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Fiche technique.

Réalisateur : Robert Stevenson.
Scénariste : Robert Stevenson d’après l’oeuvre de Robert Louis Stevenson.
Producteur : Frank Ernst.
Compositeur : Cedric Thorpe Davie.
Studio de production : Walt Disney Pictures.
Distributeur : Buena Vista Film Distribution Company.
Sortie USA : 24 Fevrier 1960.
Titre original : Kidnapped.
Durée : 1h37.

Résumé.

Après le décès de son père, David Balfour part à la rencontre de son oncle. Ce dernier, pauvre monsieur vivant reclus dans un château délabré, voit en son neveu un danger et décide, dès lors, de financer son enlèvement.

Achat.

Casting.

David Balfour : James MacArthur (VO).
Alan Breck Stewart : Peter Finch (VO).
Ebenezer Balfour : John Laurie (VO).
Capitaine Hoseason : Bernard Lee (VO).

En savoir plus.

L’enlèvement de David Balfour est l’adaptation d’un roman de Robert Louis Stevenson publié en 1886. Après l’île au trésor, il s’agit du second film adapté des récits de l’auteur.

Le livre a eu le droit, à ce jour, à plus d’une vingtaine d’adaptations cinématographiques et télévisuelles.

Notre critique de L’enlèvement de David Balfour.

L’Enlèvement de David Balfour est l’une de ces vieilles productions qu’il faut essayer de juger différemment tant elles semblent, aujourd’hui, complètement dépassées. Film d’aventure aux antipodes de ce qui se fait actuellement, Kidnapped, de son nom d’origine, aura ici bien du mal à convaincre le public contemporain.Disney kidnapped Illustration-L'enlevement-de-David-Balfour-02

Après L’île au trésor, Disney s’attaque à un second roman de Rober Louis Stevenson et tente de lui donner une seconde vie cinématographique. Alors que le premier essai du maître de l’animation accusait déjà quelques lacunes, le second ne semble pas avoir pris leçon des erreurs du passé et s’alourdit même de nouveaux travers.

Pour qu’un film d’aventure fonctionne, il est préférable de l’enrichir de nombreuses scènes d’action, de magnifiques paysages et de nombreux rebondissements. À l’image de son prédécesseur, les qualités visuelles en moins, L’Enlèvement de David Balfour fait malheureusement preuve d’une trop grande platitude dans son déroulement pour vraiment en devenir passionnant. Le long-métrage avance ainsi sur une ligne droite dont les quelques bourrasques ne semblent réussir à détourner le bateau de son cap initial.

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Rares sont les images dépaysantes comme celle-ci.

Si L’île au trésor se laissait pourtant suivre sans réel ennui, L’Enlèvement de David Balfour souffre, en plus, d’un manque d’accessibilité évident ! En se voulant fidèle à l’œuvre d’origine, l’adaptation cinématographique se voit lésée par des références à l’histoire écossaise qu’un public peu averti aura certainement beaucoup de mal à comprendre. Et même si le récit pourrait tendre à expliquer les faits auxquels il se rapporte, l’utilisation d’un langage soutenu dans les dialogues, donnant au film un aspect théâtral, finira par perdre l’attention des spectateurs contemporains.

Si les dernières pages d’un roman permettent toutefois de changer d’avis sur une œuvre, la fin du périple ne réservera ici aucune surprise qui laisserait la possibilité de reconsidérer le film dans son ensemble : sans être prévisible, elle n’en demeure pas moins que trop banale et gentillette.

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Une conclusion décevante.

L’Enlèvement de David Balfour est un film qui n’a d’aventure que le nom. Plat, convenu et manquant d’accessibilité, il laissera sur le quai les nombreux marins qui souhaitaient embarquer à bord d’une histoire tumultueuse. À réserver aux passionnés du genre.

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