Cinéma Pulp Fiction.

Pulp Fiction.

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Affiche Poster pulp fiction disney miramax

Fiche technique.

Réalisateur : Quentin Tarantino.
Scénaristes : Quentin Tarantino, Roger Avary.
Producteur : Lawrence Bender.
Compositeur : Aucun.
Sociétés de production : Miramax, Jersey Films et A Band Apart.
Distributeur : Miramax Films.
Sortie USA : 14 octobre 1994.
Sortie française : 26 octobre 1994.
Titre original : Pulp Fiction.
Durée : 2h34.
Budget : 8 millions de dollars.
Recette mondiale : 214,2 millions de dollars.
Recette USA : 107,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 864 640 entrées.

Résumé

Tandis que le duo formé par Vincent Vega et Jules Winfield œuvre pour les affaires de leur patron, Marsellus Wallace, un boxeur du nom de Butch tente de duper le trio.

Univers.

Achats.

Casting

Vincent Vega : John Travolta (VF : Michel Vigné).
Jules Winfield : Samuel L. Jackson (VF : Thierry Desroses).
Butch Coolidge : Bruce Willis (VF : Patrick Poivey).
Mia Wallace : Uma Thurman (VF : Juliette Degenne).
Marsellus Wallace : Ving Rhames (VF : Jean-Michel Martial).
Winston Wolfe/Le Loup : Harvey Keitel (VF : Daniel Russo).
Ringo : Tim Roth (VF : Pierre-François Pistorio).
Lance : Eric Stoltz (VF : Emmanuel Curtil).
Jody : Rosanna Arquette (VF : Catherine Hamilty).
Jimmie Dimmick : Quentin Tarantino (VF : Vincent Ropion).
Colonel Koons : Christopher Walken (VF : Bernard Lanneau).

Images.

Vidéos.

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En savoir plus.

Sur les 8 millions de dollars qu’a coûté Pulp Fiction, 5 millions ont été nécessaires aux salaires des acteurs et actrices.

La création du décor du JackRabbit Slim’s a atteint la somme de 150 000 $.

Tarantino a écrit le rôle de Jules spécialement pour Samuel L. Jackson et celui du Loup uniquement pour Harvey Keitel.

Dans un premier temps, Uma Thurman ne voulait pas interpréter le rôle de Mia. Tarantino souhaitait tellement qu’elle fasse partie du casting, qu’il lui a lu le scénario au téléphone pour la convaincre.

Image pulp fiction disney miramax

Le F-Word (Fuck) est entendu 265 fois durant toute la durée du film.

Le rôle de Lance avait d’abord été écrit pour John Cusack.

Le porte-monnaie « Bad Mother Fucker » de Jules est en réalité celui du réalisateur Quentin Tarantino.

La danse de Vincent et Mia au JackRabbit Slim’s a été copié trait pour trait sur celle effectuée dans Huit et demi (Federico Fellini, 1963) par Gloria Morin et Mario Pisu.

Matt Dillon ou Mickey Rourke auraient pu incarner Butch.

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Lors de la tirade de Christopher Walken sur la montre dorée, celui-ci fait une longue pause dans son discours. Il s’agit en réalité d’un trou de mémoire de l’acteur. Celui-ci a tellement plus au réalisateur qu’il l’a gardé au montage.

Daniel Day-Lewis aurait aimé interpréter Vincent Vega.

Pour les costumes de ses personnages, Tarantino s’est inspiré de Jean-Pierre Melville et sa manière de les considérer comme une armure symbolique.

Jennifer Aniston, Meg Ryan, Robin Wright, Halle Berry, Isabella Rosselini ont été envisagées pour le rôle de Mia.

Une fois fini, le scénario de Pulp Fiction faisait 159 pages.

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Il y a dans ce film un des rares placement de produit effectué par Tarantino. Lorsque Butch s’échappe de son match de boxe pour monter dans un taxi, on peut clairement voir un Thermos près de la fenêtre.

Puisque John Travolta devait jouer un drogué, il s’est alloué les conseils d’un ami de Quentin Tarantino qui avait déjà expérimenté plusieurs drogues. Il lui a donné des indications quant à l’impression que cela procurait ainsi que des recettes à base d’alcools pour être au plus proche de l’effet que donne la consommation de substances illicites.

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Pulp Fiction a remporté la Palme d’Or à Cannes en 1994.

Notre critique de Pulp Fiction.

Comment peut-on évoquer Pulp Fiction sans passer à côté du phénomène qu’il fut et qu’il continue d’être. Figurant sur des listes à rallonge de films à voir absolument, il est impossible de ne pas s’attarder sur sa valeur culte et mythique. Mais il faudrait tout de même comprendre le phénomène et discerner ce qui a bien pu l’élever à ce rang si prestigieux.

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Principale caractéristique inhérente à Tarantino : les dialogues très fournis en détails et informations diverses dans un style proche de celui du scénariste français Michel Audiard. Rutilants par leur sens de la syntaxe et de leur langage très fleuri, les personnages y deviennent des monstres de paroles en y racontant des anecdotes dans leur globalité plutôt que dans leur simplicité narrative. On est alors en droit de se demander si la discussion est vraiment nécessaire au film. Puisque ce n’est pas toujours le cas, les répliques deviennent cultes par leur décalage presque constant à l’histoire première.

Image pulp fiction disney miramax

S’il y a des dialogues conséquents dans Pulp Fiction, il peut aussi ne pas y en avoir du tout. Peu importe, Tarantino joue et expérimente afin de nous offrir ces moments où le silence devient pleinement dialogue et où le verbe devient pleinement action. A première vue, il donne aussi l’impression à son audience de se jouer d’elle en l’ignorant de ces conversations étoffées, puis en commençant ses séquences in medias rès. Au contraire, il lui offre un ticket d’entrée pour un voyage cinématographique qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Image pulp fiction disney miramax

Commençons cette virée par un bond dans le passé. Premier arrêt : le Jackrabbit Slim’s, ce café qui rend hommage à l’Hollywood des années 50/60 et de ses stars emblématiques que sont Frank Sinatra, James Dean ou Marilyn Monroe. C’est sur une bande originale inoubliable, que Vincent et Mia entament une danse restée culte aux yeux du Septième Art, grâce à ce déhanché fait de légers sursauts. Des personnages toujours agités et en mouvement donc, qui en font un film pouvant dégénérer d’une seconde à l’autre.

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Second arrêt : la mise en scène. Hormis de nombreux fondus au noir et des gros plans récurrents sur les visages des protagonistes, on ne sait jamais à quoi s’attendre au plan suivant. Tous différents les uns des autres dans leur angle de vue, il faut regarder chaque plan consécutif de la scène d’ouverture pour y voir l’ingéniosité dans le placement de la caméra. Des transitions qui se retrouvent d’ailleurs dans le découpage même du film sous forme de chapitres. Ainsi, on y observe une succession de parcours imbriqués dans une même histoire pour donner au tout une dynamique infatigable durant les deux heures et demies du film.

Image pulp fiction disney miramax

Totale liberté, affirmation d’un point de vue bien senti et créativité décuplée, il n’y a pas assez de termes pour développer toute la complexité du génie de Tarantino avec Pulp Fiction. Néanmoins, une chose est certaine, oubliée la bienséance relative, le réalisateur américain se soucie avant tout de sa vision du cinéma pour nous en faire profiter pleinement. On aime ou on déteste.

La note de Marine

En bref

A mettre sur votre bucket list !

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