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Fiche technique.

Réalisation : Jon Turteltaub.
Scénario : Lynn Siefert et Michael Ritchie.
Production : Walt Disney Pictures.
Compositeur : Hans Zimmer et Nick Glennie-Smith.
Studio de production : Walt Disney Pictures.
Distributeur : Buena Vista Pictures Distribution.
Sortie USA : 1er Octobre 1993.
Sortie française : 13 Avril 1994.
Titre original : Cool Runnings.
Durée : 1h38.
Budget : 14,8 M$.
Recette mondiale : 154 813 375 $.
Recette USA : 68 813 375 $ .
Entrées françaises : 2 523 167 entrées .

Résumé.

Après avoir échoué aux sélections pour les épreuves du 100m, le jeune Jamaïcain Derice Bannock décide de ne pas renoncer à ses rêves olympiques en montant, contre toute attente, une équipe de bobsleigh afin de participer aux Jeux d’hiver de 1988.

Achat.

Casting.

Irvin Blitzer : John Candy (VO) – Daniel Russo (VF).
Derice Bannock : Leon Robinson (VO) – Pascal Nzonzi (VF).
Sanka Coffie : Doug E. Doug (VO) – Pascal Légitimus (VF).
Yul Brenner : Malik Yoba (VO) – Thierry Desroses (VF).
Junior Bevil : Rawle D. Lewis (VO) – José-Philippe Dalmat (VF).

En savoir plus.

Rasta Rockett est inspiré de l’histoire vraie de la création d’une équipe jamaïcaine de bobsleigh pour les Jeux olympiques de Calgary en 1988. Le film prend toutefois quelques libertés scénaristiques notamment lorsqu’il s’agit de l’entraîneur qui n’était en réalité pas seul au côté des athlètes. Ajoutons à cela qu’aucun des coachs n’avait d’antécédent de tricherie, qu’aucun membre de l’équipe n’a été sprinter, que c’est la vente de T-shirt souvenir qui permit à l’équipe de s’inscrire au J.O et non la vente d’une voiture et que, pour finir, les Jamaïcains ne semblaient pas avoir subi d’animosité de la part de leurs concurrents.

La scène finale du film est en réalité une séquence originale des Jeux olympiques d’hiver de 1988. La fin de l’histoire raconte fidèlement ce qui s’est réellement passé lors de la troisième manche des épreuves de bobsleigh.

Spoiler

Cependant, contrairement au film mettant en avant une erreur mécanique, le crash de l’équipe jamaïcaine était en réalité du à une perte de contrôle du véhicule.

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Faux raccords et petits détails, tour d’horizon des oublis de Rasta Rockett :

Alors que la roue avant droite semble se détacher lors d’une descente pour le moins incontrôlér, cette dernière réapparaît cependant mystérieusement quelques secondes plus tard.

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Fraîchement arrivée à Calgary, l’équipe de bobsleigh prend une navette pour se rendre au Calgary Hotel. Visiblement, la troupe n’appréciera jamais les services de cet établissement puisque le chauffeur semble les avoir déposés chez un concurrent, le Relax Inn.

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Notre critique de Rasta Rockett.

Capable de rassembler plus d’1,5 million de téléspectateurs français lorsqu’il passe à la télévision (Audience du 21 février 2014 pour W9 à 20h50 : 1 596 000 téléspectateurs – 6,6% PDM ), Rasta Rockett est devenu, au cours des années, une production culte des studios Disney. Porté par toute une génération, a-t-il pour autant les mérites de son succès ? Analyse.Disney Illustration-Rasta-Rockett-02

À première vue, rien ne semble différencier Rasta Rockett des autres productions Disney. Avec sa trame scénaristique assez classique et pleine de bons sentiments, il ne présente ici rien d’exceptionnel si ce n’est le côté décalé de son contexte. En effet, la simple idée de faire concourir aux Jeux olympiques une équipe de bobsleigh jamaïcaine apporte tout de suite une dimension originale et surtout humoristique.

Drôle ? Oui, mais pas trop. Alors que nombreux sont ceux qui lui louent des vertus comiques exceptionnelles, force est de constater que le film a pris un sacré coup de vieux à ce sujet. Si le scénario ouvre la porte aux situations cocasses, Rasta Rockett semble toutefois passer à côté de ces nombreuses opportunités. Sans pour autant laisser de marbre face à quelques bonnes idées, l’aspect nostalgique permet certainement, à ceux qui ont connu le film dans ses premières années, de rire encore aux éclats là où celui qui le découvre esquissera simplement un sourire.

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Un choc de température qui aurait eu le mérite d’être plus exploité.

Alors, comment expliquer que ce film, aux apparences plutôt banales, déchaîne encore les passions et rassemble toujours le public plus de 20 ans après sa sortie ? Même si son déroulement reste sans surprise, le récit a le mérite d’être inspiré d’une histoire vraie, qui, assez récente à l’époque du film, avait été grandement médiatisée. Un atout de taille pour le long-métrage favorisant ainsi l’attachement et l’identification aux personnages qui, somme toute, n’ont pas réellement besoin de ce contexte pour capter la sympathie des spectateurs.

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Fort de leurs origines jamaïcaines, les protagonistes amènent avec eux la chaleur et la bonne humeur des Antilles. Si l’accent contribue à l’humour et au dépaysement, le côté plus pauvre de ce pays ajoutera de la puissance aux valeurs sportives et à la détermination que le film cherche à transmettre.

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Une équipe attachante à la détermination sans faille.

Malgré tout, il reste difficile d’expliquer l’engouement du public pour ce long-métrage. Faisant preuve de bons sentiments, le film ne semble cependant pas disposé de véritables arguments justifiant son succès. Il est, avant tout, ce que l’on pourrait appeler un pur produit générationnel, dont la réussite ne trouvera finalement raison qu’aux yeux du public de l’époque.

Loin d’être un mauvais divertissement, Rasta Rockett se regarde avec plaisir et bienveillance même s’il n’arrivera pas à convaincre totalement le public d’aujourd’hui comme ce fut le cas autrefois.