Spider-Man : new generation.

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La note de Fabien
affiche poster spider-man new generation into spider verse disney marvel

Réalisateur : Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman.
Scénariste : Phil Lord et Rodney Rothman.
Producteur : Christina Steinberg.
Compositeur : Daniel Pemberton.
Société de production : Sony Pictures Entertainment, Columbia Pictures, Marvel Entertainment, Avi Arad Productions, Lord Miller, Pascal Pictures et Sony Pictures Animation.
Distributeur : Columbia Pictures.
Sortie USA : 12 décembre 2018.
Sortie française : 14 décembre 2018.
Titre original : Spider-Man: Into the Spider-Verse.
Durée : 1h57.
Budget : 90 millions de dollars.
Recette mondiale : 375,5 millions de dollars.
Recette USA : 190,2 millions de dollars.
Entrées françaises : 788 767 entrées.

Résumé.

Miles se fait mordre par une araignée mutante et il acquiert de nouvelles capacités lorsque des Spider de différentes dimensions le rejoignent.

Achats.

Casting.

Miles Morales / Spider-Man : Shameik Moore (VF : Stéphane Bak).
Peter B. Parker / Spider-Man : Jake Johnson (VF : Valentin Merlet).
Gwen Stacy / Spider-Gwen : Hailee Steinfeld (VF : Camélia Jordana).
Spider-Cochon : John Mulaney (VF : Jérémy Prévost).
Peni Parker : Kimiko Glenn (VF : Claire Baradat).
Spider-Man Noir : Nicolas Cage (VF : Stefan Godin).
Aaron Davis : Mahershala Ali (VF : Frantz Confiac).
Jefferson Davis : Brian Tyree Henry (VF : Daniel Lobé).
May Parker : Lily Tomlin (VF : Pascale Jacquemont).
Olivia Octovius : Kathryn Hahn (VF : Déborah Perret).
Le Caïd : Liev Schreiber (VF : Thierry Hancisse).
Peter Parker / Spider-Man : Chris Pine (VF : Emmanuel Garijo).

En savoir plus.

Spider-Man : new generation est l’adaptation du personnage Miles Morales présent dans Ultimate Fallout #4 (août 2011).

Le projet est annoncé officiellement en avril 2015. Une fuite l’avait déjà annoncé lors du piratage du service informatique de Sony dès 2014.

Le film devait initialement sortir en juillet 2018.

Dans une des versions du scénario, il existait une romance entre Miles et Gwen. De même, Peni devait mourir.

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Les différents Spider du film sont :

  • Spider-Ham : Marvel Tails Starring Peter Porker, the Spectacular Spider-Ham (novembre 1983) ;
  • Spider-Man 2099 : Spider-Man 2099 #1 (mars 1992) ;
  • Spider-Man Noir : Spider-Man : Noir #1 (février 2009) ;
  • Spider-Woman : Edge of Spider-Verse #2 (septembre 2014) ;
  • Peni Parker et SP // dr : Edge of Spider-Verse #5 (octobre 2014).

Ce film marque la dernière apparition de Stan Lee dans un film Marvel suite à son décès survenu quelques temps plut tôt.

Miles est animé à 12 images par seconde, reflétant son inexpérience, avant d’atteindre le 24 images par seconde sur la fin, le rendant plus fluide.

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Tobey Maguire (la trilogie de Sam Raimi) a été envisagé pour incarner le vieux Spider-Man.

L’équipe était composée de 177 animateurs.

Le film a reçu l’Oscar du meilleur film d’animation.

Notre critique de Spider-Man : new generation.

On retrouve l’homme-araignée dans un film d’animation au cinéma, intéressant.

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Ce qui est intéressant surtout est que le costume change de main. Fini Peter Parker, place à Miles Morales. De ce fait, on découvre ainsi une toute autre histoire et un univers différent dans un sens, semblable dans un autre. En effet, si on retrouve des personnages phares comme Tante May ou Mary Jane, ils sont secondaires dans l’intrigue. Cela donne un vent de fraîcheur à une franchise qui commençait à être redondante au cinéma avec les deux versions précédentes. De ce point de vue là, ce long-métrage d’animation part sur de bonnes bases.

Concernant l’intrigue en elle-même, pourquoi s’arrêter à un Spider-Man quand on peut en avoir plusieurs ? Après un début d’histoire bonne mais pas passionnante, l’engouement prend vite le pas avec le multivers. Là où on aurait pu s’attendre à un chaos sans nom d’avoir autant de personnes, au contraire, l’intrigue est idéale et parfaitement justifiée et surtout traitée pour en sortir grandie. On ne voit pas le temps passer tant les séquences sont variées et nombreuses, proposant aussi bien de l’action que de l’émotion, non sans oublier l’humour à sa juste mesure.

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Car au final, ce n’est pas juste le gentil contre le grand méchant, mais bien une évolution personnelle de Miles. Se retrouvant doté de pouvoirs, il va devoir assumer ce qu’il est devenu, tout en gérant sa relation un peu distante avec son père, sa nouvelle école où il s’intègre mal, son manque de confiance en lui, le fait de se faire des amis, de se voir un nouveau destin… Certes, c’est très classique et prévisible mais cela passe parfaitement. Encore une fois, pas de fausse note.

Miles est donc le héros de Spider-Man : new generation. On s’attache suffisamment à lui mais jamais le personnage ne tombe dans la caricature. On le découvre petit à petit avec ses failles et ses forces jusqu’à ce qu’il endosse pour de bon le costume. Il est intéressant de voir un autre Spidey avec un costume inédit jusqu’ici mais en plus avec de nouvelles capacités comme le fait de pouvoir se camoufler dans le décor. De l’innovation, de quoi apporter encore plus de créativité sans avoir besoin de retrouver le même protagoniste qu’on connait déjà.

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Mais Miles n’est pas seul ici et on a donc droit à plusieurs Spider. Tout d’abord avec un Peter Parker plus vieux, plus blessé psychologiquement, moins sportif mais toujours aussi noble. Un mentor en bonne et due forme. Un personnage bien touchant. Nous avons également Spider-Woman avec Gwen. Une héroïne excellente qui apporte un bon équilibre dans l’équipe. Une équipe qui se complète avec trois autres héros originaux mais moins présents : Spider-Man Noir qui vient du passé et qui ne voit pas les couleurs, Peni qui fait un peu trop gamine accompagné de son robot et enfin Spider-Cochon qui est là pour l’humour avec ses répliques cinglantes. Quant à l’antagoniste, rien d’exceptionnellement marquant.

En revanche, ce qui va marquer fortement les esprits, c’est la direction artistique du film. Tout d’abord surprenante et un peu gênante, on finit tellement par l’apprécier qu’on l’adopte rapidement. En effet, le rendu rappelle énormément les bandes dessinées. On y retrouve des couleurs vives, une texture d’impression sur papier, des décors très graphiques qui ont un charme indéniable, une animation des personnages un peu saccadée… Sans oublier évidemment des petites cases ou bulles pour les pensées des personnages ou des onomatopées écrits à l’image.

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Autre détail remarquable est sa mise en scène. Avec un film d’animation, le réalisateur peut pousser plus loin les mouvements de caméra pour les scènes d’action et c’est pleinement utilisée ici. C’est dynamique, prenant et intense, donnant une autre envergue à ce qu’on avait vu dans les films précédents. Il y a également un très grand travail sur les couleurs et les effets de particules qui donnent des compositions d’images parfois psychédéliques mais vraiment belles à voir. Enfin, sa bande originale est toute aussi rythmée avec l’utilisation de chansons ici et là.

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Spider-Man : new generation est une surprise à tous les niveaux pour en faire un film excellent.

La note de Fabien
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