / Disney+.
Première diffusion USA : 3 mars 2022.
Première diffusion française : 20 avril 2022.
Période : 2022.
Titre original : The Dropout.
Durée moyenne d’un épisode : 50min.
Nombre de saisons : 1 saison.
Nombre d’épisodes : 8 épisodes.

Résumé.

Elizabeth Holmes a fondé la société Theranos, spécialisée dans le médical. La dirigeante est accusée de fraudes. De son ascension à sa chute, le parcours est chaotique.

Casting.

Elizabeth Holmes : Amanda Seyfried (VF : Chloé Berthier).
Sunny Balwani : Naveen Andrews (VF : Marc Saez).
Richard Fuisz : William H. Macy (VF : Jean-François Vlérick).
Phyllis Gardner : Laurie Metcalf (VF : Véronique Augereau).
Noel Holmes : Elizabeth Marvel (VF : Emmanuelle Bondeville).
Rakesh Madhava : Utkarsh Ambudkar (VF : Nessym Guetat).

En savoir plus.

The Dropout s’inspire de faits réels.

Le projet débute en 2019.

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Kate McKinnon a été envisagée pour le rôle d’Elizabeth Holmes.

Le tournage s’est déroulé en Californie.

Notre critique de The Dropout.

Après la série médicale avec Dopesick revenant sur la crise des opiacés et la manipulation des laboratoires pharmaceutiques, on retrouve cette fois-ci une autre série portant sur la médecine et encore une fois, sur l’aspect négatif.

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Cette série comporte deux thèmes majeurs qui seront les fils conducteurs. Tout d’abord on a la femme d’affaires qui part d’une idée brillante et qui va monter son entreprise. On voit là le long combat qui l’attend et c’est assez prenant à voir. On y voit de la passion, des défis à surmonter, des succès, des échecs, de la persévérance… bref, tout le chemin rappelant la Silicon Valley et l’univers de la technologie. Il y a même des bienfaits dans tout ça pour le bien-être des gens, l’évolution de la médecine, l’accessibilité… De belles valeurs qu’on a envie d’encourager et qui pourrait améliorer la vie et le confort de beaucoup de personnes.

Mais voilà, l’autre thème qui va être prépondérant est loin d’être aussi louable. En effet, afin de parvenir au succès, Elizabeth est prête à tout. Ainsi, manipulations, mensonges, trahisons, harcèlements, écrasements, dissimulations, trafics en tout genre sont ses compétences. Même si le fond reste d’aider les autres, les enjeux financiers sont là aussi. On peut y voir aussi une corruption qui ne dit pas son nom tant il est incroyable que personne n’ait rien vu de financer à plusieurs millions de dollars (jusqu’à obtenir une entreprise qui en vaut quelques milliards) alors qu’il n’y avait aucun résultat à la clé, que tout était faussé. Une dénonciation de la cupidité des investisseurs qui bafouent l’éthique. Cependant, dur de leur en vouloir tant ils se sont aussi fait rudement bien bernés.

Cependant, la série ne parvient pas non plus à captiver pleinement. On retrouve la structure classique de l’idée, de l’essor, du succès, de la déstabilisation puis de la chute. Rien de bien novateur et il manque surtout pas mal d’émotions dans tout ça (à l’exception d’une scène dans le dernier épisode). Bien qu’on ne s’ennuie pas complètement non plus, il n’y a rien à se mettre sous la dent. Vu que ça suit une histoire vraie, les scénaristes étaient sûrement plus bridés par la créativité car au final, cela reste un fait comme un autre qui n’avait pas forcément besoin d’avoir une adaptation sur petit écran. Là où Dopesick était percutant, ici on se sent plus détaché.

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La série est surtout portée par Amanda Seyfried, impeccable dans son rôle. On voit bien deux facettes du personnage. Au début, c’est la jeune femme (19 ans) passionnée qui a une idée excellente et qui veut changer le monde. Elle est « humaine » encore à ce moment et on peut s’identifier à elle. Puis elle devient dirigeante d’entreprise et sa personnalité va vraiment changer tant la passion devient une obsession. On le disait plus haut, elle est prête à tout. Elle perd de son humanité et trahit ses amis, ment aux gens, manipule tout pour arriver à ses fins. Elle passe son temps à tromper les autres et c’est à se demander si elle fait toujours ça pour des raisons médicales ou bien par plaisir de berner le public. La frontière est floue entre les deux et c’est ce qui rend le personnage bien construit. Le succès lui ait sûrement aussi monté à la tête et elle n’arrive pas à tout contrôler et c’est ce qui causera sans doute aussi sa chute.

L’autre personnage important de la série est Sunny, son compagnon, investisseur et co-dirigeant. Il a l’expérience des entreprises, du travail, des risques… et il va tout donner pour elle et faire du mieux qu’il peut. Pourtant, lui aussi va user des mêmes subterfuges mais c’est pas aussi prononcé de son côté. Il regrettera plus facilement même s’il ne voudra pas le reconnaître ouvertement. Ils forment tous deux un bon binôme qui s’attire autant qu’il se repousse. Il y a aussi beaucoup d’autres protagonistes qui sont chacun correctement développé et servant vraiment l’intrigue. On retient surtout Tyler, qui arrive bien tard dans la série (chronologie du fait réel oblige), qui est celui qui va tout faire basculer et qui se veut vraiment courageux avec sa collègue pour dénoncer tout ce qu’ils ont vu.

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La réalisation n’apporte rien non plus de bien exceptionnel. On suit l’affaire de manière linéaire et on a donc peu de surprises. La seule chose intéressant réside avec les introductions et conclusions de chaque épisode montrant Elizabeth témoignée au tribunal, permettant de faire des parallèles. Cependant, cela ne donne pas une grande réussite artistique car on en oublie vite parfois ce qu’elle dit. Pour le reste, la mise en scène se veut très simple mais cela reste efficace. On voit l’évolution de la compagnie se faire en partant d’un simple bureau jusqu’à devenir un gros bâtiment. L’autre bémol réside sur la temporalité car on ne voit pas clairement une avancée dans le temps à part un intertitre pour indiquer l’année mais tout semble aller assez vite à l’écran. La conclusion de la série se veut aussi assez classique avec l’actualité de quelques protagonistes à travers un simple texte qui apparait.

The Dropout n’est pas la série de l’année et se veut juste correcte.

La note de Fabien

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Créateur : Taylor Dunn, Rebecca Jarvis et Victoria Thompson.Réalisateur : Michael Showalter, Francesca Gregorini et Erica Watson.Scénariste : Wei-Ning Yu, Hilary Bettis, Matt Lutsky, Elizabeth Meriwether, Liz Hannah, Liz Heldens et Dan LeFranc.Producteur : Jason Ramos et Amanda Seyfried.Compositeur : Anne Nikitin.Société de production : 20th Television, Searchlight...The Dropout.