Prison Break.

affiche poster prison break disney fox

Créateur : Paul Scheuring.
Réalisateur : Bobby Roth, Kevin Hooks, Dwight H. Little, Nelson McCormick…
Scénariste : Paul Scheuring, Zack Estrin, Nick Santora, Karyn Usher…
Producteur : Garry A. Brown, Karyn Usher, Wentworth Miller, Dominic Purcell et Michael Klick.
Compositeur : Ramin Djawadi.
Société de production : 20th Century Fox Television, Adelstein-Parouse Productions, Dawn Olmstead Productions, Adelstein Productions, Original Television, Original Film, One Light Road Productions et Prison Break Productions.
Distributeur : Fox Network.
Première diffusion USA : 29 août 2005.
Première diffusion française : 31 août 2006.
Période : 2005 – 2017.
Titre original : Prison Break.
Durée moyenne d’un épisode : 45min.
Nombre de saisons : 5 saisons.
Nombre d’épisodes : 90 épisodes.

Résumé.

Persuadé que son frère condamné à mort est innocent, Michael se fait tatouer les plans de la prison sur son corps à travers différents graphismes cachés et se fait arrêter afin de faire évader son frère.

Achats.

Casting.

Michael Scofield : Wentworth Miller (VF : Axel Kiener).
Lincoln Burrows : Dominic Purcell (VF : Éric Aubrahn).
Sara Tancredi : Sarah Wayne Callies (VF :Gaëlle Savary).
Theodore Bagwell : Robert Knepper (VF : Christian Visine).
Fernando Sucre : Amaury Nolasco (VF : Laurent Morteau).
Benjamin Miles “C-Note” Franklin : Rockmond Dunbar (VF : Gilles Morvan).
Alexander Mahone : William Fichtner (VF : Guy Chapellier).
John Abruzzi : Peter Stormare (VF : Patrick Poivey).
Veronica Donovan : Robin Tunney (VF : Cathy Diraison).
L.J. Burrows : Marshall Allman (VF : Yoann Sover).
Norman “Lechero” St. John : Robert Wisdom (VF : Jean-Louis Faure).
James Whistler : Chris Vance (VF : Patrick Mancini).
Sofia Lugo : Danay García (VF : Alexandra Garijo).
Gretchen Morgan : Jodi Lyn O’Keefe (VF : Barbara Delsol).
Brad Bellick : Wade Williams (VF : Marc Alfos).
Paul Kellerman : Paul Adelstein (VF : Boris Rehlinger).

En savoir plus.

Lorsque Paul Scheuring propose le concept de sa série à la Fox en 2003, elle le refuse. Spielberg est alors intéressé pour en faire une mini-série mais son emploi du temps ne lui permet pas. Finalement, la Fox décide de reprendre le projet.

Wentworth Miller, qui joue Michael Scofield a passé l’audition une semaine avant le début du tournage et il fut pris.

La série n’était prévue que pour faire deux saisons. Devant le succès, la Fox demanda à Paul Scheuring d’en créer d’autres.

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Le téléfilm Prison Break : La dernière évasion (VO : The Final Break) prend place dans la chronologie dans le saut temporel de quatre ans de la fin de la saison 4, répondant à certaines questions en suspens.

Les quatre premières saisons ont été diffusées de 2005 à 2009. La cinquième saison est diffusée en 2017 après que la Fox ait décidée de relancer la série.

De 2017 à 2020, les annonces officielles et les annulations officielles sur une saison 6 sont fréquentes.

Le tatouage sur le corps de Scofield a été conçu par Tom Berg. Il fallait environ cinq heures pour l’appliquer sur Miller. Pour gagner du temps, quand Scofield porte un vêtement, seuls les tatouages qui restent visibles sont appliqués.

Le personnage de DB Cooper est inspiré d’une personnage réelle qui en 1971, a détourné un avion de ligne et voler 200 000 dollars. Il n’a jamais été retrouvé ni l’argent.

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La version française du générique, “Pas le temps”, est interprétée par Faf Larage et a été approuvé par le créateur de la série. Pour le générique de la saison 2, le rappeur interprète “C’est pas ma faute”.

Les audiences ont oscillées entre 4 millions de téléspectateurs (saison 5) et 9,3 millions (saison 2).

Une série spin-off a vu le jour pour les téléphones en 2006 : Prison Break: Proof of Innocence. Une saison de 26 épisodes de deux minutes. Amber McCall chercher à innocenter son ami LJ Burrows.

La prison de la saison 1 est une ancienne prison de Joliet près de Chicago.

Notre critique de Prison Break.

Une série sur l’univers carcérale, on se doute que ça ne va pas être tout rose dans le monde des bisounours.

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Il y a des séries qui débarquent de nulle part et qui marquent durablement les esprits. Prison Break en fait parti, ou tout du moins, sa première saison. En effet, loin d’être dur dans ses thématiques (comme l’a fait la série Oz), on est plutôt captivé par l’ingéniosité de Scofield pour l’évasion de la prison. Il avait tout prévu, sait aussi improviser rapidement et tout ça en côtoyant des criminels, loin de son état d’esprit. Associé à un complot gouvernemental, on a tout pour être satisfait et c’est le cas. En plus de la fraternité des deux héros, on y trouve aussi de la solidarité, de la romance, de l’introspection… La saison mise à fond sur la tension et c’est parfait. Puis vient la seconde saison, qui est la suite logique avec la cavale. Bien que faisant partie du plan initiale, les imprévus s’enchainent surtout quand un inspecteur du FBI est aussi intelligent que Scofield et qu’il comprend son plan grâce à ses tatouages. Un jeu de chasse prenant mais qui va donner lieu à beaucoup d’intrigues où on suit les différents protagonistes. Un intérêt qui s’affaisse surtout quand le complot gouvernemental prend de plus en plus d’espace inutile.

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Si seulement la série s’était arrêtée là mais non, faut tirer sur la corde. Ainsi, la saison 3 nous fait retourner dans une prison sans ordre où c’est la loi du plus fort et où les rôles sont inversés. Cela devient vraiment du grand n’importe quoi et c’est la saison de trop. Malheureusement, cela ne va pas empêcher d’avoir une quatrième saison qui est une honte tant il n’y a plus rien à voir avec l’esprit de la série si ce n’est reprendre des protagonistes dans une intrigue sans queue ni tête qu’on n’y comprend plus rien. Au moins, on aura une vraie fin à la série. Sauf jusqu’à l’annonce du retour de la série pour une cinquième saison usant de pirouettes scénaristiques usantes qui n’apportent plus rien du tout à un univers dont on a déjà fait le tour. Dans tout ça, on a aussi eu droit à un téléfilm qui reprend les mêmes ficelles mais avec un autre point de vue sauf que l’ennui est toujours là.

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La force de la série revient aussi à ses personnages divers et bien construits. Scofield est le cerveau, la “gueule d’ange” qui s’enferme volontairement pour libérer son frère qu’il croit innocent. Il est touchant car derrière sa grande intelligente et son envie de bien faire, il va devoir franchir ses propres limites par amour fraternel tout en tentant de se racheter. Burrows, le frère justement, est la force brute qui voulait épargner Michael de tout ça mais qui est bien content de le retrouver. Le cérébral en moins, il n’est pas en reste pour aider les autres pour autant. Sara est la touche féminine de la série. Médecin en prison, elle s’attache à Scofield et se retrouve coincé entre ses valeurs et son cœur. Son personnage perd quand même en intérêt au fil du temps. Concernant les autres prisonniers, il y a de tout, allant du néo-nazi à la mafia, en passant par les meurtriers et les pickpockets. Certains vont crever l’écran tandis que d’autres seront vite oubliés. Au moins chacun trouvera un dénouement.

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Avec un scénario inégal, on a aussi une réalisation de qualité bancale. Si la première saison arrivait à créer une ambiance forte en maniant le suspense, le tout dans un décor oppressant, la saison 2 offre plus de rythmes et de décors mais s’éparpille un peu plus. Ce que les saisons suivantes feront également, livrant aucun épisodes mémorables là où la saison 1 faisait mouche. Dommage que pour la version française nous devions subir une chanson caricaturale de rap pour le générique là où la version américaine est une musique tellement plus intense en terme de sensation.

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Prison Break est à voir pour sa saison 1 excellente, sa saison 2 à la rigueur et c’est tout. Le reste n’est là que pour surfer sur la vague qui finira par perdre de son aura.

La note de Fabien