Boys don’t cry.

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La note de Fabien
affiche poster boys don't cry disney fox

Réalisateur : Kimberly Peirce.
Scénariste : Kimberly Peirce et Andy Bienen.
Producteur : John Hart, Jeff Sharp, Christine Vachon, Eva Kolodner.
Compositeur : Nathan Larson.
Société de production : Fox Searchlight Pictures, The Independent Film Channel Productions, Killer Films et Hart Sharp Entertainment.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Première USA : 8 octobre 1999 (New York).
Sortie USA : 22 octobre 1999.
Sortie française : 5 avril 2000.
Titre original : Boys don’t cry.
Durée : 1h58.
Budget : 2 millions de dollars.
Recette mondiale : Inconnue.
Recette USA : 11,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 167 765 entrées.

Résumé.

Brandon est né fille mais se sent homme. En rencontrant Lana, il en tombe amoureux mais personne ne connait son secret, jusqu’à ce que son entourage le découvre.

Achats.

Casting.

Brandon Teena : Hilary Swank (VF : Julie Dumas).
Lana Tisdel : Chloë Sevigny (VF : Barbara Beretta).
John Lotter : Peter Sarsgaard (VF : Joël Zaffarano).
Tom Nissen : Brendan Sexton III (VF : Vincent Ropion).
Candace : Alicia Goranson (VF : Anne Massoteau).
Juliet Tisdel : Jeanetta Arnette (VF : Chrystelle Labaude).
Lonny : Matt McGrath (VF : Bruno Choel).

En savoir plus.

Boys don’t cry s’inspire de la vie de Brandon Teena (1972 – 1993), un homme transgenre.

La réalisatrice, alors étudiante en cinéma à Columbia, a entendu parler de ce fait réel et s’est grandement intéressée au sujet.

Plus de cent actrices ont auditionné pour le rôle principal. La réalisatrice a cherché pendant trois ans allant presque jusqu’à abandonner le film à défaut de trouver la bonne personne.

Hilary Swank a passé un mois à se comporter en homme afin de rentrer dans son rôle, trompant même son entourage personnel. Elle a eu pour salaire 3 000 dollars. Swank a remporté l’Oscar de la meilleure actrice pour sa performance.

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Drew Barrymore a été envisagée pour le rôle de Brandon ; Reese Witherspoon pour celui de Lana.

Si les prénoms des personnages sont tirés de personnes existantes, Candace n’était pas son vrai nom et se prénommait en réalité s’appelait Lisa Lambert.

Le tournage s’est déroule d’octobre à novembre 1998 au Texas.

Notre critique de Boys don’t cry.

Un sujet qui semble bien difficile à première vue pour l’héroïne.

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C’est effectivement le cas. Là où on pouvait s’attendre à un film porteur d’espoir sur l’acceptation de soi, le changement de regard des autres, la tolérance… il n’en est rien et c’est même tout l’inverse (ou presque). Le scénario ne fait pas dans la dentelle et est clairement pour un public averti tant l’ambiance est de plus en plus malaisante jusqu’à sa dernière partie qui propose des scènes quasi insoutenables. C’est une triste réalité qui est dépeinte ici et qui peut faire réveiller des consciences sur la violence engendrée par certaines personnes qui refusent les personnes transgenres.

On peut dire aussi qu’il y a un aspect positif derrière tant de noirceur. Brandon aime Lana et c’est réciproque même si elle ne connait pas réellement qui est son partenaire. C’est le seul vrai amour qu’il y a dans le film mais qui reste un amour compliqué. Cependant, on peut noter aussi quelques faiblesses au scénario. Déjà, car la première partie est beaucoup trop longues, comportant de nombreuses scènes inutiles. La mise en place de l’intrigue et des personnages s’éternise alors qu’on comprend très rapidement ce qui nous attend. Ensuite, la noirceur dont on parlait est tellement prononcée que les rares moments qui sont censés être plus heureux passent à la trappe.

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En revanche, la force du film provient de l’actrice principale Hilary Swank. Incarnant Brandon, elle crève l’écran tant on voit effectivement un homme mais aussi par son jeu d’actrice extrêmement convaincant et délivrant un large éventail d’expression, jusqu’au dernier acte du film où elle montre encore à quel point elle a du talent à revendre. Il en est de même pour Chloë Sevigny à une moindre mesure mais c’est le seul personnage qui offre par moment un sourire et donc une touche de tendresse. Les deux personnages sont très touchants mais il manque un petit bonus pour les rendre attachants. Concernant le reste des rôles, on n’est loin de la caricature mais plus dans un reflet de la société de l’époque (même si ce reflet existe encore de nos jours).

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Un tel film proche du glauque par moment dispose d’une réalisation maîtrisée tant dans son image que dans son éclairage. Il y a un côté oppressant. Le rythme pêche un peu par moment mais est compensé par la qualité de certaines séquences. Tout est fait pour entraîner le spectateur dans une abîme infernale jusqu’à sa conclusion percutante qui ne laisse pas insensible. On regrette quand même une bande originale peu exceptionnelle alors que cela aurait pu renforcer le poids de l’image.

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Boys don’t cry est fort mais un surplus d’émotions n’aurait pas été de refus.

La note de Fabien
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