Innocents : the dreamers.

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La note de Fabien
affiche poster innocents dreamers

Réalisateur : Bernardo Bertolucci.
Scénariste : Gilbert Adair.
Producteur : Jeremy Thomas.
Compositeur : Stuart Wilson.
Société de production : Fox Searchlight Pictures, Recorded Picture Company, Fiction, Peninsula Films, HanWay Films, Tele+ et Medusa Film.
Distributeur : 20th Century Fox.
Sortie italienne : 10 octobre 2003.
Sortie USA : 6 février 2004.
Sortie française : 10 décembre 2003.
Titre original : The dreamers.
Durée : 1h54.
Budget : 15 millions de dollars.
Recette mondiale : 24,2 millions de dollars.
Recette USA : 2,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 79 849 entrées.

Résumé.

Mai 1968, Matthew, un américain, se rend à Paris. Il rencontre Isabelle et son frère jumeau Théo. En pleine libération des mœurs, ils s’engagent dans une étrange relation.

Achats.

Casting.

Matthew : Michael Pitt (VF : lui-même).
Isabelle : Eva Green (VF : elle-même).
Théo : Louis Garrel (VF : lui-même).
Le père : Robin Renucci (VF : lui-même).
La mère : Anna Chancellor (VF : elle-même).

En savoir plus.

Jake Gyllenhaal et Leonardo DiCaprio ont été envisagés pour le rôle de Matthew.

La scène où Eva Green a ses cheveux qui prend feu n’était pas prévu au scénario mais l’actrice continua à jouer et le tournage fut conservé.

image innocents dreamers

Afin d’être à l’aise avec les scènes de nudité, le trio d’acteurs ont passé du temps ensemble nus avant le tournage pour s’y habituer.

Le tournage s’est déroulé en France.

Notre critique de Innocents : the dreamers.

Une période célèbre de la France contemporaine, de quoi donner une facette de la société de mai 1968.

Cette période est en effet beaucoup ancrée dans l’Histoire française tant elle a transformé beaucoup de choses dans notre pays. En plus, comme nous sommes du point de vue des étudiants, cela pourrait donner quelque chose de marquant. Alors marquant, ça l’est, dans le sens qu’il n’y a qu’une vision qui est donnée : la libération des mœurs sexuelles. Le scénario pourrait donc se résumer uniquement à ça. Le souci est que ça ne sert à rien car il n’y a pas de réflexions derrière. Ici et là de temps en temps on nous rappelle le contexte avec des évocations sur la guerre du Viêt-Nam, les manifestations… et voilà, ça ne reste qu’anecdotique. L’histoire donne lieu à une ambiance fortement érotique tout du long avec des scènes très explicites mais redondantes. Sauf qu’on ne sait pas vers quoi on se dirige. Au final, on n’a pas avancé et le film ne dégage aucune émotion à part de l’ennui et de la répétitivité. Le pire est que durant tout le long-métrage, on a droit à des références cinématographiques mais sans donner vraiment un parallèle à ce que vit la société française, comme si c’était là juste pour étaler un savoir élitique. Enfin, la conclusion du film est assez risible.

image innocents dreamers
image innocents dreamers

Le film tourne autour de trois acteurs. Seul Michael Pitt sort vraiment son épingle en livrant une prestation plus que correcte, à l’opposé d’Eva Green trop froide et pire encore avec Louis Garrel totalement inexpressif et insipide. Matthew est un personnage intéressant mais il se retrouve embarqué dans une étrange relation un peu malgré lui. Il semble se chercher mais on n’arrive pas à s’attacher à lui car il manque de profondeur. Concernant Thomas et Isabelle, leur relation fraternelle est beaucoup trop fusionnelle proche de l’obsession malsaine. Ils dorment nus ensemble, prennent un bain ensemble, se touchent entre eux… bref, une sorte de lien incestueux mais qui ne sert pas à grand chose à part choquer.

Bernardo Bertolucci ne donne pas une réalisation qui mérite le détour. C’est très académique à part de rares plans un peu plus recherchés avec le travail sur les miroirs. Le reste, il donne une forte sensualité dans les scènes sexuelles et use des gros plans explicites mais sans un apport artistique notable. Le rythme est assez lent mais ne donne pas non plus une raison narrative utile. La bande originale ne relève pas plus le niveau en usant du registre musical français à plusieurs reprises juste pour la « french touch ». Paris n’est même pas vraiment montré vu qu’on passe quasi tout notre temps dans un appartement. Enfin, les quelques extraits de films du patrimoine donnent un certain lien avec le scénario mais sont très déséquilibrés.

image innocents dreamers
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Innocents : the dreamers n’a rien d’onirique et on en ressort blasé d’avoir perdu notre temps.

La note de Fabien
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