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Fiche technique.

Réalisateur : Logan Sekulow.
Scénariste : Wendy Ott.
Producteurs : William Haynes et Logan Sekulow.
Compositeurs : Jon Schneck et Dillon Spears.
Société de production : Vision Films, Amartain et Mei & Mousefan Travel.
Sortie USA : 13 Mai 2014 (uniquement en DVD).
Titre original : As Dreamers do : the amazing life of Walt Disney.
Durée : 1h30.

Résumé.

Walt Disney est un jeune enfant qui se passionne pour le dessin et qui va grandir jusqu’à créer ses propres animations et son premier studio : Laugh-O-Gram.

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Vidéos.

Casting.

Walt Disney : Olan Rogers.
Ub Iwerks : William Haynes.
Roy Disney : Ryan Dunlap.
Elias Disney : Mark Stuart
Ray Kroc : Jon Schneck.
Fred Harman : Isaiah Stratton.
Doc Sherwood : Denny Brownlee.
Flora Disney : Tyler Hayes.
McCrum : Mark Gullickson.
Frank Newman : Greg Wilson.
Narrateur : Travis Tritt.

En savoir plus.

Le film est tourné au Tennessee. Il n’a aucun lien avec la Walt Disney Company et se veut un long-métrage indépendant.

As Dreamers Do est disponible uniquement en DVD en version originale et lisible qu’en zone 1 (non lisible en Europe).

Notre avis.

As Dreamers Do se déroule de la découverte de Walt pour le dessin jusqu’à son départ pour la Californie. Le film retrace une partie de son enfance et ses premières ventes de dessins pour les commerçants puis à l’âge adulte on le voit concevoir son studio Laugh-O-Gram ainsi que sa nouvelle série des Alice Comedies. Le film est assez inégal au niveau du rythme avec des séquences parfois longues. La première partie du film sur son enfance permet de voir l’intérêt du jeune Walt Disney pour le dessin et l’encouragement d’une partie de sa famille. Il est dommage de trouver tant d’allusions à ce qu’il pourrait devenir dans le futur. L’accent est beaucoup mis sur son côté rêveur. Il faut attendre la seconde partie du long-métrage (quasi à la moitié du film) pour vraiment rentrer plus dans l’histoire et voir les différents travaux qu’il a conçu et les difficultés rencontrées. Le scénariste a du inventer beaucoup de dialogues qui ne sont pas forcément historiques mais qui permettent de montrer ce qu’un dessinateur ambitieux veut faire. Les scènes émotionnelles sont correctes dans l’ensemble mais auraient nécessité une approche un peu plus dramatique. Il est amusant aussi de voir dans le film la phase “conception” d’un court-métrage et de voir ensuite diffuser au sein même du film la version connue.

C’est bien là que le film n’est pas “amateur” mais n’est pas non plus “professionnel”. Si le scénario s’en sort à peu près malgré des libertés créatives, la réalisation se veut inégale. La caméra épaule se ressent par moment et n’est pas toujours un choix judicieux, le narrateur parle trop et nous déconnecte de la réalité (plus proche du docu-fiction que du biopic dans ce cas), le générique du début flirte trop avec “le film entre amis”…  Cet aspect docu-fiction est également appuyé par l’enchaînement de certaines séquences faites avec des photos ou vidéos d’époques. Le côté technique est également un peu éloigné du “professionnel” concernant la prise de sons où on sent des différences par moment. Le budget étant également amoindri, il y a quand même eu un sacré effort pour les décors et les costumes, nous plongeant bien dans cette période des Etats-Unis (mis à part la séquence militaire qui se veut assez pauvre). Il y a pourtant de très bonnes trouvailles faites de manière subtile. Les séquences avec la souris qui squatte l’atelier d’animation sont amusantes (dont la dernière scène mettant en scène l’animal), le clin d’oeil à l’ombre de Mickey par un subtil cadrage et de jeu d’ombres, la référence à Oswald sur une affiche en arrière-plan…

Tout le casting est inconnu et permet donc de donner leur chance à des acteurs et actrices. Certains s’en sortent mieux que d’autres (l’acteur interprétant Ub Iwerks apporte la touche comique au film) mais bien sûr tous les regards sont portés sur Olan Rogers qui interprète Walt Disney. Même s’il n’y a pas de ressemblance avec le personnage, Olan Rogers s’en tire à bon compte et parvient à donner suffisamment d’émotions pour nous attacher à lui.

La bande originale de Jon Schneck et Dillon Spears ne brille pas par des mélodies mémorables mais nous offre une bonne ambiance. Les deux chansons (ouverture et fermeture du film) sont anecdotiques mais permettent d’apporter une touche d’originalité au métrage.

As Dreamers Do : the Amazing life of Walt Disney a une affiche magnifique et imaginative mais le film en lui-même est déséquilibré, que ce soit au niveau scénaristique ou technique. Il faut quand même noter que l’équipe a fait un long-métrage d’1h30 qui se laisse regarder et permet de voir Walt sous un autre jour (et sans promotion de la maison mère de chez Mickey).