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Fiche technique.

Réalisateur : Henry Selick.
Scénaristes : Caroline, Thompson, Michael McDowell et Tim Burton.
Producteurs : Tim Burton, Denise Di Novi et Kathleen Gavin.
Société de production : Touchstone Pictures, Skellington productions Inc, Tim Burton Productions et Walt Disney Pictures.
Compositeur : Danny Elfman.
Animateur : Tim Burton.
Première USA : 9 octobre 1993 (New York).
Sortie USA : 29 octobre 1993.
Sortie française : 7 décembre 1994.
Titre original : The Nightmare Before Christmas.
Durée : 76 minutes.
Budget : 18 000 000 dollars.
Recette mondiale : 72 392 095 dollars.
Recette USA : 50 003 043 dollars.
Entrées françaises : 279053 entrées.

Résumé.

A Halloween Town vit un épouvantail squelettique adulé de tous appelé Jack Skellington. Un jour après la fête d’Halloween, Jack se sent perdu et s’aventure à travers une mystérieuse forêt jusqu’à tomber sur des portails des différentes fêtes existantes dans le monde. Jack est particulièrement attiré par Noël et décide d’y regarder de plus près. Obnubilé par ce qu’il a découvert à Chrismas Town, il décide de revenir chez lui parler à la ville de son projet : et si Halloween Town organisait Noël ! Accompagné de Sally et des autres habitants, Jack arrivera-t-il à réaliser le noël de ses rêves ?

Achat.

Casting.

Jack Skellington : Chris Sarandon et Danny Elfman (chant) (VO) – Olivier Constantin (VF).
Sally : Catherine O’Hara (VO) – Dorothée Jemma et Nina Morato (chant) (VF).
Oogie Boogie : Ken Page (VO) – Richard Darbois (VF).

En savoir plus.

L’étrange Noël de Monsieur Jack a bénéficié en 2007 d’une ressortie en Disney Digital 3-D.

1 minutes du film correspondent en moyenne à 1 semaine de travail ce qui explique que le film ait demandé environ 3 ans de tournage. Le procédé d’animation image par image (stop motion en anglais) est un procédé simple mais laborieux. Un film entier peut être réalisé avec un simple appareil photo (comme l’a fait Tim Burton avec son film Les noces funèbres).

Un des nombreuses difficultés de la création de film fut la taille des décors qu’il fallait faire bien imposants afin d’éviter en voulant bouger les marionnettes de détruire le décors et donc de recommencer toute la scène depuis le début.

L’étrange Noël de Monsieur Jack s’est vu récompensé par l’Oscar des meilleurs visuels mais il avait un concurrent de poids, les très célèbres dinosaures de Jurassic Park qui est sorti la même année.

L’étrange Noël de Monsieur Jack est née d’un poème écrit par Tim Burton au début des années 1980. En passant devant un magasin, Tim Burton a vu le personnel changer les décorations de Halloween pour laisser place à celles de Noël. Mais il s’est également inspiré des films de Noël comme Comment le Grinch a volé Noël ! et Rudolph the Red-Nosed Reindeer.

Tim Burton a marqué avec ce film une étape importante dans l’histoire de l’animation, car ce fut le premier long métrage entièrement réalisé avec le procédé d’animation image par image (stop motion) de personnages faits à partir de pâte à modeler ou autres matériaux. 400 expressions de visages ont été faites pour Jack Skellington. Le procédé image par image (stop motion) est presque aussi ancien que le cinéma lui-même, le premier King Kong par exemple l’utilisait déjà.

L’étrange Noël de Monsieur Jack a été réalisé par Henry Selick inspiré du poème de Tim Burton qui était animateur chez Disney au début des années 80. A l’origine seuls Jack, Zero et le père Noël étaient présents.

Danny Elfman est le compositeur attitré de Tim Burton et de la bande originale de ce film. Il a d’ailleurs prêté aussi sa voix à Jack lorsqu’il chante, à Barrel (un des trois enfants) et au clown.

Jack Skellington est déjà apparu dans un film, Beetlejuce (réalisé par Tim Burton en 1989). Jack était donc présent dans ce film sur le toit du carrousel sur lequel Beetlejuice apparaît dans la dernière partie du film.

Dans le premier court métrage de Tim Burton (Vincent 1982) le chat héros du premier court métrage fait une rapide apparition au début du film en sautant d’une poubelle qu’il était en train de fouiller.

Dans la version germanophone de ce film, Sally est doublé par la chanteuse Nina Hagen.

Notre critique de L’Etrange Noël de Monsieur Jack.

Sur une idée originale de Tim Burton, l’étrange Noël de Monsieur Jack voit le jour après plus de 3 ans de dur labeur. Tim Burton s’est imaginé un jour devant une vitrine ce que donnerait l’univers de Halloween associé à celui de Noël. Il a donc écrit un poème dont s’est inspiré Henry Selick pour réaliser L’étrange Noël de Monsieur Jack.

Jack est un épouvantail squelettique qui en a marre d’être adulé par les habitants de la ville de Halloween Town. C’est en partant loin de cette ville qu’il fit la découverte de Chrismas Town et il reviendra avec l’idée d’organiser Noël. Sally est une poupée de chiffon esclave de son créateur, le docteur Finklestein, mais elle ne lui obéit jamais et n’arrête pas de se sauver pour aller espionner Jack dont elle est secrètement amoureuse. Quand ce dernier revient de son mystérieux voyage à Chrismas Town, elle s’inquiète pour lui et sent que ce ne sera pas une bonne idée que de faire eux-mêmes Noël. Sally est le personnage le plus sensé de l’histoire et serait considérée comme la voix de la raison de Jack même si elle est bien trop patiente à son égard à certains moments du film. Le méchant de l’histoire serait le très énigmatique Oogie Boogie. Nous n’avons pas beaucoup de scènes avec ce dernier mais il inspire la peur et la crainte sauf pour Jack ;  le personnage est tellement énigmatique qu’on se pose des questions quant à ses origines :  pourquoi est-il enfermé là ? Il est craint par tous les habitants d’Halloween Town, mais cela ne perturbe pas trop le déroulement de l’action en général. L’histoire est une œuvre typiquement à l’image du style de Tim Burton. On y retrouve son univers connu de tous, ce qui donne l’impression de ne plus être dans un film made in Disney tellement le style est différent des autres.

La technologie Stop Motion (image par image) est envoûtante et quand on sait le travail que cela a demandé, nous nous attardons sur les détails et on s’étonne presque de n’y voir que du feu.La « pâte à modeler » filmé millimètre par millimètre est bluffante quand on pense que chaque geste contient plusieurs heures de travail. Le décor est assez sombre dans la ville d’Halloween Town (normal me direz-vous) mais seule la lune donne un côté magique à ce sombre univers, elle transperce le ciel et nous laisse rêveur devant un Jack désorienté ou amoureux (ces scènes sont d’ailleurs devenues des scènes cultes du film). Chrismas Town est la ville du père noël par excellence mais on y décèle tout de même un côté sombre avec Jack malgré la joie représentée dans cette ville. Dans les décors nous avons vraiment diverses choses comme des maisons qui ne sont pas droites, qui ont une drôle de forme ou encore des véhicules sortis tout droit de l’imaginaire. Nous avons vraiment tous les éléments pour être transporter dans l’univers de ce film.

Nous ne présentons plus Danny Elfman très célèbre compositeur à qui l’on doit la bande originale de nombreux films connus (ici nous resterons sur le sujet de ce film bien sûr). Les chansons sont tantôt mélancoliques (“ la complainte de Jack “) tantôt Jazzy (” Oogie Boogiie Blues “), drôles (” Bienvenue à Halloween “) ou encore entraînantes (” Que Vois-Je? “). Ces chansons nous amènent dans l’atmosphère du moment, elles en deviennent même incontournables comme « Bienvenue à Halloween » qui est la chanson thème de la ville d’Halloween Town qui reste en tête tout au long du film.

Inspirés du poème écrit par Tim Burton et créée par la magie du Stop Motion (image par image), l’histoire nous transporte dans l’univers effrayant de Halloween Town tout en ayant le côté chaleureux et rassurant de Christmas Town et de la matière « pâte à modeler » du film. Le mélange Tim Burton/Danny Elfman nous donne ce petit bijou d’animation incontournable qui reste encore aujourd’hui un grand classique de l’animation en tout genre.