Star Wars : Episode 2 – L’attaque des clones.

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Affiche Poster star wars attaque attack clones disney lucasfilm

Fiche technique.

Réalisateur : George Lucas.
Scénariste : George Lucas et Jonathan Hales.
Producteur : George Lucas et Rick McCallum.
Compositeur : John Williams.
Société de production : LucasFilm.
Distributeur : 20th Century Fox.
Sortie USA : 16 mai 2002.
Sortie française : 17 mai 2002.
Titre original : Star Wars, Episode II : Attack of the Clones.
Durée : 2h22.
Budget : 115 millions de dollars.
Recette mondiale : 649 millions de dollars.
Recette USA : 310,7 millions de dollars.
Entrées françaises : 5,7 millions d’entrées.

Résumé

Devenu un jeune-homme, Anakin Skywalker est maintenant l’élève d’Obi-Wan Kenobi. En ces jours troublés, il veille à la sécurité de la Sénatrice Amidala. Elle tente de préserver la République alors que le Comte Dooku fait de plus en plus d’émules. Il semblerait même qu’une armée de clones s’apprête à attaquer.

Univers.

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Achats.

Casting

Anakin Skywalker : Hayden Christensen (VF : Emmanuel Garijo)
Obi-Wan Kenobi : Ewan McGregor (VF : Bruno Choël)
Sénatrice Amidala / Padmé Naberrie : Nathalie Portman (VF : Sylvie Jacob)
Comte Dooku / Dark Tyranus : Christopher Lee (VF : Bernard Dhéran)
Sénateur Palpatine / Dark Sidious : Ian McDiarmid (VF : Georges Claisse/Jean Michaud)
Jar Jar Binks : Ahmede Best (VF : Roland Timsit)
C-3PO : Anthony Daniels (VF : Roger Carel)
R2-D2 : Kenny Baker (VF : Aucun Dialogue)
Boba Fett : Daniel Logan (VF : Kelyan Blanc)
Mace Windu : Samuel L. Jackson (VF : Jacques Martial)

Images.

Vidéos.

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En savoir plus.

Hayden Christensen a été choisi parmi plus de 1500 acteurs pour jouer le rôle d’Anakin dans Star Wars : Episode II – L’attaque des clones, George Lucas lui trouvant ce penchant obscur.

Ce grand espace épuré que sont les archives Jedi, a été pensé sur le modèle du Trinity College Library à Dublin.

Anakin, Padmé et Obi-Wan se font attaquer par un Acklay, un Reek et un Nexu dans l’arène de Geonosis.

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La liaison amoureuse impossible entre Padmé et Anakin s’inspire de celle du chevalier Lancelot et de la Reine Guenièvre, dans La légende du Roi Arthur.

L’unique sabre violet de la saga revient à Mace Windu. A l’inverse des dires de certains fans, il n’y a aucune interprétation à faire sur ce choix. La couleur a été choisie par l’acteur Samuel L. Jackson qui trouvait cela « cool ».

Lorsque Anakin part chercher sa mère sur Tatooine, il enlace une dernière fois Padmé avant de s’éclipser. Même si cela n’est qu’une coïncidence, on croirait voir Dark Vador sur le plan (aussi bien dans la posture de l’acteur, que sur son ombre projetée sur la maison).

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Comme Ewan McGregor sur l’épisode I, Hayden Christensen faisait lui aussi des bruits de sabre laser avec sa bouche durant les combats. Ces couinements indésirables ont été retirés en post-production.

Le script final de Star Wars : Episode II – L’attaque des clones a été achevé seulement une semaine avant le début officiel du tournage.

George Lucas commence l’écriture du scénario le 1er novembre 1999 et l’achève en juin de l’année 2000.

Star Wars : Episode II – L’attaque des clones est un des premiers film de l’histoire du cinéma a être entièrement filmé en numérique. Une prouesse technique possible grâce à la caméra HDW-F900 de Sony, Panavision, LucasFilm et ILM.

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Le Comte Dooku devait initialement apparaître sous les traits d’une femme sith. Finalement, une fois le contrat signé par Christopher Lee, l’idée fut très vite abandonnée.

Avant que la troisième trilogie ne sorte, Star Wars : Episode II – L’attaque des clones était le film le plus coûteux de la saga.

Paul Walker, Colin Hanks, Christian Bale, Heath Ledger ou Leonardo Di Caprio auraient pu être Anakin Skywalker. Hayden Christensen a été choisi car le couple qu’il formait avec Natalie Portman était celui qui fonctionnait le mieux.

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Lorsque Anakin et Obi-Wan se retrouvent dans le bar de Coruscant, le dernier plan avant qu’ils ne sortent du lieu, montre C-3PO sans son costume. Il s’agit donc de l’acteur Anthony Daniels, qui incarne le célèbre robot.

Sebulba, le champion de course de podracers que bat Anakin dans La Menace fantôme, fait deux apparitions dans le présent film. Une au début, lorsque Anakin et Obi-wan sont à la poursuite de la changeante qui a voulu attenter à la vie de la sénatrice. On voit Sebulba dans un engin volant, se faire bousculer par les deux hommes. L’autre, lorsque Obi-Wan rencontre son vieil ami dans un dîner. On le voit passer derrière le Jedi, puis sortir du restaurant.

Cette fois-ci, pour éviter le piratage du film avant sa sortie, l’épisode II a été envoyé aux cinémas sous le titre Cue Ball.

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A cause du désamour du public envers le personnage de Jar Jar, les équipes du film ont voulu intitulé le film La Grande aventure de Jar Jar. Bien sûr, cela était une boutade destinée aux fans de Star Wars. Néanmoins, son rôle est beaucoup plus atténué dans cet épisode. Certains fans se sont alors mis à imaginer que le Gungan était en réalité un Sith dissimulé derrière des airs de gentil comique.

Le personnage de Jango a été nommé ainsi en référence au Django incarné par Franco Nero dans le western spaghetti de Sergio Corbucci en 1966.

L’apparence des Kaminoans fait référence aux créatures du film Rencontres du troisième type de Steven Spielberg (1977).

Les enfants de George Lucas ont tous été figurants pour le film. Son fils, Jett, joue le rôle d’un des Jedi dans la scène de la salle des archives. L’aînée, Amanda, est visible à l’arrière plan d’une scène entre Obi-Wan et Anakin. Sa dernière fille, Katie, est elle dissimulée dans la boite de nuit.

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Le comte Dooku, interprété par Christopher Lee, n’apparaît qu’une heure seize après le début du film.

Un des enfant du temple Jedi porte le nom de Liam, en référence à l’acteur Liam Neeson qui a interprété le rôle de Qui-Gon Jinn dans le premier épisode.

Tous les clones sont vêtus de blanc. En revanche, certains sont nettement plus identifiables que d’autres grâce à leurs insignes colorées. La couleur verte revient aux sergents, le bleu aux lieutenants, le rouge aux capitaines et le jaune aux commandants. Les Jedi sont leurs généraux.

Lors de la bataille entre Obi-Wan Kenobi et Jango Fett, ce dernier se cogne la tête contre la porte de son vaisseau. Ceci est une référence au figurant stormtrooper de l’épisode IV.

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Le bruitage des mouches qui tournent autour de Watto, a été enregistré au Skywalker Ranch. Il s’agissait de mouches tournant autour d’un crottin de cheval.

Le lieu de vie de Padmé a été tourné dans une villa du lac de Côme. Le film a été tourné en 61 jours dans cinq pays différents dont l’Australie (dans les studios de la Fox), l’Italie, la Tunisie, l’Espagne et l’Angleterre.

Lorsque Anakin massacre le peuple Tusken, la voix de Qui-Gon se fait entendre en fond sonore. Il lui intime l’ordre de ne pas commettre cet acte mais échoue.

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C’est la première fois que Maître Yoda utilise un sabre laser. Cette scène a lieu lors du combat avec son ancien padawan, le Comte Dooku. C’est aussi la première fois que Maître Yoda n’apparaît pas sous l’aspect d’une marionnette, mais modélisé grâce au numérique.

Chaque plan du film contient au moins un effet spécial, au contraire de La Menace fantôme dont au moins quinze minutes de l’œuvre en était dépourvue.

Il est le troisième film le plus plébiscité par le public américain en 2002, derrière Spider-man (Sam Raimi, 2002) et Le Seigneur des Anneaux : Les deux tours (Peter Jackson, 2002).

Notre critique de Star Wars : Episode 2 – L’attaque des clones.

Il est vrai que pour un film dont la durée excède les deux heures vingt de visionnage, le rythme est plus lent qu’à l’accoutumé. Les scènes de combat sont moins présentes et les dialogues tiennent une place très privilégiée. Quelque peu déroutant pour le spectateur, ce film bavard est néanmoins nécessaire pour placer ingénieusement le changement de situation tant pressenti dans le premier épisode.

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Au fur et à mesure des minutes, la saga devient de plus en plus palpitante. Star Wars : Episode II – L’attaque des clones met l’accent sur les prémices du passage du bien vers le mal de ce jeune-homme qu’est devenu Anakin Skywalker. Ici campé par l’époustouflant Hayden Christensen, dont la performance est l’une des plus marquante de l’histoire des méchants du cinéma, l’acteur réussi la passe d’armes pour en faire un personnage encore plus ombragé et tourmenté que celui du premier film. La noirceur qui le ronge et cette volonté incessante de vouloir s’émanciper des règles Jedi qui le cloisonne, en font un protagoniste aux multiples facettes. Tel le héros de l’œuvre originale de Robert Louis Stevenson, L’étrange cas du docteur Jekyll et M. Hyde, il lutte pour ne pas tomber du côté le plus obscur de la force. Rebelle et arrogant envers son maître Obi-Wan Kenobi, la part sombre de son être se réveille. On devine ses pensées plus noires, rongées par un mal encore inexpliqué en début de film. Son ton monotone et sans vie, traduit un état d’esprit sur le point de basculer. Le point d’orgue du jeu de Christensen, s’opère avec ce regard que l’acteur octroie à son personnage tout au long du film. A l’image d’une page blanche, il exprime ses états-d’âmes et dégage une inévitable violence.

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La question sous-jacente à ce basculement est de savoir si le mal est en nous inné, ou s’il s’agit d’un événement extérieur qui peut le déclencher. Cette ambivalence sera le thème central de Star Wars : Episode II – L’attaque des clones, et découlera sur « la » scène de l’œuvre. Celle où le changement s’opère pour Anakin, où le mal a définitivement pris possession de lui, lorsque la pulsion devenant trop forte, le pousse a commettre l’irréparable. Au loin, on entend se jouer les prédictibles notes de “La Marche Impériale”.

L’empathie que nous éprouvions pour ce jeune garçon ne peut pas être réduit à néant. Nous l’avons connu si jeune, et suivi assidûment son parcours. Pour certains le geste reste impardonnable, pour d’autres il est compréhensible. C’est maintenant à nous de choisir de quel côté de la force nous voulons être.

Toute aussi noire est la mise en scène. De nombreux plans sont filmés en sous-exposition, comme attestant d’une malédiction planante. La pluie incessante de Kamino et les scènes d’ouverture sur Coruscant sont une référence évidente au Blade Runner de Ridley Scott (1982) dans sa conception de la ville triste et morose. Les différents plans où se trouve Anakin sont pour la plupart étriqués et agrémentés de sur-cadrages, au contraire des Jedi qui occupent des espaces clairs et ouverts. La dichotomie se met donc en scène, jouant tantôt sur le bien, tantôt sur le mal. Le réalisateur ne prend pas part à ce jeu qu’il a lui-même construit, et laisse seul le spectateur juger de ces actes.

Image star wars attaque attack clones disney lucasfilm
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Une fois encore, la réalisation de Star Wars est des plus remarquable. On y retrouve tous les ingrédients nécessaires pour que la magie puisse advenir. Mention spéciale à la scène de combat magistrale entre Jango Fett et Obi-Wan dans le champ d’astéroïdes. En fond, la musique synchronisée de John Williams explose sur la destruction des météorites. Magistral !

Plus sombre que La Menace fantôme, Star Wars : Episode II – L’attaque des clones met donc l’accent sur la dérive de son personnage principal. Le scénario ne survole pas le background de celui-ci, mais tire au contraire toutes les ficelles nécessaires pour lui donner une profondeur attendue.

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