Heat.

La note de Fabien
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Réalisateur : Michael Mann.
Scénariste : Michael Mann.
Producteur : Art Linson et Michael Mann.
Compositeur : Elliot Goldenthal.
Société de production : Warner Bros., New Regency Productions, Forward Pass, Art Linson Productions et Monarchy Enterprises B.V..
Distributeur : Warner Bros (cinéma) et 20th Century Fox (DVD).
Première USA : 6 décembre 1995 (Burbank).
Sortie USA : 15 décembre 1995.
Sortie française : 21 février 1996.
Titre original : Heat.
Durée : 2h50.
Budget : 60 millions de dollars.
Recette mondiale : 187,4 millions de dollars.
Recette USA : 67,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 434 256 entrées.

Résumé.

Neil est un braqueur expérimenté. Vincent est un inspecteur de police compétent. Après un casse qui tourne mal avec des morts, Vincent enquête sur Neil et ce dernier fait de même envers Vincent, créant une tension où chacun veut conduire l’autre à l’échec.

Achats.

Casting.

Vincent Hanna : Al Pacino (VF : José Luccioni).
Neil McCauley : Robert De Niro (VF : Jacques Frantz).
Chris Shiherlis : Val Kilmer (VF : François Leccia).
Michael Cheritto : Tom Sizemore (VF : Jean-Michel Farcy).
Justine Hanna : Diane Venora (VF : Martine Meirhaeghe).
Eady : Amy Brenneman (VF : Céline Monsarrat).
Donald Breedan : Dennis Haysbert (VF : Thierry Desroses).
Charlene Shiherlis : Ashley Judd (VF : Odile Schmitt).
Drucker : Mykelti Williamson (VF : Daniel Kamwa).
Sammy Casals : Wes Studi (VF : Bernard Tixier).
Mike Bosko : Ted Levine (VF : Georges Berthomieu).
Roger Van Zant : William Fichtner (VF : Guy Chapellier).
Kelso : Tom Noonan (VF : Jean Lagache).
Lauren Gustafson : Natalie Portman (VF : Chantal Macé).

En savoir plus.

Heat est un remake du téléfilm L.A. Takedown également de Michael Mann de 1989. L’intrigue s’inspire librement d’une affaire criminelle des années 1960 à Chicago.

Nick Nolte, Mel Gibson ont été envisagés pour le rôle de Vincent Hanna ; Kevin Costner, Jeff Bridges pour celui de Neil McCauley ; Keanu Reeves, Johnny Depp, Jean Reno et Brad Pitt pour celui de Chris Shiherlis.

Alors qu’ils partagent tous les deux l’affiche, Al Pacino et Robert De Niro ne sont jamais visibles ensemble à l’image, même lors de la scène au café où ils se parlent face à face. C’est une volonté du réalisateur de montrer que tout les oppose. Il n’y a d’ailleurs pas eu de répétitions de cette scène pour garder l’authenticité des personnages qui se rencontrent pour la première fois.

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La fameuse scène culte de la fusillade en pleine rue de Los Angeles n’a pu se tourner que les débuts de matinées et les week-end afin de ne pas bloquer toute la circulation. Un militaire a participé à la chorégraphie des techniques de combats de chaque protagoniste. Concernant le bruit des coups de feu, des microphones étaient disséminés sur le lieu de tournage pour les diffuser directement afin que le son soit capté directement et non rajouté en post-production.

Sur cette même séquence, lorsque Val Kilmer doit recharger rapidement son arme, la gestuelle utilisée est tellement parfaitement réalisé que ce passage est montré aux recrues de la Marine sur la façon de bien faire la manœuvre.

L’agent de Val Kilmer ne voulait pas qu’il joue dans le film, son salaire était moindre que la notoriété qu’il avait à cette période. L’acteur voulait vraiment en faire partie et il demanda en dédommagement à apparaître sur l’affiche du film.

Le tournage s’est déroulé de février à juin 1995 à Los Angeles et ses alentours.

Notre critique de Heat.

La rencontre entre deux énormes acteurs d’Hollywood, cela est déjà très vendeur rien que sur le papier.

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Le scénario prend la même voix et propose une intrigue très efficace même si simpliste quand on prend du recul. Oui, c’est juste une traque entre un truand et un policier mais c’est tellement prenant. On se laisse happer par l’histoire qui ne fait que gagner en intensité au fil du temps. Tout est parfaitement construit et bien écrit. On échappe ainsi aux dialogues au rabais des gros films d’action. Il y a ici en plus une vraie évolution où la confrontation se veut brutale et angoissante. Les quelques intrigues secondaires ne sont pas inutiles car participent à la psychologie des protagonistes pour sortir vraiment du lot. C’est vraiment un jeu de chasse entre le chat et la souris sur qui sera le plus intelligent pour berner l’autre, poussant l’adversaire à faire un faux pas.

Mais la vraie force du film repose en ses personnages. Déjà, le casting est excellent. Forcément, avec Robert De Niro et Al Pacino, on a des poids lourds d’Hollywood qui n’ont plus rien à prouver. L’idée de les voir en face à face dans un long-métrage faisait clairement envie. Le premier joue un truand, un braqueur de banques mais c’est quelqu’un de très organisé, stratège, méticuleux, froid et distant mais en même temps avec une faille pour le rendre plus humain. Ce n’est pas une caricature du grand méchant sans cerveau et aux gros bras. Le second est un inspecteur de police qui n’est pas une blanche colombe non plus, contournant les règles pour parvenir à ses fins. Il est direct, grande gueule, mais n’est pas non plus à son tour un stéréotype. Il est aussi intelligent que celui qu’il recherche et chacun comprend l’autre. Il y a un respect mutuel profond malgré leur désaccord.

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Les autres rôles ne sont pas mis de côté. Celui de Val Kilmer, paraissant pour une brute adepte de la gâchette, est très bien développé car il lutte aussi avec sa vie personnelle et voit les braquages comme un moyen d’être vraiment lui-même. On apprécie son parcours dans le film. Les autres malfrats sont moins exploités car moins présents. Les trois rôles féminins ne sont pas traités de la même manière et tant mieux. L’une est relié au policier, vivant mal le fait qu’il passe plus de temps au travail qu’avec elle, n’arrivant jamais à décrocher. Une autre est en couple avec un des braqueurs mais supporte de moins en moins cette situation même si elle est amoureuse. Quant à la troisième, nouvelle compagne du personnage joué par De Niro, elle comprend petit à petit qui il est et se retrouve piégé par ses sentiments.

Sans faute jusqu’à présent, reste à captiver aussi le spectateur par sa réalisation. Tenir trois heures sur un film de ce genre, c’est un bon défi largement relevé par Michael Mann. C’est prenant du début à la fin, imposant une ambiance oppressante par moment jusqu’à ce duel final intense, sans dialogues, sans musiques, sans fusillades mais où on ne se sent pas bien. En revanche, si on n’échappe à la course poursuite en voitures et à plein d’explosions, il y a une séquence qui restera dans l’histoire du cinéma avec la fusillade en pleine rue. C’est une violence sonore mémorable, visuellement impeccable, de grande envergure et qui montre un danger grandissant sans état d’âme.

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Revenons maintenant sur un des tours de force du réalisateur. En effet, alors qu’il a Al Pacino et Robert De Niro sous la main, que tout le monde voulait les voir ensemble à l’écran, en réalité, ils ne partagent quasiment jamais l’image. Ils ne sont à chaque fois qu’en amorce. La séquence du café en est le parfait exemple où pas une fois on les aura de profil ensemble dans le cadre. Il n’y a que sur un seul plan dans l’intégralité du film qu’on les aura sur un pied d’égalité, mais n’étant pas là un simple « fan service » mais un vrai intérêt artistique.

Heat est un film d’action excellent, s’éloignant de tous les clichés du genre pour quelque chose de terriblement prenant et intense.

La note de Fabien

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Réalisateur : Michael Mann.Scénariste : Michael Mann.Producteur : Art Linson et Michael Mann.Compositeur : Elliot Goldenthal.Société de production : Warner Bros., New Regency Productions, Forward Pass, Art Linson Productions et Monarchy Enterprises B.V..Distributeur : Warner Bros (cinéma) et 20th Century Fox (DVD).Première USA : 6...Heat.