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Affiche Coquin de printemps Disney Poster Fun and fancy free

Fiche technique.

Réalisateurs : Jack Kinney, Bill Roberts, Hamilton Luske et William Morgan.
Scénaristes : Homer Brightman, Eldon Dedini, Lance Nolley, Tom Oreb, Harry Reeves et Ted Sears.
Producteur: Ben Sharpsteen.
Compositeur : Charles Wolcott et Oliver Wallace.
Société de production : Walt Disney Productions.
Distributeur : RKO Radio Pictures.
Sortie USA : 27 Septembre 1947.
Sortie française : 29 Mars 1950.
Titre original : Fun and Fancy Free.
Durée : 1h13.
Budget : Inconnu.
Recette mondiale : Inconnue.
Recette USA : 2,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 806 452 entrées.

Résumé.

Jiminy Cricket nous présente deux histoires « Bongo, roi du cirque » et « Mickey et le haricot magique ».

Univers.

>> Personnages
>> Clins d’oeil
>> Faux Raccords
>> Répliques
>> Bande originale
>> Jeux vidéo
>> DVD / Blu-Ray
>> Tsum Tsum
>> Funko Pop
>> Figurine de collection
>> Livres

Achat.

Casting.

Jiminy Cricket : Cliff Edwards (VF : Jacques Bodoin (1950), Roger Carel (1998)).
Narratrice Bongo : Dinah Shore (VF : Marie Ruggeri).
Narrateur “Mickey et le haricot magique” : Edgar Bergen (VF : Roger Carel).
Mickey : Walt Disney et Jim MacDonald (VF : Jacques Bodoin (1950), Jean-François Kopf (1998)).

Images.

Vidéos.

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En savoir plus.

L’idée de ce film vient de l’envie d’adapter Jack et le Haricot Magique avec le trio Mickey, Donald et Dingo, dont ceci est la première apparition ensemble dans un moyen-métrage. L’histoire de Bongo, le Roi du Cirque est basée sur la nouvelle de Sinclair Lewis publiée dans le Cosmopolitan en Septembre 1930 sous le nom de “Little Bear Bongo” (Petit ours Bongo), mais l’histoire étant trop courte pour en faire un long-métrage et l’idée de retrouver le cirque (la possibilité de faire une sorte de suite à Dumbo avait été envisagée) plut à tout le monde. Mais à ce moment-là, l’attaque de Pearl Harbor ainsi que la Seconde Guerre Mondiale pénalisent grandement les studios qui sont à court d’argent, d’où la volonté de faire des moyens-métrages, susceptibles de ramener quelques dollars, c’est donc pour cela que sortirent Mélodie du Sud (1946), Coquin de Printemps (1947), Mélodie Cocktail (1948), Danny le Petit Mouton Noir (1948) ou encore Le Crapaud et le Maître d’Ecole (1949).

Un chimpanzé majordome (nommé Beverly puis Chimpy) aurait dû accompagner l’ours Bongo mais ce personnage fut finalement abandonné. Bongo ne ressemble pas à un ours comme on les connaît, les personnages de l’histoire étant dessinés dans un esprit cartoon alors qu’au début il avait été convenu qu’ils soient plus réalistes, mais ceci aurait eu un coût.

Le narrateur de Mickey et le Haricot Magique est Edgar Bergen, un célèbre ventriloque de l’époque, c’est lui-même qui fait les voix de ses marionnettes Mortimer Snerd et Charlie McCarthy. Ce n’est pas la première fois que Luana Patten apparaît dans un film de Disney, elle avait déjà joué dans Mélodie du Sud et plus tard elle sera dans Danny le Petit Mouton Noir.

Dans Mickey et le Haricot Magique il était prévu que l’on voit Mickey aller au marché et qu’il y rencontre Grand Coquin et Gédéon (Pinocchio) qui lui vendraient les haricots. Une autre version prévoyait que Minnie soit la reine et que ce serait elle qui, en échange de la vache, donnerait les haricots magiques à Mickey.

Willie le géant réapparaîtra dans un futur long-métrage Le Noël de Mickey (1983).

Deux personnes doublent Mickey Mouse. C’est ici la dernière fois que l’on peut entendre Walt Disney être la voix de Mickey. Alors qu’il avait commencé à doubler Mickey lors des premières prises, des modifications furent effectuées sauf que la fatigue et la cigarette l’empêchèrent de continuer à être cette voix. Jim MacDonald fit donc les voix aiguës et Walt Disney les voix plus basses.

A Disneyland Paris, la boutique du “Brave petit tailleur” (inspiré d’un court-métrage) a chez elle un haricot magique sortant du sol et passant par les fenêtres.

Notre critique de Coquin de Printemps.

Coquin de Printemps est divisé en deux moyens-métrages.- Bongo, le Roi du Cirque nous présente un ours vedette d’un cirque, mais Bongo n’est pas si heureux qu’il le montre lors de ses représentations car en effet l’envers du décor est tout autre. Après son spectacle il est délaissé et c’est pour cela qu’il rêve de sortir de sa cage et de découvrir la nature dans laquelle il devrait vivre. C’est ainsi qu’il trouvera l’amour en l’ourse de Lulubelle, mais il découvrira alors à quel point la nature peut être sauvage, bien plus qu’il ne l’aurait imaginé. Mais on voit Bongo évoluer au fil de cette histoire, au début passif (il subit les affres de la nature) il devient actif (et met une raclée à Lumpjaw, ours redouté de tous). Le voir finalement réaliser son rêve tout en étant heureux est une belle histoire. Ce film n’est  pas à la hauteur des grands longs-métrages l’ayant précédé, mais reste tout de même un moyen-métrage à regarder tant par ses décors typiques de carte postale que par ses chansons enivrantes ou  son histoire touchante.

– Mickey et le Haricot Magique réunit le fameux trio Mickey, Donald et Dingo pour la première fois et cela fonctionne très bien. Mickey est évidemment la tête d’affiche mais ses deux compères suivent de très près et apportent tout l’humour dont l’histoire avait besoin. Ce qui est intéressant ici c’est qu’on retrouve, après Les Trois Caballeros, une séquence mélangeant prise de vue réelle et présence de personnages animés comme ici Jiminy Cricket ou Willie l’Ogre. Les gens ayant lu Jack et le Haricot Magique seront surpris du fait que l’œuvre ait été adaptée assez librement : ainsi on retrouve bien l’histoire de la vache à vendre et finalement échangée contre des haricots magiques,  la formule magique dite par l’Ogre qui est la même que celle du livre ou bien le fait que les trois amis scient l’arbre à la fin poiur faire chuter l’Ogre, mais par contre on ne retrouve pas la femme de l’Ogre ni l’histoire de la harpe qui est esclave (dans le film elle règne sur la vallée enchantée) pour ne citer que ces exemples. La grosse différence entre le film et le livre est que les personnages ne recherchent pas la même chose. Jack est un enfant finalement matérialiste et vénal, en voulant toujours plus pour être riche. Ici, Mickey, Donald et Dingo veulent juste se nourrir et ramener la harpe enchantée. L’histoire peut donc décevoir car seule la toile de fond ressemble au livre, mais finalement elle  ravira  car on rit et on est surtout heureux de découvrir les aventures de notre trio préféré.

Bien que les deux histoires soient fort différentes, les deux sont à voir, la première pour son personnage touchant de Bongo et la deuxième pour le fameux trio Mickey, Donald et Dingo qui n’en sont qu’à leurs débuts.

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