CinémaNomadland.

Nomadland.

affiche poster nomadland disney searchlight

Réalisateur : Chloé Zhao.
Scénariste : Jessica Bruder et Chloé Zhao.
Producteur : Frances McDormand, Peter Spears, Mollye Asher, Dan Janvey et Chloé Zhao..
Compositeur : Ludovico Einaudi.
Société de production : Cor Cordium Productions, Hear/Say Productions et Highwayman Films.
Distributeur : Searchlight Pictures.
Première mondiale : 11 septembre 2020 (Venise).
Sortie USA : 19 février 2021.
Sortie française : 9 juin 2021.
Titre original : Nomadland.
Durée : 1h48.
Budget : Inconnu.
Recette mondiale : 18,7 millions de dollars.
Recette USA : 2,1 millions de dollars.
Entrées françaises : Inconnue.

Résumé.

Fern, âgée d’environ 60 ans, a tout perdu durant la Grande Récession. Elle décide de voyager dans l’ouest américain avec sa camionnette.

Achats.

À venir.

Casting.

Fern : Frances McDormand (VF : Inconnue).
Dave : David Strathairn (VF : Inconnue).
Linda : Linda May (VF : Inconnue).
Swankie : Charlene Swankie (VF : Inconnue).
Bob : Bob Wells (VF : Inconnue).

En savoir plus.

Nomadland est l’adaptation du roman Nomadland: Surviving America in the Twenty-First Century de Jessica Bruder publié en 2017.

image nomadland disney fox

Le film remporte en 2020 le Lion d’or à la Mostra de Venise.

Le film était prévu pour le 4 décembre 2020 avant d’être reporté suite à la pandémie.

Notre critique de Nomadland.

En voyant la sublime affiche de Nomadland, nous rappelant au passage ses trois Oscars dont celui du Meilleur Film, on s’attendait à un petit film de niche bien ficelé comme Into the wild avait pu nous le proposer quelques années auparavant. Mais autant dire que la promesse n’a pas vraiment été tenue.

image nomadland disney fox

Si l’ensemble des plans est travaillé avec soin, tant au niveau de la colorimétrie que du cadrage, avec cette ouverture sur un lever de rideau depuis un camion, le scénario est quant à lui un fil décousu sans début ni fin. Peut-être rappelle-t-il justement la vie de nomade du personnage principal qui tente de fuir un passé devenu trop encombrant à bord de son van ? Toujours est-il que le spectateur en ressort avec un melting-pot d’informations et d’images successives en tête qui se confondent comme les photos d’un album mal classé.

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Et la réalisatrice, qui emprunte nombre de techniques au cinéma documentaire, donnant ainsi la parole à ceux qui l’ont rarement, met l’accent sur le voyage, l’épopée et le road-trip, connus pour être des thèmes chers au cinéma. Mais elle décide aussi d’y mêler la reconstruction personnelle et la reconquête de soi pour finalement tomber dans le voyage initiatique. Toutefois, un problème demeure sur ce qui semble être le sujet majeur du film : on ne voit à aucun moment le personnage principal, Fern, évoluer ou effectuer une transition dans son approche de la vie. Dès le début, elle a déjà pris la décision de tout quitter pour partir sur les routes, tentant ainsi d’échapper à un malheureux quotidien sans jamais réussir à le fuir. En témoignent ses allers-retours dans les entrepôts de la multinationale Amazon, qui va totalement à l’inverse des valeurs portées par le récit, pour tenter de gagner quelques sous. Et jusqu’aux dernières minutes de l’œuvre, le personnage restera dans cette même approche, n’évoluant jamais. Finalement, qu’a-t-elle compris de cette expérience ? Qu’en retient-elle ? Le film n’y apportera aucune réponse.

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Mais peut-être que le sujet est ailleurs, dans une volonté d’hymne à la vie et à la liberté ? Pour affirmer ce propos, encore aurait-il fallu que le film soit un minimum joyeux et entraînant. Ou alors est-ce la célébration d’une vie en marge de la société ? Toutes ces interrogations rendent l’histoire plus incompréhensible qu’elle n’aurait dû l’être, puisqu’elle n’apporte aucune réponse sur le cheminement intérieur du personnage central, pourtant au cœur du récit.

Néanmoins, le seul point positif que l’on peut mentionner est l’actrice principale, Frances McDormand, déjà incroyable de justesse et de sensibilité dans 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance. Ici, elle incarne parfaitement cette sexagénaire qui se retrouve sans repère après la mort de son mari, la perte de son travail et un déménagement forcé. Elle donne ainsi toute sa valeur au film qui aurait été bien plus maussade sans elle.

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Pour conclure, Nomadland ne fait pas partie des longs-métrages qui nous hantent l’esprit après une projection. En demi teinte du début à la fin, on oubliera donc vite cette œuvre peu marquante et monotone que l’on vous déconseille de regarder si votre moral n’est pas au meilleur de sa forme.

La note de Marine

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