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Fiche technique.

Réalisateur : Robert Zemeckis.
Scénariste : Robert Zemeckis.
Producteur: Jack Rapke, Steve Starkey, Robert Zemeckis.
Société de production : Walt Disney Pictures et ImageMovers Digital.
Compositeur : Alan Silvestri.
Première Londres : 3 Novembre 2009.
Sortie USA : 6 Novembre 2009.
Sortie française : 25 Novembre 2009.
Titre original : A Christmas Carol.
Durée : 1h36.
Budget : 200 millions de dollars.
Recette mondiale : 271 264 000 de dollars.
Recette USA : 124 464 000 de dollars.
Entrées françaises : 1 366 272 entrées.

Résumé.

A la veille de Noël, le riche et avare Ebenezer Scrooge reçoit la visite de trois fantômes. Lui qui déteste cette fête de partage, de cadeaux et de bonheur va devoir affronter les Esprits des Noëls passé, présent et futur.

Achat.

Casting.

Ebenezer Scrooge et deux fantômes : Jim Carrey (VF : Emmanuel Curtil).
Bob Cratchit / Marley / Tiny Tim : Gary Oldman (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Fred : Colin Firth (VF : Jean-Philippe Puymartin).

En savoir plus.

Le réalisateur Robert Zemeckis était fasciné par le chef d’œuvre de Dickens Un chant de Noël (publié le 19 Décembre 1843) dans sa jeunesse. Trouvant que l’histoire était parfaitement adaptée pour un film, il s’attela donc à la tâche grâce à la capture de mouvement 3D en Février 2008. Cette technique avait déjà été employée par Zemeckis pour Le Pôle Express (2004) et La Légende de Beowulf (2007). Grâce à la capture de mouvement, Jim Carrey interprète non moins de huit rôles : Scrooge à tous les âges et les trois Esprits de Noël.

Le film se déroule à la période victorienne (1837 à 1901), une grande période de l’histoire de l’Empire britannique puisque, à l’époque, Londres était la ville la plus peuplée du monde. Afin d’être au plus proche de la réalité, l’équipe d’animation s’inspira de diverses toiles et gravures. On retrouve ainsi la Cathédrale Saint-Paul, le quartier de Whitechapel ou encore Big Ben.

Le personnage d’Ebenezer Scrooge avait inspiré Carl Barks, le créateur de Picsou, plus connu sous le nom anglais de Scrooge McDuck.

Cette histoire de Dickens est retrouvée dans Le Noël de Mickey (1983) où Picsou est Scrooge et Mickey est Bob Cratchit. Moins connu mais pourtant réalisé par les studios Disney Noël chez les Muppets (1993) est aussi une adaptation de l’œuvre de Dickens.

Notre critique de Le drôle de Noël de Scrooge.

Premier film Disney à utiliser la capture de mouvement 3D, ceci fit à la fois son succès et son échec. La qualité de l’image est spectaculaire, mais de nombreuses critiques ont trouvé que ceci enlevait une certaine âme aux personnages.

Moins connu en France que dans les pays anglo-saxons, Un chant de Noël fait partie des chefs d’œuvres littéraires du 19ème siècle. L’histoire est ici parfaitement respectée, à quelques tous petits détails près. On retrouve les principaux thèmes développés dans le livre comme la préoccupation sociale, l’égoïsme (voire l’égocentrisme) ou encore la charité. Ebenezer Scrooge est un vieil avare qui ne vit que pour lui et pour qui Noël est une baliverne qui oblige à dépenser des sous inutilement. On le découvre tout au long du film, tantôt jovial, tantôt solitaire, il est amoureux puis ne pense qu’à la richesse. Ses différents voyages le change totalement, il passe d’un extrême à l’autre et prouve ainsi qu’il n’est jamais trop tard pour changer et se donner une seconde chance. Bob Cratchit est l’employé de Scrooge qui est payé une misère et ne peut même pas compter sur un petit feu pour se réchauffer au travail tant son patron ne veut dépenser un penny. Pauvre mais heureux, il est l’opposé de Scrooge. La famille de Cratchit vit avec les moyens du bord, mais essaye surtout de survivre et particulièrement à la maladie du petit Tiny Tim qui a une grande bonté d’âme et qui, malgré son infirmité souhaite le bonheur de tous. Les trois Esprits de Noël prennent chacun une forme différente, celui du passé étant une belle lumière (d’apparence enfantine), celui du présent est un homme très gai (un peu trop, ses rires deviennent lassant à la longue) et celui du futur est un squelette vêtu de noir, effrayant. Le fantôme de l’ancien associé de Scrooge, Marley, est lui aussi assez inquiétant et pourra faire peur aux plus jeunes (surtout lorsqu’il se démembre la mâchoire). Fred, le neveu de Scrooge est un homme au bon cœur qui a perdu sa mère alors qu’il n’était qu’un enfant, il essaye donc désespérément de se rapprocher de la seule famille qui lui reste, en vain. On ne peut pas dire qu’il y ait un personnage plus drôle que l’autre car là n’est pas le désir de Zemeckis que d’en faire un spectacle comique, le ton est assez sérieux voire sombre mais ceci donne de l’ampleur au film.

Les personnages sont superbement réalisés grâce à la technique couramment employée par Zemeckis. Leurs traits du visages et les détails sont magnifiques, mais malheureusement, comme disent les critiques, il manque aux personnages des sentiments, des expressions. Lorsque l’Esprit du présent dit voir une larme sur la joue de Scrooge, elle paraît invisible à l’écran et cette émotion de tristesse ne ressort pas. La joie est bien faite mais les expressions plus sombres ne sont pas suffisamment travaillées. Mis à part ça, le vieux Londres respire de réalisme et de beauté, tout est parfaitement détaillé, on se croirait voler dans les premières minutes du film.

La bande-son est plutôt mignonne, avec des chants de Noël ainsi qu’une chanson interprétée par le grand Andrea Bocelli “God bless us everyone”.

A ceux qui ont vu Le Noël de Mickey vous serez certainement un peu déçu de ce film car on a beaucoup de mal à s’attacher aux personnages qui sont inexpressifs, contrairement au film de 1983 où le tout était très émouvant. Cependant, Le drôle de Noël de Scrooge vaut vraiment d’être vu pour sa grande qualité visuelle et sa ressemblance à l’histoire de Dickens.