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Fiche technique.

Réalisation : Gavin O’Connor.
Scénario : Eric Guggenheim.
Production : Mark Ciardi et Gordon Gray.
Compositeur : Mark Isham.
Studio de production : Walt Disney Pictures, Pop Pop Productions, Determination Productions, Mayhem Pictures, Solaris et Sports Studio.
Distributeur : Buena Vista Pictures.
Sortie USA : 2 Février 2004.
Titre original :Miracle.
Durée : 2h15.
Recette mondiale : 64 422 098 $.
Recette USA : 64 371 181 $.

Résumé.

L’histoire d’une jeune équipe de hockey qui va réussir l’exploit de vaincre, contre toute attente, les invincibles Soviétiques aux J.O de 1980 à Lake Placid.

Achat.

Casting.

Herb Brooks : Kurt Russell (VO) – Bruno Choël (VF).
Patti Brooks : Patricia Clarkson (VO) – Valérie Karsenti (VF).
Craig Patrick : Noah Emmerich (VO) – Daniel Beretta (VF).
Walter Bush : Sean McCann (VO) – Iteddy Bills (VF).
Bill Baker : Nick Postle (VO).
Doc Nagobads : Kenneth Welsh (VO) – Jean Claude Donda (VF).
Jim Craig : Eddie Cahill (pour les scènes hors glace) et Bill Ranford (pour les scènes sur glace) (VO) – Roger Carel (VF).
Mike Eruzione : Patrick O’Brien Demsey (VO).
Jack O’Callahan : Michael Mantenuto (VO).
Rob McClanahan : Nathan West (VO) – Féodor Atkine (VF).
Mark Johnson : Eric Peter-Kaiser (VO).
Dave Silk : Bobby Hanson (VO).

En savoir plus.

Miracle est tiré de l’histoire vraie de l’équipe américaine qui triompha de l’équipe soviétique, alors détentrice de cinq titres olympiques consécutifs, lors des J.O de Lake Placid. Cet événement, que la Fédération Internationale de Hockey nommera « le miracle sur glace » est « une double victoire » pour les États-Unis puisqu’elle intervient dans le contexte de la guerre froide qu’entretient l’Amérique avec l’URSS.

Cette histoire fit l’objet d’une adaptation tout d’abord télévisuelle avec Miracle on ice en 1981 avec Karl Malden et Steve Guttenberg (Le fantôme d’Halloween  – 1997), puis cinématographique avec la ressortie de ce dernier en 1989 sur grand écran.

Le véritable coach de l’équipe américaine Herb Brooks est décédé dans un accident de voiture durant le tournage du film. Un hommage lui est rendu à la fin de celui-ci juste avant le générique.

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Le World Trade Center apparaît dans le film dans une reconstitution numérique. C’est la première fois que les tours apparaissent de la sorte depuis les attentats du 11 Septembre 2001.

Al Michaels, commentateur durant le match de 1980, est venu sur le tournage du film afin de réenregistrer les commentaires de la rencontre. Le réalisateur ayant cependant jugé impossible de rejouer l’émotion ressentie à l’instant de la victoire, les quelques secondes au cours desquelles Al prononce “Do you believe in miracles ?” proviennent de l’enregistrement original fait durant les Jeux.

Ryan Walter joue le rôle de l’arbitre lors de la demi-finale mythique. Il fut un temps membre de LNH (Ligue nationale de hockey) et a mis en scène, sur le film, les différents matchs afin de coller au mieux à la réalité.

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La puissante scène du débrief sur la glace, où le coach fait faire des allers-retours sur la patinoire à son équipe, a été tournée dans des conditions plus ou moins réelles afin que les acteurs donnent un jeu probant, proche de la réalité. Cette partie du film prend d’ailleurs fin lorsque Mike Eruzione dit qu’il joue pour les États-Unis d’Amérique. Cependant, dans l’histoire d’origine, c’est la frustration de Mark Johnson, qui l’entraîna à casser sa cross contre une vitre, qui mit un terme à ce supplice.

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Une scène de mise au point chargé de douleur pour les athlètes … et les acteurs.

Les séquences que visionne Herb afin de s’imprégner du jeu de ses adversaires sont en réalité de vrais enregistrements de l’équipe soviétique.

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Bien qu’il soit droitier, Kurt Russell alias Herb Brooks, utilise sa main gauche tout au long du film afin de coller au maximum à son personnage.

Petits détails et faux raccords, même quand on est un pro du patin, on peut parfois glisser sur la glace ! Tour d’horizon des erreurs de Miracle.

En conférence de presse, Walter Bush annonce le début du match pour 17h. Pourtant, lorsque le coach Brooks regarde sa montre avant la demi-finale, elle indique 19h20. Un sacré retard !

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On vous l’accorde, il s’agit là d’un détail assez difficile à voir. Dans cette scène, l’équipe soviétique vient tout juste de marquer son second point. Pourtant, dans un plan large, on constate que le score affiché reste inchangé et demeure à 1 – 1

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Le score du tableau est identique alors qu’il devrait être de 1 – 2.

Alors que l’équipe américaine égalise en marquant son 3eme point, il semblerait que sur ce nouveau plan large, le panneau d’affichage indique déjà le score final de 4 – 3.

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Malgré la netteté, il est facile de distinguer une différence entre les deux chiffres qui devrait pourtant être identique.

Désormais, l’Amérique vient de marquer son 4éme but, mais dans un plan identique aux précédents, l’affichage indique désormais le score de 3 – 3.

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Le score apparaît ici comme étant clairement identique, toujours en dépit de la netteté de l’image !

Après une bagarre sur la glace entre lui et Jack O’Callahan, Rob McClanahan semble vouloir jouer davantage les victimes en accentuant considérablement ses blessures après la fin du combat.

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En effet, ça doit faire mal !

Un personnage célèbre viendra vous faire un petit clin d’œil furtif au début du film. Et si, comme pour Walt, la victoire de l’équipe de hockey avait aussi commencé par une souris ?

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Faites coucou à Mickey !

Notre critique de Miracle.

Huit ans après Les petits champions 3, Disney remet un pied sur la glace pour nous raconter une histoire qui se veut, cette fois-ci, beaucoup moins fictive et surtout nettement plus sérieuse. Tiré d’une histoire vraie, ce film nous entraîne dans une Amérique en proie au doute et en pleine guerre froide avec l’URSS, qui, grâce à une victoire inattendue aux J.O de 1980, va avoir à nouveau « L’occasion de croire ». Si cet exploit a permis de faire rêver toute une nation, ce long-métrage n’a-t-il de miraculeux que le nom ou est-il tout aussi divin que ce moment de joie inoubliable pour le peuple américain ?Disney pictures Illustration-Miracle-16

Une chose est certaine, c’est que ce match cinématographique a de quoi nous tenir en haleine. Au-delà de son récit qui porte à lui seul d’importants atouts, on peut compter, parmi les points forts du film, un grand nombre d’éléments favorables.

Notons, pour commencer, le jeu des acteurs qui ici influence grandement l’intensité du film. Et s’il fallait n’en nommer qu’un, ce serait Kurt Russell qui campe avec force et justesse le rôle d’un coach quelque peu tyrannique, mais surtout déterminé à mener son équipe à la victoire. Il arrive, à lui seul, à transmettre une émotion si forte que les séquences dans lesquelles il apparaît prennent tout de suite une autre dimension.

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Kurt Russell en coach tyrannique, mais néanmoins attachant.

À propos de scènes marquantes, Miracle en contient quelques-unes qui sont d’autant plus soutenues qu’elles proviennent d’une histoire vraie. De la mise au point d’après jeu en passant par les blessures et les évictions sans parler, bien entendu, du match final remarquablement filmé, cette production a de quoi briser la glace et émouvoir son public.

S’il peut faire revivre, l’espace d’un instant, ce grand moment du hockey américain, ce long-métrage va quand même avoir le droit à son petit coup de sifflet.

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On ne peut le nier, Miracle est un bon film. Plutôt bien rythmé, ce qui est un atout pour une œuvre de plus de 2h, il aurait peut-être réussi à prendre un peu plus le spectateur aux tripes s’il n’avait pas négligé un léger point de son récit. A l’inverse de certaines productions qui peinent à démarrer, celle-ci commence un peu vite, oubliant ainsi de s’attarder sur les personnalités de son équipe.

Si celle du coach est amplement détaillée, il en est moins vrai lorsqu’il s’agit de parler de celles des joueurs. Pesant ainsi en défaveur de l’identification et de l’attachement du spectateur, il restreint légèrement l’aspect émotionnel lorsqu’un événement vient à toucher la troupe de hockeyeurs.

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Mais au final, et c’est bien là le principal, le film fonctionne. Miracle parvient facilement à entraîner sur la glace celui ou celle qui se montrera réceptif à son histoire. Émouvant, il n’aura peut-être pas le même impact sur tout le monde, selon si l’on est sensible ou non aux valeurs sportives ou au contexte historique, mais il parviendra, sans nul doute, à toucher et à rassembler le plus grand nombre d’entre nous.