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Films Live 20th Century Fox Les sentiers de la perdition.

Les sentiers de la perdition.

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affiche poster sentiers road perdition disney fox

Fiche technique.

Réalisateur : Sam Mendes.
Scénariste : David Self.
Producteur : Sam Mendes, Dean Zanuck et Richard D. Zanuck.
Compositeur : Thomas Newman.
Société de production : 20th Century Fox, DreamWorks et The Zanuck Company.
Distributeur : 20th Century Fox.
Sortie USA : 12 juillet 2002.
Sortie française : 11 septembre 2002.
Titre original : Road to Perdition.
Durée : 1h57.
Budget : 80 millions de dollars.
Recette mondiale : 181 millions de dollars.
Recette USA : 104,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 765 562 entrées.

Résumé.

En 1931, après le meurtre de sa famille, Sullivan, membre de la mafia et tueur à gage, prend la fuite avec son fils survivant afin de se venger.

Univers.

>> Répliques

Achats.

Casting.

Michael Sullivan : Tom Hanks (VF : Jean-Philippe Puymartin).
Michael Sullivan Jr. : Tyler Hoechlin (VF : Gwenaël Sommier).
John Rooney : Paul Newman (VF : Marc Cassot).
Connor Rooney : Daniel Craig (VF : Jean-François Kopf).
Harlen Maguire : Jude Law (VF : Bernard Gabay).
Frank Nitti : Stanley Tucci (VF : Gérard Darier).
Finn McGovern : Ciarán Hinds (VF : Philippe Catoire).
Annie Sullivan : Jennifer Jason Leigh (VF : Catherine Le Hénan).

Images.

Vidéos.

Retrouvez toutes les vidéos du film en streaming en cliquant ici.

En savoir plus.

Les sentiers de la perdition est l’adaptation de la bande dessinée éponyme de Max Allan Collins et Richard Piers Rayner publié en 1998.

Dès 1999, le projet d’adaptation au cinéma se fait ressentir dans le milieu et va jusqu’à Steven Spielberg et sa maison de production. Dreamworks le transmet à Sam Mendes qui accepte le poste de réalisateur.

Certaines différences existent avec le roman : le héros se nomme O’Sullivan, le père et le fils de la mafia ont pour nom Looney, Harlen Maguire n’existe pas, Michael est prêtre et raconte sa jeunesse où il a tué une fois.

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 2 000 enfants ont auditionné pour le rôle de Michael Sullivan.

Dans l’appartement de Maguire où des photos de cadavres sont exposés sur les murs, certaines sont réelles et datent de véritables enquêtes de police des années 1930.

Al Capone, incarné par Anthony LaPaglia, avait une scène dans le film mais elle fut coupée au montage.

Le film devait initialement sortir vers Noël 2001. Le réalisateur avait besoin de plus de temps pour finaliser le métrage.*

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Dans la scène où Sullivan et son fils mangent au bar et discutent de salaire, le jeune acteur Tyler Hoechlin ne savait pas qu’il devait manger avec parcimonie sa tarte pour tenir différentes prises. À force de tourner les scènes, il a fini par être calé d’avoir trop mangé.

Le tournage s’est déroulé dans l’Illinois, le Michigan et dans l’Indiana.

Notre critique de Les sentiers de la perdition.

Un réalisateur talentueux, un casting avec de grands noms, tout est de bon présage.

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Effectivement, on peut le dire, Les sentiers de la perdition est presque propre sur toute la ligne. Son scénario montre une sorte de quête de vengeance mais sans tomber dans le bain de sang à outrance avec de grandes scènes d’action. Nous sommes plutôt dans le film noir avec tous ses codes. Oui il y a des morts, oui il y a des gangsters. Pourtant on évite les clichés qu’on retrouve habituellement dans ce genre de film. L’ambiance est plus posée, plus calme et dans un sens, cela rend le long-métrage captivant. On ne s’ennuie pas alors que rien n’est fait pour donner de l’agitation. De ce côté là, les promesses sont tenues et les dépassent.

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Au-delà de ça, le scénario montre également la relation tumultueuse entre un fils qui apprend que son père est un tueur à gages de la mafia. Cependant, au fil de leur périple, les liens vont se retisser et ils vont apprendre à se découvrir l’un l’autre. Une évolution qui se fait très lentement mais qui apporte de la fraîcheur au film. On est quand même dans quelque chose d’assez facile comme pirouette scénaristique et c’est dommage de ne pas avoir amplifié d’avantage les émotions. En effet, ce serait le défaut du film : il n’en dégage pas assez. Les scènes émotionnelles sont superflues et c’est l’unique faible du scénario.

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En revanche, le casting est impeccable. Tom Hanks est parfait et il est intéressant de le voir en tant que tueur de sang froid. Son personnage est intrigant et glacial par moment, autoritaire mais compréhensif et évidemment vengeur mais ce n’est pas sa facette dominante. Il y a quelque chose d’attachant en lui et il est agréable de ne pas le voir devenir fou furieux comme tous ceux qui veulent se venger. Il est plus méthodique, planifiant ses actions pour parvenir à ses fins, tout en restant posé. C’est ce qui le rend dangereux. En tant que père, il finit par voir en son fils un soutien mais aussi une forme d’espérance d’une vie meilleure. Le fils justement est très bien interprété par son jeune acteur. Désireux de connaître le métier de son père, le choc est rude en l’apprenant mais il parvient à se rapprocher plus de lui maintenant que le secret est éventé.

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Autres membres présents au casting, Paul Newman qui incarne le chef de la mafia. Il livre ici une performance remarquable et très touchante. Il est pris entre deux feux entre son fils qui perd le contrôle et son “fils spirituel” qui veut se venger. Une sorte de respect mutuel qui nécessite de trancher dans le vif. Daniel Craig incarne justement le rejeton qui agit avant de réfléchir, créant de situations aux lourdes conséquences. L’acteur est également épatant. Enfin, on termine par Jude Law qui incarne un assassin. Il est impressionnant en incarnant un certain sadisme psychologique et créant un sentiment de malaise dans sa façon d’être.

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Derrière la caméra, Sam Mendes impose son style. La réalisation est sublime, une poésie du film noir. Chaque plan est travaillé méticuleusement et certains sont un chef d’oeuvre dans la composition de l’image. Les mouvements de caméra sont lents et subtils, nous faisant témoin des péripéties tout en ayant une certaine distance. Comme souvent avec Mendes, le travail sur l’éclairage est une pépite. La photographie est en effet prenante, jouant sur les ombres et les lumières avec une force de l’image terriblement prenante. Enfin, que dire de la scène de la fusillade en plein déluge. C’est la scène la plus bluffante d’un point de vue esthétique : une mélodie douce, une absence de son, de la lenteur, des performances d’acteur… une merveille. Réussite également en ce qui concerne les costumes, les décors ainsi que les voitures, nous plongeant dans le Chicago des années 1930. Quant à la bande originale, Thomas Newman libre une partition de toute beauté, tout aussi en poésie que ne l’est l’image, avec des musiques prenantes malgré leur discrétion mais qui permettent de renforcer le propos du film.

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Les sentiers de la perdition aurait pu être parfait de A à Z s’il y avait eu plus d’émotions au rendez-vous.

REVIEW OVERVIEW

La note de Fabien

En bref

Excellent avec un esthétisme à couper le souffle.