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Fiche technique.

Réalisateur : Stephen J. Anderson.
Scénaristes : Robert L. Baird, Michelle Bochner Spitz et Daniel Gerson ,  d’après l’oeuvre de William Joyce.
Producteur : Dorothy Mc Kim.
Compositeur : Danny Elfman.
Studio de production : Walt Disney Animation Studios.
Distributeur : Buena Vista Pictures.
Sortie USA : 30 Mars 2007.
Sortie française : 17 Octobre 2007.
Titre original : Meet the Robinsons.
Durée : 1h32.
Budget : 150 millions de dollars.
Recette mondiale : 169,3 millions de dollars.
Recette USA : 97,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 467 417 entrées.

Résumé.

Abandonné dès sa naissance, Lewis, jeune passionné de sciences, n’a qu’une idée en tête : retrouver sa maman. Alors qu’il crée un scanner de mémoire pour l’aider à se souvenir de sa mère, un homme mystérieux, portant un chapeau melon, lui dérobe son invention. Tandis que ses rêves de famille s’écroulent autour de lui, notre jeune héros va faire la rencontre de Wilbur, un garçon venu du futur, qui va l’aider à retrouver sa création et surtout à reprendre confiance en lui.

Univers.

Achats.

Casting.

Lewis : Daniel Hansen et Jordan Fry (VF : Victor Naudet).
Wilbur Robinson : Wesley Singerman (VF : Thomas Sagols).
L’homme au chapeau melon : Stephen J . Anderson (VF : Boris Rehlinger).

Images.

Vidéos.

Retrouvez toutes les vidéos du film en cliquant ici.

En savoir plus.

Bienvenue chez les Robinson est adapté d’un livre, dont il devait initialement porté le nom, intitulé A day with Wilbur Robinson écrit par William Joyce. Ce denier n’est d’ailleurs pas inconnu au monde de l’animation puisqu’il a travaillé sur des films tels que 1001 pattes, Toy Story, Robots ou encore le plus récent Epic.

Le producteur du film Stephen J. Anderson est, comme le personnage principal du film, orphelin. Il assure également plusieurs doublages dans la version originale du film comme celui de l’homme au chapeau melon ou encore le grand-père de Wilbur.

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Le réalisateur Stephen J. Anderson

Lors du diaporama de présentation de la famille Robinson, une référence est faite lorsque Wilbur montre un portrait de Tom Selleck pour représenter son père. En effet, le doublage original de ce personnage est assuré par le célèbre acteur américain. Notons que dans certaines versions du film, ce passage est modifié afin de conserver le clin d’oeil et permettre ainsi au tableau de correspondre au doubleur.

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John Lasseter fait ses débuts en tant que directeur artistique au sein des studios Disney en 2006 alors que le film est en cours de production. Dès son arrivée, il fait retravailler plus de la moitié du long-métrage dont il n’était pas satisfait. Il fit également annuler Bienvenue chez les Robinson 2 qui devait paraître directement sur le marché de la vidéo à l’image des nombreuses suites développées durant le début des années 2000.

Second film en 3D des Studios Disney, Bienvenue chez les Robinson aurait dû être le premier film en images de synthèse de la firme aux grandes oreilles. En effet, Chicken Little était initialement prévu en animation traditionnelle.

La morale du dessin animé, qui veut que l’on aille toujours de l’avant, s’articule, en fait, autour d’une phrase de Walt Disney en personne que l’on découvre à la fin du film.

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Notre critique de Bienvenue chez les Robinson.

Avec seulement 467 417 entrées, Bienvenue chez les Robinson est l’un des rares films de la Walt Disney Company à être autant passé inaperçu. Pourtant très à l’aise lorsqu’il s’agit de nous raconter une histoire de princesse, la firme aux grandes oreilles semble avoir quelques difficultés à embarquer les foules dans des histoires un peu moins conventionnelles.

Après le succès en demi-teintes de Chicken Little, ce second film d’animation en 3D aboutira sur un échec commercial. Accusant un réel manque de promotion, le studio préfère, tout comme la mère de notre jeune héros, abandonner son enfant plutôt que de vanter les qualités du long-métrage dont il n’est pourtant pas dépourvu. Retour sur un dessin animé qui ne demandait qu’a jouer dans la cour des grands.disney bienvenue chez les robinson meet

Tout semblait pourtant bien parti pour Lewis. Alors que Disney ne semble pas réellement croire en son œuvre, les critiques, elles, paraissent plutôt conquises par cette nouvelle production mettant en avant son côté plus mature.

En effet, dès les premières minutes, Bienvenue chez les Robinson joue la carte de l’émotion dans une scène d’abandon qui ne laissera personne indifférent. Le personnage principal gagne alors rapidement le cœur des spectateurs : sa détermination et son histoire le rendant très vite très attachant.

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Le scénario propose ici de voyager dans le temps afin de retrouver l’invention du jeune Lewis. Mélangeant science-fiction et problématique bien ancrée dans la réalité, le récit, pour le moins original, a de quoi toucher le plus grand nombre d’entre nous.

Pour autant, son point fort ne réside pas dans son thème à proprement parler, mais plutôt dans l’opportunité du lien que propose les deux sujets réunis. C’est ainsi que dans sa dernière partie, l’intrigue offre des rebondissements tellement inattendus et surprenants qu’ils donnent au film une toute nouvelle dimension. Un deuxième visionnage ne sera d’ailleurs pas de trop afin de saisir tous les petits clins d’oeil du récit faits à ce retournement final de situation.

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Tandis que l’histoire profite de cette alchimie, les graphismes tentent également de tirer profit de cette interaction entre présent et futur ouvrant ainsi la porte entre deux mondes radicalement opposés. D’un côté, le présent nous emmène dans une ville aux extérieurs un peu ternes et parfois sans âme, permettant d’appuyer sur le côté émouvant de la situation en renforçant le sentiment d’abandon et de vide que peut ressentir le héros de l’aventure. De l’autre, le futur arbore un visuel plus lisse et aux formes arrondies dont seules les textures permettent de donner vie aux reliefs. Coloré et plus accueillant, il est une façon indirecte de montrer à Lewis qu’il est temps pour lui de se tourner vers l’avenir.

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Visuellement parlant, le film n’a pas vraiment de quoi impressionner, mais reste globalement agréable à regarder. Les graphismes ne prennent ainsi pas le pas sur le récit et accompagnent au final plutôt bien, les différentes émotions que l’histoire veut nous transmettre.

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Passons maintenant sur les personnages du film et plus particulièrement sur son méchant : l’homme au chapeau melon. Avec sa silhouette fine et élancée et sa démarche si particulière, il est à lui seul le plus gros potentiel comique du film. Comparable à Izma dans Kuzco, l’empereur mégalo, son rôle de méchant stupide s’accorde à merveille avec son chapeau, un personnage à part entière et bien plus intelligent qu’il n’y parait.

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Sur la longue liste des personnages, on retrouve également toutes une série de seconds rôles, dont la diversité des caractères permet d’apprécier toute une variété d’humour différent.

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Mais alors, si tous les ingrédients semblent s’unir parfaitement, comment expliquer dès lors que le film n’ait pas connu un succès plus retentissant ? Bienvenue chez les Robinson semble avoir malheureusement hérité des défauts de ses qualités, à commencer par ceux de son scénario. Même si l’idée du voyage dans le temps reste à la portée de tous, les plus jeunes d’entre nous pourront parfois perdre le fil face à certaines subtilités du récit notamment celles liées à l’interaction entre les deux époques.

Au niveau des graphismes, Disney en est encore à ses débuts en matière d’animation assistée par ordinateur. Alors que le monde s’émerveille devant les prouesses visuelles de Pixar, les studios de Mickey accusent ici un petit retard dans un domaine où le public attend désormais beaucoup. Loin d’être déplaisant, le côté parfois un peu trop « cartoon » semble avoir joué en sa défaveur.

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Mais le plus gros problème du récit ne réside pas forcément dans ces quelques difficultés techniques ou scénaristiques. Dans un contexte où les films tels que Madagascar ou Shrek ont montré que l’humour était devenu primordial pour séduire, Disney décide de le faire passer au second plan au profit de l’émotion. Bien que le film soit loin d’en être dépourvu, sa première partie, plus encline à déclencher des pleurs que des larmes de rire, a de quoi détourner le public désormais habitué à des accroches bien plus burlesques et décalées.

Quant aux personnages secondaires, alors qu’ils permettent de gagner en diversité et en rythme de par leurs nombres, ils perdent également en valeur et semblent parfois sous-exploités. On s’attache ainsi davantage à un ensemble, qu’est la famille de Wilbur par exemple, plutôt qu’à une personnalité individuelle dont il est parfois plus facile de s’identifier.

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Enfin, musicalement, ce long-métrage ne marquera pas les esprits. Même si Danny Elfman signe ici une bande-son plus que correcte, les chansons du film ne feront pas date dans les mémoires des spectateurs faisant ainsi pencher la balance en défaveur du film alors que ce dernier n’en est pas pour autant déméritant.

Manquant parfois d’audace et d’ambition, Bienvenue chez les Robinson est un film boudé par le public. Passé sous silence et très vite oublié, il regorge pourtant de qualités et d’atouts capables de faire passer un très bon moment à celui ou celle qui saura lui accorder un minimum d’attention.

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