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Fiche technique.

Réalisateur : Joe Johnston.
Scénaristes : Christopher Markus et Stephen McFeely.
Producteur : Kevin Feige.
Société de Production : Marvel Studios.
Compositeur : Alan Silvestri.
Sortie USA : 22 juillet 2011.
Sortie française : 17 août 2011.
Titre original : Captain America : The First Avenger.
Durée : 2h04.
Budget : 140 000 000 $.
Recette mondiale : 370 569 774 $.
Recette USA : 176 654 505 $.
Entrées françaises : 1 061 000 entrées.

Résumé.

Steve Rogers, un jeune gringalet de Brooklin, se porte volontaire pour participer à un projet expérimental censé créer des super soldats dans le but de vaincre l’armée nazie en Europe. Il va devenir Captain America, une icône de la Seconde Guerre Mondiale, en combattant l’Hydra dirigée par le Crâne Rouge.

Voix.

Steve Rogers / Captain America : Chris Evans (VO) – Maël Davan-Soulas (VF).
Peggy Carter : Hayley Atwell (VO) – France Renard (VF).
Bucky Barnes : Sebastian Stan (VO) – Axel Kiener (VF).
Johann Schmidt / Crâne Rouge : Hugo Weaving (VO) – Féodor Atkine (VF).

En savoir plus.

Le Captain America du film est très inspiré de l’univers Marvel Ultimate plus que de l’univers principal au travers de son look durant la guerre et l’utilisation d’armes à feu. De même la scène du réveil de Cap au XXI siècle est très largement inspirée de la même scène issue du comics Ultimates. En revanche le costume que porte Steve Rogers lors de ses représentations est une référence directe au désormais kitsch costume originel, de même que le bouclier est une réplique de son premier bouclier. Les représentations théâtrales de Cap arborent un autre clin d’oeil. En effet le fameux coup de poing à Hitler est une illustration de la couverture du tout premier Comics de Captain America en 1941.

A l’origine les Commandos Hurlant ne sont pas dirigés par Cap pendant la guerre mais par Nick Fury. Cependant pour les besoins du film Captain America avait besoin d’une équipe pour mettre en avant sa dimension de leader. La production hésita entre les Invaders, dont Cap a fait partie, et les Commandos Hurlant. Ces derniers furent sélectionnés sûrement dû au fait que les Invaders sont composés de Namor et la première Torche Humaine, ce qui aurait fait trop de super-héros et aurait pu rendre l’intrigue confuse.

A ce propos la Torche Humaine est visible lors de l’expo du futur juste avant la présentation de Stark. C’est l’androïde en habit rouge dans la vitrine. La présentation d’Howard Stark met en valeur une voiture volante. Celle-ci est une référence à la voiture de Nick Fury dans les comics mais peut également être envisagée comme l’ancêtre de Lola, la voiture de l’agent Coulson.

D’autres clins d’oeils sont présents plus tard dans le film comme la scène où Bucky prend le bouclier de Cap qui fait référence au comics d’après Civil War où Bucky deviendra lui-même le nouveau Captain America à la disparition de Steve Rogers.

Enfin la première apparition d’Arnim Zola, la tête vue au travers d’une énorme loupe, est une référence à sa condition dans les comics. En effet l’esprit de Zola vit dans un androïde et son visage est diffusé au travers d’un écran posé soit sur les épaules soit encastré dans le torse de l’androïde. Il est d’ailleurs possible d’apercevoir le schéma du dit androïde dans le film.

Notre avis.

Captain America est le dernier film avant The Avengers et cela s’en ressent jusque dans le titre : The First Avenger. En effet on ne peut s’empêcher de penser que le film sert d’introduction au projet de Joss Whedon et globalement d’origin story au Marvel Cinematic Universe. On y assiste à la naissance du premier super-héros de l’histoire, la découverte du Tesseract futur élément clé d’Avengers et la naissance de l’ancêtre du SHIELD : le SSR. Ce sentiment de prologue à Avengers est d’autant plus renforcé par l’introduction du film se déroulant à notre époque et la scène post crédit.

Cependant, Joe Johnston réussit à réaliser un film qui tient la route malgré le cahier des charges et la chronologie imposés par cette énorme machine qu’est devenu le Marvel Cinematic Universe. En effet, au-delà des nombreux liens qui sont faits avec les autres films Johnston parvient à narrer une histoire, un récit de guerre, qui tient la route. Captain America est un super-héros crédible et bien ancré dans son époque et les technologies exposées dans le film, bien qu’elles soient avancées par le Tesseract, collent à l’esthétique des années 40.

Les effets spéciaux sont bluffants, notamment le Steve Rogers d’avant la transformation ou encore le visage du Crâne Rouge qui ne tombe pas dans le ridicule mais est plutôt crédible voire presque effrayant. Le design général du film donne une impression rétro futuriste illustrant comment nous pouvions imaginer le futur il y a 70 ans. Le costume du Captain, bien plus pratique que le design du comics, lui donne un style très militaire et utilitaire dans lequel chaque détail a un rôle et son importance.

La musique signée par Alan Silvestri nous offre un thème très patriotique pour Captain America grâce à seulement quelques notes de cuivres assez facilement reconnaissables à travers tout le film ou même en dehors du film. Le thème principal évoluera au fur et à mesure que Captain America prendra de l’assurance et qu’il accomplira ses faits d’armes jusqu’à devenir grandioses dans We Did It ou Captain America. Le reste de la bande-son colle à merveille à cette ambiance de film de guerre et de frères d’armes.

Malgré tout cela le spectateur reste avec ce sentiment de préquelle à Avengers un peu comme dans Thor. Les personnages nous sont introduits, certains éléments d’Avengers nous sont présentés et les deux films finissent avec beaucoup de questions et une énorme porte ouverte vers la prochaine production Marvel. Cela nuit malheureusement quelque peu à la dynamique du film et son scénario puisque pour tout comprendre, le film ne se suffit presque plus à lui-ême, il faut désormais en regarder un ou plusieurs autres.

Captain America : The First Avenger reste un bon divertissement mais bien meilleur s’il est visionné dans la cadre de la Phase 1 du MCU.