L’enlèvement.

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La note de Fabien
affiche poster enlevement clearing

Réalisateur : Pieter Jan Brugge.
Scénariste : Justin Haythe, Pieter Jan Brugge et Justin Haythe.
Producteur : Pieter Jan Brugge.
Compositeur : Craig Armstrong.
Société de production : Fox Searchlight Pictures, Thousand Words, Wildwood Enterprises, Blue Ridge Motion Pictures, Coldwood Productions et Mediastream Dritte Film GmbH & Co. Beteiligungs KG.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Sortie USA : 2 juillet 2004.
Sortie française : 24 novembre 2004.
Titre original : The clearing.
Durée : 1h35.
Budget : Inconnu.
Recette mondiale : 12,5 millions de dollars.
Recette USA : 5,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 46 374 entrées.

Résumé.

Wayne se fait kidnapper. Alors qu’il tente d’amadouer le ravisseur, sa femme collabore avec la police pour le retrouver.

Achats.

Casting.

Wayne Hayes : Robert Redford (VF : Claude Giraud).
Eileen Hayes : Helen Mirren (VF : Annie Le Youdec).
Arnold Mack : Willem Dafoe (VF : Éric Herson-Macarel).
Tim Hayes : Alessandro Nivola (VF : Adrien Antoine).
Ray Fuller : Matt Craven (VF : William Coryn).
Jill Hayes : Melissa Sagemiller (VF : Inconnue).
Louise Miller : Wendy Crewson (VF : Danièle Douet).

En savoir plus.

L’enlèvement est vaguement inspiré de l’enlèvement du 9 septembre 1987 de Gerrit Jan Heijn, PDG de la holding néerlandaise Ahold Supermarket.

image enlevement clearing

Le tournage s’est déroulé de septembre à novembre 2002 en Caroline du Nord, Pennsylvanie et Géorgie.

Notre critique de L’enlèvement.

Les films sur des enlèvements, cela donne en général des thrillers assez réussis voire parfaits. Avec un si beau casting, on espère du très bon.

image enlevement clearing
image enlevement clearing

Le scénario peine vraiment à offrir une tension suffisante pour un film de ce genre. Ce n’est pas ennuyeux mais clairement on n’a pas de quoi être captivé. Le long-métrage suit ainsi deux intrigues. La première avec Wayne et Arnold. Alors là ce n’est pas ce qu’il y a de plus excitant. Ils ne font que marcher dans la forêt, parlant beaucoup, même beaucoup trop, tentant de créer une relation étrange qui ne mène à rien. Il n’y a surtout pas grand chose de crédible de faire un kidnapping mais de passer plusieurs jours à marcher en pleine nature. Puis la seconde intrigue est la famille avec la police. Bon déjà, on se demande pourquoi la famille préfère se baigner dans la piscine, faire de bons repas, parler de la pluie et du beau temps… alors que le père/mari est porté disparu. Il y a un cruel manque d’émotions à ce stade. La conclusion du film est en ce sens toute aussi mauvaise et très classique.

On le disait, trois grands noms au casting : Robert Redford, Willem Dafoe et Helen Mirren. S’ils s’en sortent correctement, ce n’est pas non plus leurs meilleures performances. Le premier est le kidnappé, qui semble bien le prendre, s’inquiétant peu de son sort. Il n’y a rien qui fait qu’on s’attache à lui alors que c’est censé être la victime. Le second est le kidnappeur. On a du mal à croire qu’il est si compétent que ça tant il semble faillible, limite trop gentil et ne se posant pas trop de questions jusqu’à chercher à sympathiser avec sa victime. Enfin, la dernière est l’épouse pas très angoissée pour qui on ne compatit pas vraiment. On ne parle même pas des enfants peu impliqués et du policier qu’on ne voit pas tant que ça.

image enlevement clearing
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Ce qu’on attend d’un film de kidnapping, c’est de la tension, du mystère, une ambiance pesante… bref, tout ce qu’on n’a pas ici. Le fait d’alterner entre les deux intrigues donnent un certain rythme mais l’ensemble manque quand même de dynamisme pour vraiment ressentir quelque chose. La mise en scène reste de plus très simple et ne cherche pas à apporter une plus-value esthétique. Enfin, la bande originale déçoit par une immersion sonore trop discrète et ne donnant aucune mélodie porteuse.

L’enlèvement se regarde mais ne marquera pas les esprits.

La note de Fabien
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