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Affiche Fantasia Disney Poster

Fiche technique.

Réalisateurs : James Algar, Samuel Armstrong, Ford Beebe, Norman Ferguson, Jim Handley, Thornton Hee, Wilfred Jackson, Hamilton Luske, Bill Roberts et Paul Satterfield.
Scénaristes : Lee Blair, Phil Dike, Elmer Plummer (Toccata et fugue en Ré mineur) –
Sylvia Holland, Norman Wright, Albert Heath, Bianca Majolie, Graham Heid (Casse-noisette) –
Perce Pearce, Carl Fallberg (L’apprenti sorcier) – William Martin, Leo Thiele, Robert Sterner, John Fraser McLeish (Le sacre du printemps) – Otto Englander, Webb Smith, Erdman Penner, Joseph Sabo, Bill Peet, George Stallings (Symphonie Pastorale) – Norman Ferguson et T. Hee (La danse des heures) – Campbell Grant, Arthur Heinemann, Phil Dike (Une nuit sur le Mont Chauve et Ave Maria).
Producteurs : Walt Disney et Ben Sharpsteen.
Compositeurs : Johann Sebastian Bach (Toccata et fugue en Ré mineur), Piotr Ilyich Tchaikovsky (Casse-noisette), Paul Dukas (L’apprenti sorcier), Igor Stravinsky (Le sacre du printemps), Ludwig Van Beethoven (La symphonie Pastorale), Amilcare Ponchielli (La danse des heures), Modeste Moussorgsky (Une nuit sur le Mont Chauve).
Société de production : Walt Disney Productions.
Distributeur : RKO Radio Pictures.
Sortie USA : 13 Novembre 1940.
Sortie française : 1er Novembre 1946.
Titre original : Fantasia.
Durée : 2h05.
Budget : 2,28 millions de dollars.
Recette mondiale : Inconnue.
Recette USA : 42,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 7 319 651 entrées.

Résumé.

Troisième long-métrage des studios Disney, Fantasia est un recueil de huit extraits de musique classique interprétés par l’orchestre de Philadelphie sous la direction de Léopold Stokowski. Ces musiques sont illustrées par sept séquences animées sans dialogue “toccata en fugue en Ré mineur”, “Casse-noisette”, “L’apprenti sorcier”, “Le sacre du printemps”, “Symphonie Pastorale”, “La danse des heures”, “Une nuit sur le Mont Chauve” et “Ave Maria”.

Univers.

>> Personnages
>> Clins d’oeil
>> Faux Raccords
>> Répliques
>> Bande originale
>> Jeux vidéo
>> DVD / Blu-Ray
>> Tsum Tsum
>> Funko Pop
>> Figurine de collection
>> Livres

Achat.

Casting.

Leopold Stokowski : Lui-même (VF : François Périer (1990) – Philippe Ariotti (2010)).
Narrateur : Deems Taylor (1940) Hugh Douglas ou Tim Matheson (1982) Corey Burton (2000) (VF : François Périer (1990) – Pascal Germain (2010)).
Mickey Mouse : Walt Disney (VF : Jean-Paul Audrain (1990) – Laurent Pasquier (2010)).

Images.

Vidéos.

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En savoir plus.

Fantasia est le 3ème long-métrage et “classique d’animation” des studios Disney.

Avant Fantasia, Léopold Stokowski était un des plus grands chefs d’orchestre au monde. Un jour lors d’un dîner au restaurant avec Walt Disney, ce dernier lui fait part de ces projets concernant Fantasia avec ses idées pour L’apprenti sorcier et d’autres courts métrages. Au grand étonnement de Monsieur Disney, Stokowski n’a pas hésité à se proposer pour diriger la partie musique de Fantasia.

Walt Disney a rendu visite au seul compositeur vivant sur les 8 de Fantasia Igor Stravinsky. Ce dernier avait proposé à Walt, pendant la négociation des droits d’adaptation de sa musique, de lui composer une toute nouvelle œuvre ce que Disney refusa. Stravinsky a ainsi déclaré ne pas avoir aimé la nouvelle orchestration de Léopold Stokowski dans Le sacre du printemps.

Il n’y a pas eu que huit courts métrages pour Fantasia mais beaucoup d’autres séquences n’ont pas pu être intégrées. Cependant, certaines séquences se sont retrouvées 60 ans plus tard dans Fantasia 2000 et d’autres séquences ont été greffées dans des longs métrages, comme Clair de lune qui a été ajouté dans La boîte à musique (1946).

Mickey n’était pas destiné à être l’apprenti sorcier mais le nain Simplet. Finalement Disney, soucieux de la cote de popularité de sa souris fétiche qui ne cesse d’augmenter, lui donne finalement le rôle.

Mickey de L’apprenti sorcier a complètement modifié le design de Mickey. En effet l’animateur Fred Moore a donné à notre souris un aspect plus moderne surtout au niveau des yeux (plus précisément ses pupilles).

Yen Sid est le nom du sorcier dans la séquence de L’apprenti sorcier. Vous ne trouvez pas ce nom étrangement familier ? En effet si vous lisez ce mot dans un miroir vous y lirez Disney ! Les animateurs qui travaillaient sur cette séquence se sont secrètement inspirés des attributs physiques de Monsieur Disney (leur patron) et ainsi fait un clin d’oeil supplémentaire sur le nom du personnage.

Walt Disney et Leopold Stokowski ont eu une idée : associer des parfums pour des moments importants pendant la séance de cinéma : du jasmin pour La valse des fleurs, de l’encens pour Ave Maria et de la poudre à canon pour L’apprenti sorcier . Mais pour des raisons techniques ce projet fut finalement abandonné.

Les formes psychédéliques, abstraites et colorées de la séquence de Toccata et fugue en Ré mineur avaient pendant un temps été envisagées par Walt Disney comme un passage 3D où les spectateurs, munis de leurs lunettes, pourraient admirer le relief de ces formes.

Salvador Dali (célèbre peintre) avait réalisé des illustrations exprès pour Fantasia mais malheureusement, elles ne seront pas intégrées au projet final.

Notre critique de Fantasia.

1940, Walt Disney sort Fantasia peu après le grand classique incontournable de Blanche-Neige et les Sept Nains (1937). Fantasia n’eut pas le grand succès espéré  mais il a su traverser les époques sans trop de difficulté malgré tout. Le passage culte de l’apprenti sorcier y a peut être contribué.  Mickey a été retravaillé, il est beaucoup plus moderne et plus réel qu’à ses débuts. Découvrir la musique classique via de l’animation n’a jamais été aussi captivant, autant pour les petits que pour les grands. A l’époque ce fut tout de même une révolution, une nouvelle manière de présenter l’art. L’absence de dialogue aurait pu être un handicap mais si nous sommes attentifs à chaque film, c’est grâce à la musique qui fait tout et Fantasia en est la preuve. Huit extraits musicaux plus ou moins connus sont illustrés par sept séquences animées, toutes différentes les unes  les autres ce qui permet une immersion totale dans le film.

On se croirait à un  concert. Au début le rideau s’ouvre, l’orchestre s’installe, nous nous familiarisons avec les différents instruments. On nous explique qu’il y a trois styles de musiques différentes :  la musique narrative qui raconte une histoire, la musique illustrative qui brosse des tableaux et une musique qui n’existe que par elle-même que nous commençons à percevoir. Sur des teintes bleu, vert, jaune, rouge principalement, nous nous laissons submerger par la musique et par les formes qu’elle crée. Chaque histoire est différente et réadaptée à la sauce Disney, ce que le narrateur prend le temps de nous expliquer entre chaque histoire et qui est très enrichissant. Les histoires nous font rencontrer des personnages de différentes manières, de plusieurs formes pour certaines. Tout est imagination et la musique est maître de tout. Les formes des illustrations sont très étudiées, tantôt elles nous montreront les instruments en forme abstraite, tantôt les personnages vibrent et prennent vie grâce aux différents sons. L’environnement est très étudié aussi, dans Ave Maria par exemple les arbres forment des cathédrales alors que nous sommes dans une forêt, les fleurs se transforment et prennent forme humaine sans y mettre un seul membre « humain » dans le Casse-Noisette, etc.. Inspirées par l’art Européen principalement, nous nous immergeons dans des séquences animées plus ou moins originales, une autre découverte mise en arrière plan mais méticuleusement intégrée afin de nous faire découvrir l’art sous toutes ses figures.

Les musiques présentent dans Fantasia sont des classiques plus ou moins connus du grand public qu’il soit amateur de classique ou pas. Parfois nous nous surprenons à chantonner les airs du célèbre ballet de Casse-Noisette et nous en oublions parfois que nous écoutons près de deux heures de musiques classiques qui au premier abord pourrait en freiner plus d’un. Tout est bien coordonné et l’on peut se surprendre à penser que ça a du être un sacré défi à l’époque (1940) de faire correspondre de la musique classique connue de tous à des illustrations synchronisées à la perfection.

Sous les mains expertes de Monsieur Léopold Stokowski et de son orchestre de Philadelphie, nous nous laissons transporter en musique à travers différentes histoires et univers graphiques revisités sous la direction de Monsieur Walt Disney. Un chef d’œuvre à voir et revoir en famille, toutes générations confondues, qui ne laissera personne indifférent au charme particulier de la musique classique associée à de l’animation made in Disney.