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Star wars IV affiche

Fiche technique.

Réalisateur : George Lucas.
Scénariste : George Lucas.
Producteur :  George Lucas.
Compositeur : John Williams.
Société de production : Lucasfilm Ltd et Twentieth Century Fox Film Corporation.
Distributeur : Twentieth Century Fox Film Corporation.
Sortie USA : 25 Mai 1977.
Sortie française : 19 Octobre 1977.
Titre original : Star Wars : Episode IV – A new hope.
Durée : 2h.
Budget : 11 500 000 de dollars.
Recette mondiale : 621 663 857 de dollars.
Recette USA : 307 263 857 de dollars.
Entrées françaises : 6 459 530 entrées.

Résumé.

C’est une époque de guerre civile. A bord de vaisseaux spatiaux opérant à partir d’une base cachée, les Rebelles ont emporté leur première victoire sur le maléfique Empire Galactique.

Au cours de la bataille, des espions rebelles ont réussi à dérober les plans secrets de l’arme absolue de l’Empire : l’Etoile de la Mort, une station spatiale blindée dotée d’un équipement assez puissant pour annihiler une planète tout entière. Poursuivie par des sbires sinistres de l’Empire, la princesse Leia file vers sa base dans son vaisseau cosmique, porteuse des plans volés à l’ennemi qui pourront sauver son peuple et restaurer la liberté dans la galaxie…

Achat.

Casting.

Luke Skywalker : Mark Hamill (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Han Solo (VF : Yan Solo)  : Harrison Ford (VF : Francis Lax puis Gabriel Le Doze).
Princesse Leia Organa : Carrie Fisher (VF : Évelyn Séléna).
Grand Moff Tarkin (VF : Tarkan) : Peter Cushing (VF : Henri Virlogeux).
Obi-Wan « Ben » Kenobi : Alec Guinness (VF : Philippe Dumat).
C-3PO (VF : Z-6PO) : Anthony Daniels (VF : Roger Carel).
R2-D2 (VF : D2-R2) : Kenny Baker.
Chewbacca (VF : Chictaba) : Peter Mayhew.
Darth Vader (VF : Dark Vador) : David Prowse.
Darth Vader (voix) : James Earl Jones(VF : François Chaumette).
Oncle Owen : Phil Brown (VF : Claude Joseph).
Tante Beru : Shelagh Fraser (VF : Paule Emanuele).
Chef des Jawas : Jack Purvis.
Général Dodonna : Alex McCrindle (VF : Henri Labussière).
Général Willard : Eddie Byrne (VF : Georges Atlas).
Red leader : Drewe Henley (VF : Marc de Georgi).
Wedge Red 2 : Denis Lawson (VF : Pierre Trabaud).
Biggs Red 3 : Garrick Hagon (VF : Jean Roche)
John D. Red 4 : Jack Klaff.
Porkins Red 6 : William Hootkins.
Yellow leader : Angus MacInnes (VF : Georges Atlas).
Yellow 2 : Jeremy Sinden.
Yellow 5 : Graham Ashley.
Général Taggi : Don Henderson (VF : Serge Lhorca).
Général MottiRichard LeParmentier (VF : Pierre Hatet).
Commandant impérial : Leslie Schofield.

 

En savoir plus.

Le film a eu de nombreuses versions de scénario et donc de nombreux titres différents : Journal of the Whills (l’histoire d’un Jedi-bendu nommé Mace Windy et de son padawan C.J.Thorpe), The Star Wars (qui raconte l’histoire du général Luke Skywalker), Adventures of the Starkiller (on y retrouve les personnages de Han Solo, R2-D2 et C-3PO, l’histoire retrace la lutte entre les bienveillants Jedi et les mauvais Sith, le frère de Luke, nommé Deak, a été emprisonné sur Alderande par Dark Vador), The Star Wars: From the Adventures of Luke Starkiller (Deak devient Leia, Obi Wan sort de l’anonymat), The Adventures of Luke Starkiller as taken from the Journal of the Whills (l’action se déplace de la planète Utapau à Tatooine)C’est 3 mois après le début du tournage que le titre devient Star Wars.

Pour écrire son scénario, George Lucas s’inspire de la base narratologique du voyage du héros. Pour cela, il s’aide surtout de Le Héros aux mille et un visages de Joseph Campbell. Pour élaborer son histoire, le réalisateur revoit notamment le film japonais La Forteresse cachée (1958) d’Akira Kurosawa qui l’aide à concevoir la philosophie des Jedi. Il visionne également des films de guerre comme Air Force (1943), Les Briseurs de barrages (1955), Tora ! Tora ! Tora ! (1970) pour les combats aériens. Le film Métropolis (1927) lui inspire également le personnage de C-3PO. Lucas s’inspire également des séries de films de science-fiction Flash Gordon et Buck Rogers (1939) qu’il regardait durant son enfance. En 1974, le réalisateur relit aussi le classique de science-fiction Une princesse de Mars (1917) d’Edgar Rice Burroughs.

Lorsqu’il signe son contrat avec la société de production 20th Century Fox, George Lucas obtient d’avoir le contrôle des produits dérivés, en abandonnant la majeure partie des bénéfices qu’il aurait pu tirer de l’exploitation en salle. Pour Lucas, les produits dérivés sont avant tout un moyen pour arriver à ses fins. Ils suscitent l’intérêt pour la suite de la saga Star Wars et lui permettent une relative indépendance face aux producteurs.

 

La production

C’est Steven Spielberg qui a conseillé à Georges Lucas d’engager John Williams pour la musique. Il cherchait à faire un montage de musique classique et de musiques de l’âge d’or du cinéma américain.

Pour faire la promotion du film, George Lucas engage le publicitaire et amateur de science-fiction Charles Lippincott. Dès juillet 1976, ce dernier présente à la presse un diaporama promotionnel de Star Wars au salon WesterCon de Los Angeles puis à la ComicCon de San Diego et à la WorldCon de Kansas City. Il gagne ainsi l’intérêt des fans de science-fiction.

 

Le casting

Georges Lucas souhaitait donner le rôle d’Obi Wan Kenobi à l’acteur japonais Toshiro Mifune, connu pour ses nombreuses collaborations avec Akira Kurosawa.

Harrison Ford avait à la base été engagé uniquement pour donner la réplique aux acteurs passant le casting. Il a convaincu Georges Lucas, et la suite fait partie de l’histoire.

 

Secret de tournage :

Les scènes de Tatooine sont tournées en Tunisie. Lors du premier jour de tournage dans le désert, le pays a connu sa plus grande tempête depuis 50 ans, accompagnées de pluies diluviennes.

Harrison Ford n’a pas appris son script pour la scène du bloc prison. Il pensait que sa aurait l’air plus spontané de cet manière.

Les acteurs trouvaient que Georges Lucas communiquait très peu sur le tournage. Il sa contentait de quelques laconique “Plus vite” ou “Plus intense”. Lorsque le réalisateur devint temporairement aphone, ils lui offrirent une ardoise où était écrite ces deux phrases.

Le char des Jawas a failli créer un conflit politique. Stationné près de la frontière libyenne, les autorités se sont inquiétées de voir un important stationnement militaire près de la frontière. Le char a du être rapidement éloigné de la frontière.

D’après Harrison Ford, lui et Mark Hammil ne travaillaient sérieusement que lorsque Sir Alec Guinness était présent sur le plateau.

Peter Cushing (le Grand Moff Tarkin) trouvait les bottes qu’on lui avait fournis très inconfortable. Elles étaient trop petites pour lui. Il ne les portaient donc que pendant les rares scènes ou ses pieds étaient visibles. Pour les autres scènes, il avait des pantoufles.

Le bantha, chevauché par des hommes des sables dans la scène où ils repèrent le Landspeeder de Luke, était en réalité un éléphant d’Asie, recouvert par un costume de fourrure et avec de fausses cornes. Filmer cette scène s’est avéré très compliqué car l’animal n’était pas habitué aux fortes chaleurs du désert et n’arrêtait pas d’enlever son costume.

 

 

Accueil :

Lors de sa sortie, seule 37 salles aux Etats-Unis acceptent de diffuser le film. Dans 36 d’entres elles, des recors d’entrées sont battus ! Le nombre de salles acceptant de projeter le film augmente alors rapidement. C’est le premier Blockbuster de l’histoire du cinéma et les américains se ruent pour le voir.

 

Distinctions

Le film reçoit 7 oscars :

Meilleure direction artistique pour John Barry, Roger Christian, Leslie Dilley et Norman Reynolds.

Meilleurs costumes pour John Mollo.

Meilleur son pour Derek Ball, Don McDougall, Bob Minkler et Ray West.

Meilleur montage pour Richard Chew, Paul Hirsch et Marcia Lucas.

Meilleur effets visuels pour Robert Blalack, John Dykstra, Richard Edlund, Grant McCune et John Stears.

Meilleure musique originale pour John Williams.

Oscar pour une performance spéciale Ben Burtt pour la création d’effets sonores.

Il reçoit également deux Los Angeles Film Critics Association Awards pour meilleur film et meilleure musique ; un Golden Globe pour meilleure musique ; 8 Saturn Awards (meilleur film de science-fiction, acteur dans un second rôle, réalisation, scénario, musique, costumes, maquillages, effets spéciaux) ; le Grammy Awards du meilleur album de musique de film ;  le Prix Hugo du meilleur film dramatique ; le film préféré des  Peoples choice Awards ; 2 BAFTA pour meilleure musique de film et meilleur son.

 

Anecdote  :

Le titre Un nouvel espoir n’est réellement apparu qu’en 1979 suite à l’énorme succès qu’a eu le film. L’absence de titre était justifiée par le fait que le film était vu comme un échec par les producteurs.

Lorsqu’Obi Wan raconte à Luke l’histoire de l’ordre Jedi dans sa maison de Tatooine, on peut remarquer que sa robe est abimée au niveau de l’épaule, elle est recousue avec un patch. On découvrira pourquoi dans l’épisode 3 : La revanche des Siths.

Georges Lucas, peu avant la sortie, a présenté son film à des amis réalisateurs. Brian de Palma l’avait alors qualifié de pire film de tout les temps. Lucas était lui-même convaincu que son film allait être un échec. Si bien que lors de l’avant-première, il était en vacances avec son ami Steven Spielberg à Hawaii, ce dernier étant persuadé que Star Wars rapporterait des millions. Ce séjour fut productif, puisqu’ils eurent l’idée du film Indiana Jones : Les aventuriers de l’arche perdue.

Le squelette devant lequel passe C-3PO dans le désert de Tatooine est celui d’une créature appelée Grand dragon Krayt. Il a été laissé dans le désert à la fin du tournage. En 2002, lors du tournage de l’épisode 2 : L’attaque des clones, l’équipe est retourné le voir et il était toujours là.

James Earl Jones et David Prowse, jouant respectivement la voix et le corps de Dark Vador ne se sont jamais rencontrés.

Kenny Baker a dit que souvent, lorsque l’équipe prenait la pause déjeuner ou quittaient le plateau, ils oubliaient qu’il était dans son costume de R2-D2 et le laissaient là.

Mark Hamill a déclaré que le studio n’aimait pas le costume de Chewbacca. Ils auraient aimé que le wookie porte un short…

Le mot Jedi est dérivé du Japonais “Jidai Geki” qui désigne un type de série TV japonaise prenant place à l’époque des samouraïs. Georges Lucas a avoué dans un interview avoir vu un “Jidai Geki” au Japon environ un an avant que le film ne soit tourné et que le mot lui avait plu.

La langue des Jawas est en fait un enregistrement de Zoulou accéléré par informatique. La langue de Greedo est du Quechua passé à l’envers.

Les bizarreries de la version française :
– R2-D2 devient D2-R2.
– C-3PO devient Z-6PO.
– Han Solo devient Yan Solo.
– Darth Vador devient Dark Vador.
– Chewbacca (Chewie) devient Chictaba (Chico).
– Le Grand Moff Tarkin devient Tarkan.
– Le Millenium Falcon devient le Millenium Condor.
– Death Star devient l’Etoile Noire.
– Clone Wars devient la Guerre Noire.

Pourquoi tous ces changements ? Pour que les mouvements des lèvres des comédiens collent à la version française. Cependant, la plupart de ces noms ne resteront (seul Dark Vador et l’Etoile Noire resteront tout le long de la saga).

Plusieurs changements on été fait lors de la réédition de la saga en Blu-ray, que je vous laisse découvrir à travers ces deux vidéos (en anglais) :

Notre avis.

Star Wars – un nouvel espoir est un film culte, que l’on se doit d’avoir vu au moins une fois (ou vingt). Le film a certes un peu vieilli, mais on prend toujours plaisir à partir à l’assaut de l’étoile noire avec Luke.

Les personnages sont attachants (qui n’a jamais voulu R2-D2 comme co-pilote ?), l’histoire est prenante et on ressent dès le début le potentiel de cet incroyable univers. On a tout de suite envie de voir la suite.

La musique dans ce film est exceptionnelle. John Williams a largement été récompensé pour son oeuvre. Ce mélange unique d’orchestre classique pour un thème de science fiction est parfaitement maitrisé et transmet parfaitement l’ambiance. Aujourd’hui encore ces musiques, en particulier la marche impériale, représentent l’identité de ce film et font parties intégrantes de cet univers.

Star Wars – un nouvel espoir n’est pas le meilleur épisode de la saga (à notre humble avis), mais il reste une pierre angulaire de ce vaste univers.